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CHALAND. A N D E. s. £ Celui ou celle qui acoutume d’acheter à une boutique chez un mêmeMarchand. Apud eumdem emtor ajjiduus. Adventor.Le plus grand secret du commerce, c’est de savoirbien entretenir ses chalands. Le marchand a seschalands , l’Ouvrier a ses pratiques.
t£T On le prend quelquefois simplement pour ache-teur. Un nouveau chaland. Attirer les chalands.
Nicot croit que ce mot vient du grec , voco ,parce que les Marchands ont coutume d’appelerleurs chalands.
Chaland , le dit au figuré St par raillerie , pour si-gnifier celui ou celle qui va souvent en de certainslieux, pour se divertir d’une manière qui tient unpeu du libertinage. Ses sœurs n’étoient pas alors enâge de lui donner des chalands ; toutes maintenantfont grandes, & en la fleur de leur jeunesse. Patru.
On appelle pain chaland , le gros pain que lesBoulangers de la ville fournissent aux bourgeoisleuts chalanas , à la différence de celui qu’appor-tent les Boulangers de dehors pour vendre au pre-mier venu. Ce pain eíf fait d’une pâte forte, qu’onpétrit avec les pieds. II est blanc, haut de mie &gros de croûte. II n’y a guère que les pauvres gensde Paris & des fauxboutgs qui mangent du painchaland. Panis secundarius. D’autres croient qu’onappelle ce pain chaland, à cause qu’il venoit pardes bateaux nommés chalands , comme il en vientencore de Corbeil ,> de Ville-neuve-saint-Georges ,&c. En ce sens chaland est adjectif.
CHALANDISE. f. f. Concours de personnes qui vontacheter dans une même boutique, St ont habituded’acheter chez le même m a r c h a n d, AJJidu o r u m empto-rum conciliatio , concursus. Depuis que ce Marchandm’a trompé , je lui ai ôté ma chalandise. Ce qui luia attiré tant de ckalandise , c’est qu’il vend de bonnesétoffes. Ce mot est vieux , St n’est plus guère d’usage.
fjsF CHALAOUR. Ville de l’Indoustan, sur la routede Surate àAgra, entre Amandabad 8t Agra.
gCT CHALARONNE. Rivière de_France. Calarona.Quelques-uns l’appellent Chálarine. Elle a fa sourceau grand étang de Joyeu, passe à Villars, à Cha-telar , à Châtiìion, St se perd dans la Saône auprèsde Toissey.
CHALASIE. f. £ Terme d’Oculiste. Maladie de l’œilprelâchement des fibres de la cornée. Chalajis. Lesbords externes de la cornée St de l’iris s’entretou-chent dans leurs extrémités ; mais dans la maladieappelée Chalajíe, ces deux membranes ne s’entretou-chent point, le cercle de la cornée étant plus re-haussé , en forte qu’on peut entrevoir le jour auxbords mêmes òù.la cornée se joint à l’iris. La vueest presque détruite, 8t cet accident est accompagnéde la maladie oculaire que les Grecs nommentHippos , qui est une palpitation ou un trémoussementde l’iris. Woolhouse.
CHALASTIQUE. adj. ( Remede ) Epithète que l’ondonne à des remedes, qui ont la propriété de ra-mollir St de relâcher les parties, lorsqu’elles fonttendues jusqu’à causer de la douleur : tels font lagraisse , le beurre , l’œsipe, &c. fìsP On prononceCalafliques. Cet adj. peut se prendre substantivement,faire usage dés chalajliqtus.
Ce mot vient du grec x^^, f amollis.CHALAZOPHYLACÈS. Voye f Calazzophylaces.
