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Tome second. [BOU - CRA.]
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Aç O rî A

en un endroit, Sc tantôt à un autre ; mais, ou à causeque Mars chez les Païens étoir le Dieu de la guerre ,ou plutôt, à cause que la revue se faiibit ordinai-rement à la fin du mois de Mars : d’où vient quedans la fuite on l'appela le Champ de Mai, parceque la coutume étant venue de se mettre plus tarden campagne , on ne faisoit la revue qu’au mois deMai. P. Dan. Tome I,p.j. Voye^ aussi M. deMarca,Hist. de Béarn , Liv. I, c. z8 , Sc M. Le Gendre ,Mœurs des François , page iz. Ailleurs, Tome I,page 409,il dit comme les autres, que ce font cesdiètes ou assemblées générales des François qu’onavoit appelées d’abord le Champ de Mars, Sc quis’appellèrent depuis le Champ de Mai, parce quePépin en changea le mois. Pépin tenoít actuellement Passemblée ordinaire, ou le champ de Mai.P. Dan. Sous la troisième race, ces assemblées ontpris lé nom à.’Etats Généraux. Regni comitia.Voy e ^ les Articles relatifs.

Champ de bataille , en termes de Guerre, signifie lelieu ou se donne quelque bataille ou combat. Pugnœ,preelii locus. Ce Général est demeuré maître duchamp de bataille. Coucher sur le champ de bataille.

On dit figurément qu’un homme a bien pris son„ champ de bataille , pour dire , qu’il a pris ses avan-tages pour réussir en quelque chose. Et que le champde bataille lui est demeuré, pour dire, qU’il a étésupérieur dans une dispute, Sc qu’il a réduit sonadversaire à céder, ou à ne rien dire.

On dit, prendre mal son champ de bataille , d’unepersonne qui ne prend pas bien le temps & le lieupropre à cela : ce qui se dit encore d’un homme qui,dans une dispute, auroit proposé un objet qu’il luiseroit difficile de soutenir , une difficulté à résou-dre qu’il auroit de la peine à éclaircir. Vous pre-nez mal votre champ de bataille ; ce n’est guèresici le temps ou le lieu propre à cela. M e du Noyer.

On appeloit autrefois champ clos , ou camp clos ,l’espace fermé de barrières, où les Chevaliers fai-í'oient des joutes & tournois , ou des combats à ou-trance. Septus ad certamen locus , arena. Le champest demeuré à un tel Chevalier. On dìloit : prendredu champ , pour dire, faire un tour , une caracole ,pour mieux fournir la carrière.

{CT On dit pourtant le Juge du camp , Sc non le Jugedu champ.

Dans les Arts, ce terme est employé, dans unsens figuré, pour désigner un fond fur lequel onpeint, on grave, on représente quelque chose.

Champ , en termes de Blason, se dit du fond de l’écu,qui est chargé des diverses pièces dont se compo-sent les armoiries. Area scuti. La bannière de Franceest un champ d’azur fleurdelilè. On dit plus ordi-nairement Ecu Sc Ecusson.

Le champ d’un tableau, d’une tapisserie, c’est lefond , lequel est d’ordinaire obscur , & où il n’y arien de peint. Area. II faut rembrunir le champ decette tapisserie, pour en relever davantage les cou-leurs ; le champ de ce tableau, pour en détacher lesfigures. Le champ , le fond Sc le derrière d’un ta-bleau , signifient la même chose. On appelle aussi lechamp d’une médaillé, le fond où il n’y a rien degravé. On dit encore qu’une draperie, ou un mor-ceau de bâtiment sert de champ à une figure, quandla figure est peinte sur la draperie ou sur le bâ-timent.

fsT Champ , chez les Orfèvres. C’est le fond fur le-quel font distribués les ornemens.

