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Tome second. [BOU - CRA.]
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naan. Depuis que les Israélites en furent les maî-lres , elle fut autrement divisée, comme noGs edirons au mot Terre-Sainte,

UUNANEEN, ENNE. s. m. & f. Beaucoup d’Auteursécrivent aujourd’hui Cananéen pour Chananeert^ais mal. Jamais cette Chananéenne de l’Evanguene le vit exposée à de tels rebuts. Bourd. íxh.L ?- 519. En parlant de cette femme de l’Evangile ,communément on dit Chananée , Lc non pas C«a-naneenne. La Cananée ou Chananée , l’Evangile deE Chananée . Ainsi la Dame pénitente qui a tait les^flexions fur la miséricorde de Dieu, a dit : bei-Çneur, inspirez moi par votre sainte grâce les memesdispositions avec lesquelles la Chananée se vint pro-ru^v et * V0S pieds.

'“HANCE. s. m . Premier coup de dez qu’on jette pour

cn faire jouer un autre. Primi [efferarum jactus ,

fortuita puncia. Ainsi on dit, livrer chance a quel-

°ì u un , pour lui donner lieu de jouer un coupensuite. -

«m* Chance se dit non seulement pour le point

^u on livre à celui contre lequel on joue aux dez,

^is encore de celui qu’on amène pour soi-même.

, Uvre chance à quelqu’un ; & l'on amene sachance.

Ou dit figurément, livrer chance à quelqu’un ;P°uv dire , défier , provoquer quelqu’un à la dispute.

Ce mot vient du latin cadentia , selon quelques-u f s ' mais il y a plus d’apparence qu’il vient dec ance , vieux mot celtique, ou bas-bieton, st ul 1_

panifie tas c ortu i t ' . .

Kanc ^ , est aussi un jeu particulier de dez qm se joueav . ec certaines règles, & qui ne tombe que fur cer-_ juns points. Certus tesserarum jactus.

” Ance ’ %nifie figurément coup heureux, jp* unv cnement heureux, qui dépend du pur hasard. Enle mot chance est distingué du bonheur qui s c-^da touslcs évcnemens. On peut, par une sageH duite, contribuer à son bonheur. On ne peugHaentet sa chance. ,

v otte arrivée m'a porté chance. On dit que la

ÉtT 1 tourné, lorsque d’heureux au jeu qu on£ravn ' ° n devient mai heureux. Fortuna veru .. J.

^ e au commencement ; mais la chance a

1 an ff a P , qu’un deffein quelque peu hasardeuxous avoit fait sortir de France ,tel Jour qu’aujourd’hui je fa pour vous des vœux ,mes vœux vous ont porté chance. K.

bì e ? st - dlt Proverbialement, chance vaut mieux queq U M '"à. Fi du jeu qui n’a chance , pour dire quequi 6 P r écaution que l'on prenne , rien ne réussit1 ^ on est malheureux. . .

s On dit proverbialement, qu’un homme a conte' pour à, son histoire, fa bonne ou

Cl jANcEL ou Chance au , ou plutôt c an cel.

CHA^ r ce Mot.

rSS ADE - r ove? Chancellade.pOHANCELAGUA.s. f. Plante dc la Nouvelle Es-Elf p ne ’ fc,rt commune dans les environs de Panama.c ;i ■ ^ ì aussi amère au goût que la centaurée. e ales " ' , dk -° n - la transpiration ; & on s’en sert dansv íes ^ are s, dans les rhumatismes & dans les fie-

C , ANTE.adj. verbal. Qui chancelle,tm., Panche de côté &c d’autre, comme s il a 01et ' qui n’est pas ferme , stable , assuré. Titu-cl, s \ va dllans. Aller d’un pas chancelant , demar-^chancelánte.

v)n l e dit aussi au figuré. La fortune est fort chan-. a,lte , n’est jamais assurée. Les esprits foiblcs sont, an celans dans leurs opinions, font irrésolus. Etrefap-eelant dans son devoir. Ablanc. La multitudep 0lt déja toute ébranlée & chancelante. Vaug.otnbien de familles chancelantes ont été soutenue*Ctì»\Í 2 , n sec outs. Fléch. .