CHALCEDOINE. (Prononcez Calcédoine ) plusieursmême l’écrivent ainsi, Chalcèdon. Tite-Live ditChalcedonia, Ancienne ville de Bythinie, vis-à-visde Byzance , aujourd’hui Constantinople, fur lacote orientale du Bosphore. Chalcédoine fut bâtie,selon quelques-uns , par les Mégariens, dix-huitans, dit M. de Fleury, après la fondation de By-zan ce’ } mais il fe trompe, c’est dix-sept ans avantByZance, c est-à-dire , 1 an de Rome 80 , St, commeil ajoute, la z e année de la 2.6- Olympiade. D’au-tes disent que ce ne fut que 148 ans après Rome ,St par conséquent 51 ans après Byzance ; maiscela ne s’accorde point avec ce que l’on rapporte,que l'Qracle l’appelle la ville des Avsusj.es , parce
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que les Fondateurs n’avoient pas choisi .^ a ,^j ssituation qui étoit vis-à-vis d’eux, Lt.ou , 1^fut bâti Byzance. Car si Byzance eût déja CC Ç^/,commeht pouvoient-ils choisir cette situation •cédoine fut dans la fuite une ville Archieppale. Le IV e Concile général s'appelle le ç ede Chalcédoine, parce qu’il y fut tenu en 45Concile, composé de 6 30 Evêques, auque ?dolent les Légats du Pape Saint Léon, asinus, Lucentius St Boniface, condamna Emy }Se Dioscore, Le P. Lucchéíini , Jésuite Itd lC ’écrit Phistoire de ce Concile. « cCl i
Chalcédoine s’appela d’abord Procét^ste ’ ^
rajtis , ensuite Compuse , Compufa , ou, clit Pintianus, Colpoéise , Co/poasfé. Quelqac^^.dernes l’appellent Caceline , Cacelina; St d ^disent que c’est Scutari ; mais ils fe trompent.
Turcs la nomment Caltirieu. Noyez
Orteils’
le
Petr. Gillius De Bosph. Thr. L. 111 , c ’ ypyt-Voy age de Constantinople de Grelot, Straire de Bulbeq. j . l0 it
Chalcédoine , selon Denys le Géographe > ^
située fur une rivière de même nom ; St sel° n ^8 c Ménippe , c’est de ce fleuve qu’elle P flnom. Le même Arrien dit que le fleuve f ut c!nommé de Chalcèdon fils de Saturne, Stfont les Doriens , qui y ayant conduit une „nie, donnèrent à la ville le nom du fleuvetres disent qu’elle tira son nom d’un fils dM-y^,Chalcas; St d’autres de Chalcide, ville d fqui y envoya une colonie. 'CHALCEDOINE. f. £ (Quelques-uns disent
doine) est h ne espèce d’agathe-onix , d’une ctirant sur le jaune , ou sur le bleu, qui est P c J^eêtre gravée. Chalcedonius lapis. C’est auffi 1blanche des Anciens. On en trouve aussi des ^tres, mais l’azurée est orientale, St la rneih etoutes. . j ,}iV
ífT Cesalpin veut que la Chalcédoine soit l’° n1 '>che : mais ce n’est ni l’une ni l’autre. La Ch a ^ jse distingue par une eau bleue, St l’otse nt ‘^ e yrde couleur de chair. Cette pierre est de p eUleur, étant éxtrêmement neigeuse. . _fs 3 “ Delon dit qu’elle est si commune parmi l eSqu’elle leur sert à battre le blé. C’est un eration. usief’
CHALCEDOINEUX, EUSE. adj. Terme dej^^qui se dit d’un défaut qui sc trouve 15
en P‘%»
pierres précieuses, quand en les tournant on a PP cC pquelques marques ou taches blanches, com 1de la chalcédoine, Chalcedonius. C’est une e f
(jiil
qu’on donne particulièrement aux rubis SC ^
quand il s’y trouve quelque couleur de lait: mdiminue beaucoup leur prix. On chève I e 5St rubis pour leur ôter la chalcédoine.CHALCEDONIEN, ENNE. adj. Chalcedonisest de Chalcédoine, qui appartient -àdoine. Prononcez Calc'edonien. L’Océan je Pnien. On appeloit ainsi autrefois D Ç 3 * 1mer qui étoit vis-à-vis St à la hauteur dedoine. /
CHALCEES. Voye z Cîialcies. . v jlst “
CHALCIDE. (Prononcez Calcide.) ChaU lS jSyrie, située près du Liban. Elle donnoU^ p 1à une région ou Province dont elle ptaie, St que l’on nomme aussi Chalcidm 'CHALCIDICE. Pays de Syrie, qui prenoide Chalcide , qui en étoit la capitale.^ , ^
Ce pays étoit au pied du Liban du cote aC’étoit un petit Etat dont nous coim P 1 ^moins quelques-uns des Souverains, fl u foj s SDjLlémée , fils de Mennée ; Philippion sen 11successeur; Lyfanias, frère, de celui-ci,de Ptolémée. Agrippa I la demanda a ^ fieClaude, à titre de Royaume, pour HéroII fut refusé. Après la mort d’Hérode, pmP^^sl.bule , l’an 48 de Jesus-Christ , le mem^j.jppa ^la donna, avec titre de Royaume , a ^ ye pc*"'Quatre ans après Claude la lui ôta- J e 1
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