On dit, mettre des solives de champ , pour dire,les poser fur la partie la moins large ; Tignum quâparte angufius ejl collocare ; ensorte qu’une solivequi a six pouces d’un sens, Sc quatre de l’autre , estmise de»champ, 6 elle est sur la partie de quatre. 11en est de même de toutes les autres pièces de boiséquarries, que l’on doit mettre de champ , pour leurdonner plus de force, Sc pour empêcher qu’ellesne plient.

Champ est aussi un terme de Peignier, C’est le milieudu peigne d’où sortent les dents de chaque côté.

C H A

Champ , en termes de Méchanique, se dit

est posé horisontaleinent,_/£m horifonti ad t ^respondente collocatus. Les sablières le c0U

de cham P- . hoó'

fjpT On appelle roue de champ , celle qui f 1fontale , Sc dont les dents font perpen<b cl1 ^ ^Celle qui fait l’cchappement , s’appell e r °

. remonte.

CÍhamp , chez les Opticiens, fe dit de l’étendue <F l .bradé une lunette d’approche. Cette lunetteassez de champ. .

Champ fè dit, dans un sens figuré,matière. Campus , materies , argumentum. L e \Païens avoient un beau champ à s’éxercer > a n 0 jde la liberté de leurs fictions. Les louanges a ^jjjfont un beau champ pour exercer les Historierasun beau champ pour étaler votre éloquence-> >Jima materia ad dicendum.

II faut, pour démasquer ce superbe hyp° c1 " 1 'Flater de son amour les désirs effronti’

Et donner un champ libre à ses témérités. ‘

siSe"

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On dit de ceux à qui on donne perwU - ^dire ou d’ccrire quelque chose ; vous le F°le champ vous est libre. • $

Champs , au pluriel, se dit par opposition à e f< j jjjenfermé dans les villes. Rus. Aller aux ch^P* 1maison des champs.

Pour réparer les maux preffansQue le tonnerre a fait à ma maison des c ^pt>Ne pourrois-je obtenir , Sire, avant qucjt "

Un quart d’heure de votre temps • ^ fil 1

Sanguin, dans le Recueil de Vers faitBouhours t I , édit. pag, z 15.

ffT Maison des champs n’est pas une façon “ fit'noble ; il faut dire Maison de campagne. L e ^bulistes auront foin de faire entrer cette p sPdans la .seconde édition de leur Diéù 0 ^ 3 'quoiqu’elíe ne se trouve point dans celle “ . jf*démie. II faut distinguer les termes bourgsautres. &

Champs, au pluriel, signifient aussi toutes ío eSl fterres, tant labourables que prés, bois, bruy et’ pris tout - ensemble. Mener les vaches, I e *aux champs. Acad. Franç. . e ;l íS

§ 3 “ En Poésie, le champs de Mars , c’est la G uCchamps de Neptune , la Mer.

fl 11

if

Quand, par-tout dans les champs deNeptune ,

Sous tes heureux drapeaux combattoit N *

O n'dit, en termes de Guerre , battre aU * î-Jignum profectionis indicere , pour dire, ^ #!marche pour décamper, pour partir. O® Nfi 5qu’on bat aux champs , pour dire que * '

met en marche. jjeij ^

Les Païens ont appelé les Champs Elysée*’ ' e c n5 yEnfers où ils croyoient que les âmes ô eS j:, f ,bien Sc des Héros alloient après leur 3 10 ^y être heureux. Campi Elysii. Quelque*' istíPÌ,cru qu’ils étoient dans les îles Canarie*’ ^ Hfait la descrintion des Champs Elyfi eS Wsixième de l’Enéïde. On dit aussi ChtfNsiens.

set. j*>

Quand Segrais , affranchi des terrefi rt Ji,Aefl s >,Descendit plein de gloire aux Champ* 1

Virgile en beau françois lui fit uné " Ms?

Et comme à ce discours Segrais parutyy <,#(>

Si je fiais , lui dit - il, le fin de vols* í 9Qejl vous qui me Pave £ appris.

On appelle à Paris Champs Elysées , ^

ble hors de Paris, planté d’arbres qui 1°