43 *
C H A
gardent leur bois. Fabri curruum , plausorum ,carrorum officina. On dit aussi que les pierresfont en chantier , quand elles font dans le lieu oùon les a taillées.
Chantier, lé dit aussi d’un magasin, ou des lieuxoù les Marchands de bois empilent ou ferrent leurbois pour le vendre aux particuliers. Strues lig-norum ■, apotheca lignaria , materiaria. II y a des■chantiers de bois de chauffage , d’autres de boisde menuiserie Sc de charpenterie.
On dit souvent parmi les ouvriers , qu’une choseest sur le chantier , pour dire qu’elle se travailleactuellement. Cette expression a passé des atte-liers dans la société , où elle s'applique à d’au-tres ouvrages qui n’ont rien de méchanique.CHANTIGNOLE. f. f. Espcce de brique, qui doitavoir huit pouces de long fur quatre de large ,qu’on appelle autrement demi-brique , parce qu’cllen’a que la moitié dei’épaisseurdes autres .Laterculus.Chantignoles , en termes de Charpenterie , se ditdes petites pièces de bois qui font au-dessous desrassaux, qui-soutiennent les pannes de charpente-rie & autres pièces semblables. Elles ont autant enhauteur que les pannes en groflèur, Sc font de lagrosseur des jambes de force. Les chantignoles fontencastrées d’un pouce dans le corps de la force,
Sc viennent à mourir à rien , c’est-à-dire , font cou-pées Sc échancrées. On appelle aussi , chantignoles ,les pièces de bois qui servent à porter les poaliersfur lesquels roulent les tourillons des cloches.CHANTILLY. Bourg de l’île de France, à sept lieuesde Paris , & à une lieue de Senlis. Cantiliacum.II y a une maison magnifique qui appartient à M.le Prince de Coiidé , Sc qu’on appelle aussi dunom du bourg de Chantilly. Le Prince de Coudé,Louis de Bourbon, parut aussi grand, retiré à Chan-tilly les dernières années de fa vie , qu’il avoir partià la tête de nos armées Sc dans les batailles.
AT CHANTÒCE. Petite ville , château Sc Barortiede France en Anjou, près de la Loire , un peu au-dessus d’Ingrande.
CHANTOCEAUX. Bourg, ou petite ville deFrance en Bretagne , fur la Loire , à trois lieuesau-dessus de Nantes.
CHANTOURNE, f. m. Pièce d’un lit qui est de boisbien travaillé , ou couvert d’étoffè, Sc qui se metentre le dossier & le chevet. Chantourné bien fait,mal fait.
CHANTOURNER, v. a. Terme d’Archi tecture Scde Menuiserie. Couper en dehors ou évider en de-dans une pièce de bois, de fer, ou de plomb , sui-vant un profil , ou dessein donné. Extrorsum velretrorsum incidere.
AT Chantourner , se dit aussi en Peinture desobjets représentés fur la toile , Sc des bordures aux-quelles on a pratiqué des éminences ou contoursqui font rentrer Sc saillir quelques-unes de leursparties. Encyc.
CHANTRE, f. m . Celui dont la fonction est de chan-ter dans une Eglise aú service divin. On ne ditchanteur que quand il s’agit d’un chant profane.Cantor. Tous les grands Chapitres ont des Chan-tres Sc des Chapelains, pour soulager les Chanoi-nes Sc faire FOffice en leur absence. C’est S. Gré-goire , qui a institué les Chantres , Sc qui en fit uncorps qu’on appela l’Ecole des Chantres. ScholaCantorum. Anastase le Bibliothécaire semblé cepen-dant l’attribuer au Pape Hilaire ,qui vivoit plus decent ans avant S. Grégoire. Dans le Concile deRome tenu en 595, ce Saintfe plaint, comme d’unemauvaise coutume , de ce qu’on choisissoit desChantres, parmi les Ministres du saint Autel , Scde ce qu’étant Diacres, ils continuoient de chan-ter ; au lieu de vaquer à la prédication & à la dis-tribution des aumônes. II le défend , Sc ordonnequ’il n’y ait point d’autres Chantres que des Sôu-diacres , ou s’il est besoin , des moindres Clercs ,Sc que les Diacres ne feront que lire l’Evangile à-la-Messe, Quelquefois les Chantres font des 5 écu-
CH A
iiers gagés qui portent l’habit ecclésiastique q uaIlí *ils font à PEglife.
