Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
418
JPEG-Download
 

8 C H A

rapporte fort au long les cérémonies de ces com-bats , 8c les peines des vaincus.

Cette coutume de décider les differens qu’onavoit, par le combat, vint autrefois du Nord enAllemagne, en France, en Bourgogne, & passa in-sensiblement dans tout le reste de í’Europe. On choì-fiílbit deux champions pour soutenir le pour 8c lecontre. Avant que d’en venir aux mains , il falloitqu’il y eût sentence qui autorisât le combat. Quandle juge avoit prononcé, l’accusc jetoit un gage ,(d’or-dinaire c’étoit un gant.) Ce gage de bataille étoitrelevé par le Juge ; & quelquefois par l’accusé avecla permission du Juge ; ensuite les deux combat-tans étoient envoyés en prison, ou mis à la gardede gens qui en répondoient. Celui des deux qui s’en-fuyoit étoit déclaré infâme, Lc convaincu d’avoircommis le crime qu’on lui imputoit. Les gages reçus,,l'accusé 8c l’accuíateur ne pouvoient plus Raccom-moder que du consentement du Juge. Ils ne l’obte-noient qu’avec peine, &c jamais fans payer l’amendeque le Seigneur avoit droit de'prendre fur la suc-cession du vaincu. C’étoit le Juge ou le Seigneurqui fixait le jour du combat. C’étoient eux quiétoient tenus de préparer le champ, Lc.de fourniraux combattans des armes sortables. Si le combatse íaisoit à pied , les champions ne pouvoient avoirqu’une épce 8c un bouclier ; s’il se faisoit à chevalon les armoit de toutes pièces. Ces armes étoientportées au son des fifres 8c des trompettes, par leJ u ge, au milieu du champ ; & là, bénites par un Prêtreavec de grandes cérémonies. Avant que de Rappro-cher , les combattans juroient q u’ils n’avoient fureux aucun charme, 8c qu’ils se comportoient enloyaux 8c preux Chevaliers. Ensuite les parreins leurceignoient l’épée, 8c d’autres gens leur prélentoient,l’un le cheval, l’autre la lance. Enfin par un cri pu-blic les Hérauts défendoient au peuple de faire nisigne, ni bruit, ni de favoriser en quelque manièreque ce fût l’un ou l’autre des combattans.

L’action commençoìt par force démentis que sedonnoient les champions ; puis les trompettes ayantsonné, ils en venoient aux mains. Après qu’ils s’é-toient donné le nombre de coups de lance, d’é-pée ou de dague qui étoient marqués dans le cartel,les Juges du combat jetoient en Pair une baguettepour avertir les champions que le combat étoit fini.S’ii duroit jusqu’à la nuit avec un succès égal , l’ac-cusé étoit réputé vainqueur : la peine du vaincu étoitcelle qu’eût mérité le crime dont en l’accufoit. Si lecrime méritoit la mort, le vaincu étoit désarmé ,traîné hors du champ , & exécuté aussi tôt. II n’yavoit que les Ecclésiastiques, les malades, les estro-piés , les jeunes gens au-dessous de 10 ans, 8c leshommes au-dèssus de 6o qui fussent dispensés ducombat. Tous étoient obligés de combattre en per-sonne „ ou de mettre un homme en leur place. Onnommoit proprement champions ces braves de .pro-fession , qui moyennant bien de Targent entroientçn lice pour un autre. Si le crime dont il s’agis-soit méritoit une peine capitale, le champion quisuc-comboit étoit, sans forme de procès, mis à mort lemoment d’après, avec l’accusateur ou l’accufé quiPemployoit. Le Gendre.

■Champion du Roi , en Angleterre, est un Hérautqui, après le couronnement du Roi, entre à cheval■&c armé de toutes pièces dans la salle du festin , jettele gant parterre, & présente un cartel à quiconqueoseroit nier que le nouveau Prince soit légitimeRoi d’Angleterre.

On dit figurément, que les Martyrs ont été debraves champions de la foi, parce qu’ils Pont dé-fendue au péril de leur vie. Et en général , il sedit de toutes sortes d assaìllans braves, généreux,illustres. Martin , Secrétaire du Pape Felix V, a faitun Poème en faveur des Dames, qu’il a intitulé,le Champion des Dûmes.

