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changé heureusement les lustrations des Païens quie kifoient au mois de Février autour des champs,la fête de k Purification, où l’on fait des procèf-'onsavec des chandelles allumées pour marquer queJcíus-Christ est la lumière du monde: ce qui futétabli par le Pape Gélafe, qui abrogea les Luper-ci 3 ' es. Ce font ces chandelles ou cierges qui ontQsinc le nom à la Chandeleur , qu’en quelques!5 UX . on appelle Chandeleuse. Fejlum purificata‘rgtrns ; Christi in Templo oblati jolennitas.
On dit proverbialement , à la Chandeleur laS ande douleur, pour dire qu’en ce temps-là il fair„fi pesois un froid excessif. La rime a plutôt fait cela raison.
à- BELIER. f. m. Ouvrier , ou Marchand, quiO ou qui vend des chandelles. Candelarum con-ffi nat . or - opifex. On dit aussi, une Chandelier e aununin. La Police défend aux Chandeliers der • re des grains. De la Mare , Tr. de la Police ,Tit.XlV , ch. 14,j v. 1019.ç\, mot vient du latin Candela.
^ndelie r si m. Ustensile, instrument qui sert à^ ttre ( des chandelles, des cierges, ou des bougies^,p Ur óclairer. Candelabrum. II y a des chandeliersda 011 l’on met des cierges qui brûlent pen-• fê rv l ce divin. Les Orfèvres les nomment àcui lrian & e ? ou d pié ovale. Des chandeliers deà cristal. Des chandeliers à plaques. Des}q S . de chandeliers. Le grand ckandeher que fitmin 6 dans I e Tabernacle étoit d’or, & pefoir centi atvi es ’ H avoir sept branches, &c soixante &c dixlan g e *. Josephe.
àc e n âonne aussi le nom de chandelier de cristalq^ u °. n appelle autrement un lustre.d e ii^ à, en termes de Jardinage , faire le chan-d e t r f lojfqu’on coupe avec la serpette ou couteausojjt^r ^ler toutes les petites branches nouvelles quiAz-. ^ ^s plus grosses, pour les laisser dégarnies.lig etlS P eu suivie par les Jardiniers intel-
Pfé)uo-é ^ u ' n ’ c fê uniquement fondée que fur lel’atbi^ ces nouvelles branches appauvrissentArboren empêchent les fruits de devenir gros.cinder* ad candelabri similitudinem tondere, rej-
^ K ^uT putare -
pieux fi p’ termes de Fortification, font desboj s c les a plomb dans de longues pièces devtit ì e$ tte fêfquelles on met des fascines pour cou-Po Ut ç tra , Va hleurs. Pâli. On y met aussi des planchespièc es nP^her de voir ce qui fe fait derrière. Cescheindep k° !S fêur éloignées de six à sept piés. Les
l'êpteuv^ íont Propres pour faire une blinde àWu ût Ve rlu canon.
n°n lER fê P e ut dire en parlant de cerfs , maisL fêìp u 1 véritables termes de Chasse. C’est quandr^'ov ir at ^ te rl'un vieux cerf est large & creux.VjfJ AK siEL ï V * JL
élevé f 1 ** d,eau : - c’est une fontaine dont le jet eíìPûrt e u Uï Un . en manière de gros balustre, qud° nt p P et st bassin comme un plateau de guéridon ;Au niy e aU jetombe dans un autre bassin plus grancr °u d ç U des allées, ou avec un bord de marbre,U ' AK 'ûEuf rea , Udessus du labié,ket j (j e Rs de Perriers , ou de Piériers , fe dit furfont P et c C ' ertaines pièces de bois reliées de fer, quide fer k ^ eu long, fur lesquelles on pose le pivotf e r de perr'^ 10 ^ tourne le perrier. Chandelier dtar| neau x q l - r 3 ed une fourche de fer avec deuxj Çr tiers & fêutiennent les deux tourillons des“ c ûer j ’, . qui tourne fur un pivot dans un chan-
^ mi pvui tiuns» un cìiciTi-
S ' a PpelIp 01S- L e pivot fur lequel tourne le perrieidcli e j aussi chandelier de fer de perrier. Chanscm.: e chaloune - J- ' - -
-w ue fer de perrier, t
. — chaloupe , sont deux fourches de fer qtcha\ ennen t le mât, la voile, & ce qui est de 1deli pe iotfqu’on ta nage avec les avirons. Chaifêqvipí de J anal , est un fer où il y a un pivot, ftl, fi 1 e u posé le fanal de poupe. Chandeliers cbaux ? nt ce ux que l’on met dans les lisses, fur 1faite es vaisseaux , & autour de l’ouverture qui ePour passer la manivelle du gouvernail. Chai
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délier s d’échelle , font des chandeliers de fer à têteronde, que l’on met des deux côtés de chaqueéchelle, où l’on amare des cordes qui traînent jussqu’à l’eau pour k commodité de ceux qui momentau vaisseau, ou qui en descendent.
