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faite réussir une affaire. On dit encore, qu’ondonne une chandelle à Dieu, 8c une autre au Diable,quand on eft d’intelligence avec les deux partis poursubsister, quelque chose qui arrive. On dit aussi deschoses fort bigarrées, qu’elles font bariolées commela chandelle des Rojs, parce que c’étoit autrefoisune cérémonie de brûler une chandelle peinte dediverses couleurs le jour des Rois. On dit aussi desyeux fort vifs 8c brillans,, qu’ils brillent comme deschandelles ; & de ceux qui ont reçu quelque grandcoup proche des yeux , qu’on leur a fait voir millechandelles. On dit encore, oyxtìi chandelle íè brûle,quand on perd le temps inutilement; 8c sur-toutdans les voyages, quand on veut dire que le soirapproche, 8c qu’on n’aura pas asl'ez de temps pourarriver au gîte. On dit aussi d’un homme qui meurtinfèn.iblement 8c de vieillesse, qu’il s’en va commeune chandelle , que c’est une chandelle qui s’éteint :& de celui qui est à l’agonie, qu’il est réduit à lachandelle bénite. On dit aussi, pour se moquer de, ceux qui attendent à faire des libéralités pieuses dansleurs testamens, que la chandelle qui va devantéclaire mieux que celle qui va derrière.
On dit qu’un homme est ménager de bouts dechandelles , pour dire , qu’il est économe en depetites choses, ne l’étant pas dans les plus impor-tantes. Acad. Franç.
On appelle figurément 8c populairement chan-delles de glace , ces eaux glacées qu’on volt pendredes toits des maiso ns, des gouttières, des arbres ,& qui font des neiges fondues qui se convertissent
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Itérs, des pièces de cuir ou d’étoffe qui coU vieIIt
cette partie. e
Chanfrein. Terme d’Horlogerie. C’est une pièce > u ^ spetite crénure faite en cène , dont on abatquarts. cne .
Chanfrein, en termes d’Architecture , est un oment ou demi-creux, qui est moitié moindre qscorie. Stria 3 sulcus columna. On l’appelle aU - tement escape. C’est aussi le pan qui se fait par l 3 ^rabattue d’une pierre, ou d’une pièce de boisnomme autrement biseau. Oblique angulata l a F 'extremitas. ■ ç e
§3* Ce terme, pris pour signifier une surface q ■termine par un tranchant, est quelquefois enapen Botanique dans la description de certains tt u {CHANFREINDRE , ou Ebiseler un trou 3vel Lfraise , c’est le faire en^cône. Thiout, F fíiu/’ Horlogerie. Chansreiner ést plus usité. rí $
CHANFREINER. v. a. Terme dé Menuisier Sc 33Ouvriers. Couper le bout d’une planche de ’ ^Rabattre une des arrêtes,.8c généralement f 31 "chanfrein. Ajserem oblique angulare. 0 „.\'í
ChanfreinÉ, ee. part .Oblique angulatus. Once mot dans l’^rí de tourner , &c. par le P. Pl un \ j e syCF CHANFRER. Ce terme est auíli usité Pf tin £,[-Ouvriers qui travaillent les métaux, pour
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mer fur l’extrêmité d’un trou une espèce de v ‘j ni \t
qui se remplit par la tête du rivet qu’on )' v
à coups de marteau. ...
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§ 3 * CF 1 ANGANAR. Royaume de la presey' 0,Malabar , dans les montagnes de Jate, aVe
Capitale de même nom.
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monn.
@ 3 * CHANGCÉ. Ville de la Chine, dansvince de Chansi. Lat. %-7& 8',
en glace avant que de tomber. Gelata tectorum
stilla , concretum gelustillicidium*, C’est ainsi que se I A 3 CHANGANOR. Ville & pays des Indesforment dans les grottes les cristaux de roche. On | presqu’île de Malabar, au midi des Etatsie dit aussi des roupies glacées qui pendent ou di-stillent en hiver du nez des gens enrhumés. Turpisfiiria è nase pensilis ; nasi mucosi sir ia.
CHANDELLE.Terme de Charpentier. C’est ainsiqu’on appelle un poteau qu’on place de bout àplomb fous une autre pièce, pour la soutenir horisontale,
CHANDERNAGOIl. Ville des Indes, près d’Ougly.