Chantre , se dit par excellence du Maître du choeur,qui est une des premières dignités d’un Ch^pú"-Chori Cantorum Pr refectus , Cantor , Prcecentof-porte la chape Sc le bâton dâns les fêtes solennel^ 5 ’Sc donne le ton aux autres en commençant ePfeaumes Sc les Antiennes. Le Chantre porte
l’ccil»
prim‘-
ses armoiries un bâton de chœur derrièrepour marque de fa dignité. On l’appelost f ^cerius ; c’étoit lui anciennement qui ding e0 j eDiacres & les autres Ministres inférieurs, P°chant & les autres fonctions de leurs emp -§ 3 “ Dans quelques Eglises le Chantre est la 0 udignité-, dans d’autres , la seconde, la tross e •la quatrième. Dans l’Eglise de Paris, leest la seconde dignité, a une juridiction content^^sur les Maîtres Sc Maîtresses d’école de cette ^
Chantre, en Poésie, se dit de ceux qui onX \.i>Qi-dans la Musique Sc dans la Poésie. On le dit ^phée , d’Amphion , d’Homère, de Pindare ,Chantre de la Thrace , c’est Orphée ; I e *Thébain, c’est Pindare , &c.
On appelle les Poètes Chantres , Chant* eS j ;Spollon , Chantres du Parnasse, divins Chant*Muses. _ t lcS
On appelle aussi figurément Sc poétique® ^
rossignols, Sc les autres oiseaux, les chant* ebois. iei
Chantre , est aussi un méchant Musicien,
Chantres du Pont-Neuf, de la Samaritaine- ^ j[teur est mieux. On doit dire chanteur,s’agit d’un chant profane ; Sc on ne dit Cque quand il s’agit d’un chant d’Eglise. ^ KChantre , est aussi un substantif féminin. Ijd’úne Religieuse quia bonne voix , qui ssfi ... IdSc les rubriques de l’Office , afin de redte.^ ^manquemens qui se font au chœur. C ant fitc c g $Chantre dira tout haut ce qui regarde l’Gn*lendemain. Conjl. de Port-Royal. ^
Chantre , est un nom de dignité dans fl? . JíChapitres de filles. Les principales dig n J r JíChapitre d’Andennes, font celles de Prév°Doyennne, d’Ecolâtre Sc de Chantre. P-Tom. FI y p. 438. i e l
CHANTRERIE. f. f. Est la dignité, l’office 0^ o»néfice du Chantre dans une Eglise Cathed ypCollégiale. Chori , Cantorum Prrefeclura. b atrerie d’une telle Eglise vaut tant. . s l}
CHANVRE, s. m. Cannabis sativa. Plante ss'Lj#le chénevis, Sc dont l’écorce sert à faire » ^Élie est annuelle , Sc on en sème des chanap S
dans plusieurs endroits du Royaume. L â
J.. -L _... ~ri J’_„^i,r 0
eù » 1
■$>
du chanvre est d’un grand profit pour qijProvinces , Sc fa culture est beaucoup plnff u j .pic»celle du lin. Sa racine est longue d’unblanchâtre , ligneuse, fibreuse , épaisse d ^pouce au plus à son collet, d’où part une ^rée , velue, rude au toucher , creuse ,.h?tendre, couverte d’une écorce verdâtre 8 e ^ fyteuse. Cette tige est rarement branchue , 11 t< Je 5à son extrémité. Elle est haute ordinaire®^à 4 piés : dans les bonnes terres elle e pCp ygrande : elle est chargée de feuilles coup e ? s 0 pc^tre ou cinq fegmens longs de deux à ttolss
%
fur un demi-pouce de largeur, difposé eS *^1ouverte ; rudes, d’un vert brun, relevé ^
veines fur la surface, dentelées à leurs f s pifd’une odeur forte Sc qui entête. Ses ** e e pt ' e>sent fur des piés séparés de ceux qui P% e gtipP e ’semences. Elles font disposées en manièreSc opposées en manière de croix de S- M L Çe c s.que fleur est penchée en bas , Sc comp?* fe® jétamines jaunâtres , entourées ' delongues de deux à trois lignes fur rno 1ligne de largeur , purpurines en deh<ssL s £$ches en dedans. Ces fleurs ne font fi"cun fruit. Ce n’est que fur les individu^^eappelés mâles improprement , qu’on