Une palme fi vulgaire ,

X es. pas poux un tel champion. Voix,

dati$

C H A

Champion ne fe dit guère aujourd’hui que

style familier ou le style burlesque , 8C cn íl ^ gSTandis que les coups de poing alloient 8C si uC ^champions songe oient à se défendre. La F° lJT a: nl eOn dit par raillerie , d’un homme qu’on epeu vaillant, que c’estun vaillant champion> b •Champions. [Eau de deux ) Voyez Eau. rCHAMPISTEAUX. adj. On l’a dit autrefois P° ur “piteux. Morosus , fasidiosus, . t ,

ger CHAMPLEMY. Ville de France dans le bunois, à sept lieues de Nevers.

§3* CHAMPLEVER.' v. a. Chez les Bijoutiers, ^surbaisser avec une chape le champ d''unep> eCC ’ ,le réduire à la hauteur précise,où il doit tepour y incruster des pierreries ou y pJ acer

émaux. Encyc.

■uses

(fT Chez les Fourbisseurs 8c les Ciseleurs, c’ £ ft f re - £i ,8c découvrir au burin , fur un morceau a iles figures qu’on y a dessinées, 8c qu’on doit n*

.fra»'

en bas-relief.

g3T CHAMPLITTE. Petite ville de France en jche-Comté, fur la rivière de Salon , à trois u8c demie de Cray. ij c

ïfl' CHAMPLURE. f. f. C’est ainsi qu’on aPf^dans quelques campagnes une petite geléedommage les vignes. - -,

CHAMPTOCEAUX. Ville de France en E.avec titre de Baronnie , à neuf ou dix lieuesgérs fur la Loire. sll) j

CHAMSIE. s. m. & f. Nom d’une secte de Lse trouvent en Syrie. Chamfius , a. Lesad oioient le soleil. Le zèle des Missionnaires aqu’on ne voit presque plus aujourd’hui les t.fririons de ces hommes, que l’on appelle ctwd/Mémoires des Mijfions du Levant T. > 1CHAN. Voye^ Cham , & prononcez Kan. yChan. f. m. C’est une Hôtellerie chez les T u£C5 ’ 0 [,la même choie que Caravenferas. Voyez ceLes Chans servent de retraite aux Voyageurs*. ^dans les campagnes où il n’y a point d’habit âtlsoit dans les villes mêmes ; & l’on y loge gr ail t, ìfi•CHANAAN, f. m. C’est le nom propre d’nn jj f

. . >

Cham, qui donna son nom à sa terre que

térité eut en partage , 8c dont nous allons ^Les enfans ou la postérité de Chanaan i llídite par Noé. Chanaan est quelquefois ^ gl-ebose que les Chananéens, la postérité & Ji-naan ;de même qu’Israel signifie souvent $racistes. Les Sidoniens, Amalec & Chanas 1 fit•ont opprimé. Jud. X, i z. Chanaan figfli* 1 ® A-quelquefois le pays qu’on appelle plus coît 11 ^ment la terre de Chanaan. Ainsi l’on troU' ,e j^sl’Ecritnre ies bornes , les confins de Chanel fiéRois de Chanaan. La langue de Chanaan , cC \\tdire, chananéenne ou des Chananéens, eque nous nommons plus ordinairementphénicienne. C’étoit la même langue que H 1 ^

ou du moins elle en différost ttès-peu ,

.nous le voyons par tous les noms de cette riddqui font dans l’Ecriture,, &.par les mots P u 0 íi £que saint Augustin 8c les autres anciensconservés. >

Chanaan. La terre de Chanaan. Terra Cà QpChanaanitis. C’est la terre qu’occupèrcsltnanéens , promise ensuite à Abraham, ^. Xessi■à sa postérité, & appelée la Terre prornifi’’ a0 ii e!ldepromission, la Terre-Sainte. Elle cofrP 16général ce qui est enfermé entre l’Arabie ^ >

au midi, la mer Morte 8c le Jourdain al h jjt<ssi rla Phénicie & l’Anti-Liban au nord, la ^ 1 2S

née 8c les Philistins au couchant, 8c ° azt f lo^'de Bafan à l’orient

Royaumes d’Og 8c de Bafan à l’orient ádain. Cependant -, quoique les Rois ^de ces deux Royaumes fussent des Cluna^ ^ u ’oitne les comprend point communément dan* 6 '

appelle la Terre de Chanaan. Elle étoit ^ fyplusieurs Royaumes, dont il est parlé dar> -^fiè-vres de Moïse , 8c sur-tout dans celui fyfeDe la Rue a frit une carre de U Teïs*