La Compagnie Françoise y a un comptoir. II s’y
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37 u p:
§3 CHANGCHEU. Ville de la Chine, dans 1 3vince de Kiansi. Voye £ Cantcheou. , p|KF Changcheu. Ville de la Chine, dans ^ b
vince de Kiagnan ou Nan qui n, dontcinquième métropole. Elle est de aA $ o P
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taie que PÉkiN. Lat. 3z* 1 45'
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fait un grand commerce. M. De la Hire 8c M. Des I |£CP Changcheu. Ville de la troisième métrop^ ^Places marquent fa différence du méridien de Paris — r "~ *
à j h 43'’, mais le P, Boadier, Jésuite, qui y a demeuré long-temps, par plusieurs observations dupremier satellite de Jupiter , ne trouve la différencemoye nne entre les plus sures de ces observations quede s h , 42/, 16", ce qui fait pour la longitude decette ville 103*1, 15', 50', &-non pas 103*1,3 6 ', 30",comme il résulte des Tables de M. De la Hire 8c deM. Des Places. Je suppose toujours la longitude deParis de icss, 51' 30''', comme M. Cassini l’a déter-minée fur les observations du R. Pf Feuillée, Mi-nime, 8c non pas 19*1, 5 f, 13'' comme la marquéM. Des Places.
A 3 CHANÉE. f. f. Dans les Manufactures en foie,cannelure pratiquée à l’euíuple, qui sert au métierde l’étoffe en soie. Elle sert à recevoir dans fa ca-vité le comportent, 8c à fixer 8c rarêter le com-mencement de l’étosse ou dc la chaîne, quand onplie fur l’ensuple. Encyce.
CHANEL, s. m. Vieux mot qui s’est dit pour canal ,d’nne rivière. Alveus.
CHANFREIN, f. m. C’est la partie du devant de latête du cheval depuis le dessous des oreilles jusqu’àJa bouche, en descendant par Pintervalle des deuxsourcils Frons equina.
Ce mot vient de camus 8ç de fenum. Ménage,
ChANFREIn-blanc , autrement Êelle-sace , est unemarque blanche qui régné le long du chanfrein ducheval, c’est à-dire, depuis son front jusqu’à sonnez. Frons equina albâ macula signata.
Chanfrein est aussi l’armure du cheval qui couvrecette partie, quand il est fous un Cavalier armé detoutes pièces. Equina frontis tegumentum. Les Plu-massiers le disent pareillement du bouquet de plu-mes qu’on met fur la tête des chevaux ; 8c les Sel-
la province de Fokien. Elle est d’un degreorientale que de Pékin. Lat. 24*1 42'. ,, pi
§3* CHANGCING. Ville de la Chine, dans »
ìrinoct À r* Vntat-/\wr> /mi to-o r-, t-/-\ EllC ^ '
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vince de Xantong ou Chanton36*1 5 6' de lat.
§ 3 * CHANGCO, Ville de la Chinevince de Honan. Lat. 35*1 19'.CHANGE, s. m. Action de changer une -
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une autre. Permutatio. %£T Le mot de chaussimplement Faction de changer dans un
qui exclud tout rapport 8c toute idee - ^
C’est peut-être pour cela qu’on ne l’emp 1 ^ 0 p 3dénommer directement aucune espèce; c r ,pl 3 ‘dit pas le change d’une chose, 8c qu’o2.^ )fl£néanmoins dans toutes les espèces, enrect, avec une préposition, pour indiq uerde l’acte, enserre que , dans toutes l eS
on dit également bien, perdre ou gagner , 0 it#f
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Troc y échange 8c permutation servent 3 ~les espèces ou façons de changer les chu jc fpour les autres. Troc se dit pour les ch° }< 0 nsvice 8c pour tout ce qui est meuble, ^
dès trocs de chevaux , de bijoux 5 eS , t0Echange sc dit pour les terres, les P cl 0ce qui est fonds. Ainsi l’on dit des éck^s a g st n .de charges, de prisonniers, &c. ? ermUd’usage que pour les biens 8c titres ccc-^ ptieUOn permute une Cure, un Canonicat,avec un autre Bénéfice
Ce mot vient du latin cambitio >sarnss, jebitus , qu’on a dit dans la basse latins ^0^me sens,' aussi-bien que concambio ™bium , pour dire , contre-change. DU - e C^'QíChange lé dit aussi en Morale, &ment. Mutatio, Un inconstant aime
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