C H A
%«c, comme je l’ai reconnu pat une expérience
très-exacte que j’en ai faite autrefois. De la tliRE,
Acad des Sc, 1703. Mirii. p. 108.
Vers les tropiques, les chaleurs font plvis gtanc
que vers la iisssie. De la Hire, Acad. des Sc. i 7°3 ,p. 193.
^ Selon plusieurs Physiciens, la chaleur n est pointune propriété originairement attachee a une e peâî corps particuliers, mais une propriété mec aniqueque l’on peut produire dans un corps par un cta in mouvement d’exteníìon, violent , rapidet0ut sens, communiqué aux partiel inieníib es eC0T Ps. Qu’u n ouvrier lime un morceau de fer, la u-Q e êc le morceau de fer deviennenr exceflivemenchauds. Cependant on ne voit rien là qui puisse pro-duire cet effet, que le mouvement violent &c en toutsens imprimé aúx parties insensibles par les stottemens^dproques. Quand l’eau devient chaude fur le leu,« mouvement devient sensible à proportion dude gré átchaleur, 8c quand elle devient bouillanre ,ce tte agitation devient er core plus sensible, par lesadulations, pat le bruit, par les vapeurs qui en
mitent, & c .
En Médecine on distingue deux sottes de chaleur ;naturelle, qui est le principe de la vie des am-maux ; & Y étrangère , qui leur attive par accident ,° u de dehors, comme par les remèdes, par les ali-*«*5 & c’est celle qui cause les maladies , & wr-0ll t la sièvre. Dans Témotion de la crainte, le sanga chaleur se retirent, 8c accourent au secours uc u;ur. F lech. Chaleur vitale, est la même choie quepâleur naturelle. La chaleur vitale se trouve dans
r es Annaux tandis qu’ils font en vie. .
'"'•' raiR se dit figurément ICF pont passion vive,^deur, zèle empressé, grande affection, 6>c. ArdensCet homme sert ses amis avec beaucoup denaleur. II va à l’assaut, parle, dispute avec beaucoup
\\-x V C lCl!eur ' La persuasion qui frappe Pelpnt dure‘Vantage, parce que la raifort dure toujours, &^ t0Uc be le cœur se perd à mesure que a c aPonm eh Passion s’creim. P. Rai>. Les Peres onttièrJ aV î C , beau cûup de chaleurs de feu les matrent ^ Ul ^ s avoient à manier, quelquefois^ils ou-t un Peu les choses. Le zèle ne doit pas etre unetari eUr . aveu gle. Vill. II y a des gens que la contel-n’v 0 , 0 ccba uffe S 1 qui tirent de leur esprit plus qu 1 sp ï0 r ° UVe to\eht fans cette chaleur. Pasc. Quarid ostrmar sessest timensavec trop de chaleur , on les/ aius Pects de passion. Micor. D ne heureuse cha-l a Ti a V'me ses discours. Boil. Toute la chaleur quec j i e ngion semble nous inspirer quelqrlefois, cettea eur s \ Cirn; nQUS 0 f 0 ns nous faire un mérite auxV Ux de Lieu, c’est à nós passions que nous la devons ;
mèïite dont nous sommes si fiers est peut-êtrey Cri me. u ^oir tant de chaleur à la guerre, qu’elle£> 'ÍP êcl }Oit de faire deS réflexions. S. Evr. _dan à figurément dans la chaleur de là dispute ,ç S a c ha,Uur du combat, dans la chaleur de la^Wition, pour dite dans le fort du combat,consfo 1 celui C F>, dans la chaleur de la victoire ,e lé nombre ì Vaug.
rnen/T t1,R se dit encor* au figuré pour un meuve-ìnouv ec °so re qui dure peu; & en général, pour u ra tttim R ' ent prompt 8c passager d’une passion qui eii<u-dnr r\ a Eâge kc au tempérament. jEfius , impetus.rep e ' Cst dit en ce sens chaleur de foie. 11 a eu quesoie p VCC ^ otl an ’i ; mais ce n’étoit qu’une chaleur d<sinîp x P le ssion du discours familier. Pout excuse)qui J lne Eomme , on dit que c’est la chaleur de 1 âgtd’y a fait commettre une faute : 6c en patlansonr b ^^rne fait, on dit que fes grandes chaleur .£) e /.Postées,pour dire que l’âge a ralenti fes passionsC h ^ T r ° u i t adolescentia.
des ' JR so dit aussi de l’ardeur qu’ont les femeller Ml atìlrnaux en certains temps pour rechercher .d ç . e comme des chiennes, des chates, des cavales
v e ,. . Phans, &c. Chienne en ch*!»-»*
'■cris.