Toutes ces différentes significations du mot dechandelier , fe peuvent rendre par le mot latincandelabrum , en expliquant i’ufage qu’on en fait.
On dit proverbialement, qu’il ne faut pas mettrele chandelier fous le boisseau ; pour dire, qu’il nefaut point cacher íès bonnes qualités , & que lesvertus éclatantes doivent servir d’cdisication aupeuple. C’est un proverbe sacré tiré dc l’Evangile.
On dir, Etre placé sur lc chandelier, pour dire,occuper une place éminente , principalement dansl’Fgliíé. Académie Françoise.
CHANDELÏERE. f. £ Femme «te Chandelier , oud’ouvrier qui fait des chandelles, ou du Marchandqui en vend.
CHANDELLE, f. f. Quelques-uns écrivent chandele .Composition de fuit fondu, ou de cire qu’on faitprendre autour d’une mèche, &: qui sert à éclairer.Candela. Celles dont on uíe dans les maisons bour-geoises s’appellcnt simplement chandelles. Elles fefont de suif de bœuf en dedans, 8 c de mouton endehors. Candela . è febo , ou sevo , candela sebacea.On en fait auísi de suif de bœuf, & de suif de mou-ton mêlés ensemble, ou de suif de mouton seul,parce qu’il est plus blanc, & a plus de consistanceque celui de bœuf. De la Mare. Traité de la Police ,Liv. y, Tom, II, ch, 9. II est défendu par 1a Policed’en faire de suif de porc. Ces chandelles font plon-gées, ou mouillées. Celles qu’on brûle dans lesEglises fonc de pure cire, & s’appellent cierges. Leschandelles de cire qu’on brûle chez les GrandsSeigneurs s’appellent bougies. Candela cerea. Leschandelles de veille , font de grosses chandellesqu’on laisse brûler toute 1a nuit.
Ce mot vient de candor, ou du verbe candeo.Kav^Aíe, candela , chandelle , vient du celtiqueCantol. Pezron. est un mot grec pris du
Latin depuis 1a translation de l’Empire à Constan-tinople. *
Moucher la chandelle , c’est couper le haut de lamèche qui est brûlée. Candelam emungere. C’est unecharge fort considérable cn Espagne que celle degrand Mouchent de chandelles. On le nomme Efipavildlado major.
C’est une formule dans les adjudications desFermes du Roi, de les donner à chandelle éteinte.On allume une chandelle, & tandis qu’elle brûle,tout le monde est reçu à enchérir ; & après qu’elleest éteinte, on n’y est plus reçu. Licitari ai extremamlucentis candelae micam. On fair aussi des excom-munications à chandelle éteinte , c’est-à-dire, qu’ondonne encore le temps de k durée d’une chandelleaux pécheurs pour venir à résipiscence ; après quoi,ils demeurent tout-à-fait excommuniés. Ces chan-delles font de petits bouts de bougie.
Chandelle fe dit proverbialement en ces phrases.Cette femme est belle à la chandelle , mais le jourgâte tous, pour dire, que fa beauté ne soutient pasle grand jour. On dir aussi des matières fort peu im-portantes ; que le jeu ne vaut pas 1a chandelle. Ondir aussi de celui qui est échappé d'un grand péril,qu’il doit une belle chandelle à Dieu ; pour dire ,qu’il lui doit un grand remercîment. On dit aussid’un ménage où le mari dépense d’un côté, & kfemme de l’autre, qu’on y brûle la chandelle par lesdeux bouts. Et d’un homme qui fait en même tempsplusieurs dépenses mal-à-propos , qu’il brûle kchandelle par les deux bouts. On dit encore de celuiqui a de la peine à s’expliquer , apportez-lui unbout de chandelle pdur trouver ce qu’ìl veut Aire.On dit qu’unhommes’est venu brûler à la chandelle,quand il a quitté un asyle où il étoit en furere , pourvenir en un autre lieu fe faire prendre. On ìt aussi,a chaque Saint sa chandelle; pour dire, qu u rautfaire des ptésens à tous ceux dont on a beloin, pour