N CELER, v. n. N’ètte pas ferme Lc assure fur ses

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pieds, pancher de côté &c d’aufre , comme si onalloit tomber. Titubare , vacillare , La marque d’unhomme qui a trop bû, c’est qu’il chancéle , qu’ilmarche en penchant le corps, tantôt d’un côté, &tantôt de l’autre. Vacillare ex vino. II s’apperçut quele Roi chanceloit , &c laissoit aller ses armes de foi-blesse. Vaug. On ne voir point mes pas fous l’âgechanceler. Boit.

II se dit aussi au figuré des choses qui font sujettesà varier, à manquer, à changer. Alexandre vit cejour-là chanceler fa fortune. Vaug. Sa mémoirechancela dès l^e commencement de fa harangue. Cesgens ne seront pas long-temps amis, leur amitiéchancéle déja.

Sous le coupable effort de fa noire insolence ,Thémis a vu cent fois chanceler fa balance. Boit,

Chanceler, fe dit aussi figurément de ceux qui fontincertains dans leurs opinions, dans leurs décisions.Animo titubare , vacillare. II ne faut pas qu’unAuteur grave chancelle dans ses opinions , il fautqu’il décide nettement. 11 est encore irrésolu, ilchancelle.

Quelques-uns dérivent ce mot de cancellare.

CHANCELIER, f. m. Premier Officier de la Cou-ronne en ce qui regarde la Justice, & qui est leChef de tous les Conseils du Roi. Francice Can-cellarius. La principale fonction du Chancelier ,c’est de garder le Sceau ployai. On ne dépossèdepoint un Chancelier. Le Chancelier de France estPrésident né du Grand Conseil. Les Cours Souve-raines lui rendent les premiers honneurs après leRoi ; il a seul le droit d’y présider. II ne prête leserment qu’entre les mains du Roi. II ne porte ja-mais le deuil pour quelque raison que ce soit. Laraison de ce privilège est qu’il fe détache de lui-même, pour ne plus représenter que la Justice, dontil est le Chef. Le Maît. Les Rois ont rassemblédans le Chancelier l’autorité de toutes les Magis-tratures : c’est pourquoi ses Lettres sont présentéesdans toutes les Cours souveraines. II a chez lui le$marques de la Majesté R oyale ; fa maison est ornéede fleurs de lys. Id. Le Chancelier a séance, &Copine le premier après les Princes du Sang -, & auParlement il précède le Connétable. Le P. An-selme. Le Chancelier est la bouche du Prince 8Cl’interprète de ses volontés. Le Mait. Le Chan-celier fut du temps du Roi Dagobert appelé GrandRèfefendaire , comme on recueille d’un passaged’Aimoin. Sous Hugues Capet, il apposoit feule-ment son seing aux Lettres-Patentes, après la signa-ture du Grand Maître , du Grand Chambellan, duGrand Echanson, & du Connétable.

M. Boyer, de l’Académie Françoise, faisant aunom de sa Compagnie, compliment à un Chance-lier , lui dit : Souffrez qu’elle ( l’Académie ) vouscontemple sur le plus auguste 8 c le plus glorieuxtribunal de l’univers , où vous êtes devenu la pre-mière intelligence de l’Etat, sous le plus grand Roide la terre ; ì’organe de fa justice souveraine, l’o-racle de ses loix, le dispensateur de ses grâces, 8 cle dépositaire de son autorité.

On ne peut pas douter que Pharamond, 8 c Clodion8 c Mérouée fes successeurs, n’ayent eu des Chan-celiers 8 c des Secrétaires , quoique l’histoire ne rap-porte point leurs noms. Quelques Auteurs moder-nes font Widiomare Chancelier , ou Référendairedu Roi Childeric, mais fans aucun fondement. Gré-goire de Tours ne lui donne point cette qualité.Le premier Référendaire, ( car c’est k nom dont lesChanceliers de France ont été appelés fous Ta pre-mière race de nos Rois) fe nommoit Aurclien. IIexerça cette charge sous Clovis, cinquième Roi cesFrançois. Hincmar dit qu’il portoit Panneau ou esceau de ce Prince. Tessbreau. D*autres font Au-rélien Grand Chambellan, 5 c non pas Référendaire.Voyez Bardin , &c ci-dessus au mot Chambellan.Valentinien est le premier qu’on trouve qui ait signér G S g st