On,
«.icscnates, des cavale:Chienne en chaleur. aEJh
Proverbialement, couvrez-vous, la chalet
sciit,
C H Â 4ÒÌ
Vous est bonne, à ceux qu’orì taxe cfiricivilicé *quand ils mettent leur chapeau à contre-temps.
La Baie des Chaleurs. Elle est dans la Ndu-Velle-Frarice, 8c fait partie du Golfe de Saint Lau-
* rent. Elle est située au íud-Ouest du Gafpé, 6c à l’ouest& ouest-nord-ouest du banc des Orphelins.
§ 3 “ CHALEUREUSEMENT, adv. vieux mot. Par unprompt mouvement de colère. Subito animi impetu s
CHALEUREUX, EUSE. adj. Qui a de la chaleur na-turelle. Fervidus , prcefervidus. II ne fe dit guèréqu’en cette phrase. Les vieillards ne font guère cha-leureux. On a dit autrefois chaloureux. On ne ditplus ni l’un ni Pautre,
CHALIACRA. Ville de la Turquie en Eiirope*dans la Bulgarie, avec un port fur la côte de la'metNoire. ,
A 3 " CHALIBE. P* Chalybé, Je préférerois lápremière orthographe.
CHAL1NGUE f. f. Petit vaisleau des Indes, qui n’ade membres plats que dans le fond, 8c qui n’estguère plus long que large. Navicula Indica. On neíe sert point de doux dans fa construction , & lesbordages de fes hauts ne font cousus qu’avec du filde caret, fait de cocos, ou détoupe de noix depalme.
CHALIT, f. m. Bois de lit. Lectus. Nicot croît qiie' càmot vient de chafjis de lit. II est vieux v en fa placéoh dit bois de lit.
CHALLER. v. a. Vieux mot qui signifie écaler, ôterl’écale ou la coque dure des noix. Cependant les mé-tayers qui là auprès challoient les noix, accouru-rent avec leurs "grandes gaules , 8c írapèrent furccs fouaciers comrtie fur seigle vert. Rabelais.
GHÁLLIVOY. Mouillez les deux //. Ábbaye de l’Ordrede Gîteaux , de la filiation de Pontigny , fondée estì 13 3 , par Guifróy de Magny , 8c d’auttes Seigneursde Berry, dans lequel elle est située proche de San-cerre, faisant une partie de son vignoble. Callovium ,collivetum. M. Furetiere , premier Auteur de ceDictionnaire, étoit Abbé d c Challivoy. Voyez futcette Abbaye , la Thaumassiere , Hijloire de Berry ,Liv. X , ch. 16, 8c le nouveau Gallia Chrijiiana.
CHALLUA. f. m. Sorte de poisson fans écaille, quife trouVe dans les rivières du Pérou. II a la tête longue& plate, comme celle d’un crapaud, Kc la gueuléfort grande 5 il est d’un fort bon goût, 8c de bonnequalité,
CHALOIR v. n. Vieux mot qui signifioit autrefois im-porter, avoir foin. Cur are , sollicitum e[se. II n’estguère en usage qu’à l’imperlonnei en cette phrasepopulaire, il ne m’en chaut , pour dire, il ne m’im-porte. II ne m’en peut chaloir , cela ne me peut êtreimportant. Matots’en est servi au subjonctif en disantà sort créancier :
Beau Sire , ne vous chlilîe ,
Quand je ferai plus garni de cliquaille ,
Vous en aureç_ t mais il vous faut attendre^ "" Un bien petit.
tín Poete de ce temps á dit aussi dans une Epifrébadine,
Peut-être fort peu vous en chaut ;
Mais , ma Ckailly , qu'il vous en chailleOu qu’il ne vous en chaille pas ,
Je vais tâcher , vaille que vaille ,
De sortir de cet embarras.
fCF^CHALON. f. m. Terme de pêche. Filet que fesPêcheurs traînent dans les rivières, par le moyeride deux bateaux au bout defquels les côtés du filetfont attachés. Amplum rete.
CHALÒNGE. fi m. Vieux mot. Tromperie , bar gui agnement. On a dit aussi chalange dans le même sens.CHALONNOIS. f. m. Nom de deux différentes con-trées de France, dont Pline est en Champagne, 8cl’autre en Bourgogne. Le Ckâlonnois en Champagne»Catalaunenjìs ager , ainsi nommé de Châlons-fur-
Marne íà capitale, est entre se Rémois j le pays
E e e