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Tome second. [BOU - CRA.]
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dent aux pauvres gens les chapelures ■ de pain pourfaire du potage. On s’en sert aussi fort souvent àépaissir de certaines sauces, à nourrir des vo-lailles.

CHAPERON, s. m. Ancien habillement ou couver-ture de tête, tant pour les hommes que pour lesfemmes. Tegmen capitis quo veteres Franci ute-bantur , vulgo caper o. Le chaperon des hommes étoitune coeffure de drap bordée de fourrures par de-vant, qui avoir une longue queue pendante par der-rière. Les Magistrats en avoient de rouges fourrésde peaux blanches, 8c les Avocats de noirs fourrésde mêmes peaux. L’aumuslè des Chanoines étoitaussi une espèce de chaperon qu’ils portoient en tête,qu’on appeloit capulare. Depuis les gens de robePont mis fur l’épaule , 8c les Chanoines fur le bras.Amiculum quod altero gestant humero Magifira-tus , brachio Canonici , epomis. Borei remarque quece fut un nommé Patrouiller qui changea l’usagedes chaperons , 8c qui amena la mode des bonnetscarrés. Ménage dit que les gens d’Eglise portoientun chaperon de diverses couleurs. Borel dit de deuxcouleurs feulement.

Li chaperons partis , longue robe vergie ,

Sont U aornement dont bobande Clergie.

En général les chaperons croient portés tant parles grands Seigneurs que parle peuple ; 8c on saluoiten le reculant un peu , comme font maintenant lesMoines. Cette mode a duré en France pendant lapremière, deuxième 8c troisième race julqu’á Char-les Y , VI &c VII, fous le règne defquels on por-toit encore ces chaperons à longue queue , que lesDocteurs 8c Licenciés onr retenu pour marque dcleurs dégrés, & qu’ils ont fait descendre de leurtête sur l’épaule : ce qui se prouve par plusieursanciennes médailles, monnoies 8c figures. AlainCharrier dit qu’era 1447 , Charles Vil fit comman-dement à tous hommes de porter une croix fur leurrobe , ou chaperon ; ce qui prouve que tout lemonde en portoit alors. Et Monstrelet dit dans Ionpremier T orne, que la Reine isabelle haissoit JeanTorel , de ce que lui parlant il ne levoit jon cha-peron , ce qui fait connoître qu’on le levoit cn par-lant. Mais cela ne se faisoit que par les hommes , 8cnon par les femmes. Pasq. Pendant plus de milleans on ne s’est couvert la tête en France que d’au-rouíTes 8c de chaperons. Le chaperon étoit à la modedès le temps des Mérovingiens : on le fourra, fousCharlemagne, d’hermine ou de menu vair. Le siècled’après on en fit tout-à-fait de peaux. Cés dernierss’appeloient aumusses ; ceux qui étoient d’étossesretinrent le nom de chaperons. Tout le mondeportoit le chaperon : les aumuffes croient moinscommunes. On commença fous Charles V à abattrefur les épaules l’aumufle 8c le chaperon , 8c à se cou-vrir d’un bonnet. Le Gendre.

Le chaperon des femmes étoit une bande de ve-lours qu’elles portoient fur leurs bonnets ; 8c c’é-toit une marque de bourgeoisie. Tegmen capitismuliebre.

fjCF On appelle figurément grand chaperon , ou cha-peron tout court, une femme déjà âgée, sous laconduite de laquelle on met une jeune fille, 8cqui l’accompagne dans les compagnies, ou parbienséance , ou pour répondre de ía conduite.F.mina cetate provectior.

. Chaperon, se-dit aussi de l’ornement en brode-rie qui est au dos d’une chape. Aureum textileposticam trabee sacrai partem adornans. Pluvialishumerale.

Chaperon , est une marque de Docteur ou de Li-cencié-ès-Arts , en Théologie, Jurisprudence &Médecine, laquelle se porte sur l’épaule gauche,8c qui est de mémo forme que ce que les Anciensmettoient fur leur tete pour la couvrir. Amicu-lum quod sinistro humero gestare solent Dociores ,

" humerale .'Ceuxqui portent le deuil, mettent une

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grande pièce d’étostè carrée au haut dequi traverse d’une épaule à l’autre, qui f a r F „aussi, chaperon , parce qu’elle &

fois à mettre autour de la tête. Les Do * ^

Bacheliers portent le chaperon pour $

leurs dégrés. II est différent selon leur Orde différente couleur selon les différentes ra ^Les Docteurs en Théologie le portent noir 0 ^

let, 8c les Docteurs en Droit 8c en Mcdccportent rouge. Je „il,

Chaperon, est aussi le devant d’une roue <acdont on ne se sert plus que dans les grandes ^rnonies, lequel pend presque sur les ge n0 'qui cache entièrement le visage. Pars togap ^anterior totum hominem à capite ad g illUnens. ^ , . ^s-

On donne encore ce nom à certains p etlsons 8c autres ornemens qu’on met fur D tt ,chevaux qui tirent le cercueil dans les 1funèbres. • c0l u

Chaperon , est encore une espèce de camail q g e ,vre la tête , les épaules 8c l’estomac de certai ^

ligieux, comme Maturins, Bernardins, - BiI

&c. II se termine en pointe, 8c descend °- s£ Jdpar derrière. 'Humerale, Voyez Thiers. R l s°

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stins»

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perruques.

Chaperon, f. m. Nom de faction. II y f f u , e ld

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factions en France, dont les Partisans ont étéapl.

chaperons , à caule des chaperons qu’ils P 0 ^ 1 ^j 3 jsIJCT Nos Historiens au moins le ditent ain"'s’il est vrai, comme on n’en sauroit ^ oUte í/qtii!l’usage des chaperons étoit alors général, ^

le fut même long-tcmps après, comment t j fon donné une dénomination particulière a un Q e >prise d’un habillement commun à tout le 111

 moins qu’on ne suppose que ceux de ce pattoient des chaperons d’une forme particu 1 piLes premiers chaperons s’élevèrent loi ,sJean en 1358. Leur Chef ctoit Marcel, P ie yj:Paris ; 8c les seconds en 141 \ , fous Chat c ^ils avoient à leur tête Jean de Troyes, Ç-h' (Ceux-ci portoient un chaperon mi-parti d e8c de bleu. £ 0 p

ifT En i;6d, il parut en Flandre, sous

Louis, des factieux , nommés chaperons $

dont l’objet étoit de faire diminuer leS

ClUilt i UUJCL ClUlt LIC lcilLC U.1UI1 lut*- * ;

dont le peuple étoit surchargé, 8c de rétabli

dans les Finances.

Chaperon , en termes de Fauconnerie, est

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ceau de cuir, dont on couvre la tête desde leurre, pour les affaiter. Accipitris f 1Les chaperons font marqués par points deF pfSjusqu’à quatre. Le premier d’un point, ej_ r

au tiercelet du faucon. Chaperon est auff

sus de la tête de certains oiseaux.

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On appelle aussi chaperon , cette partie jreau des pistolets qui sert à les couvrir, si

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pleut.

Chaperon, en termes de Maçonnerie, est ^ cture d’un mur qui a deux égouts, ou l,n ^ fjîst?bord dc deux ou trois doigts, qu’on fa* 1 - f 1 ì f? 1 ! 1des murs de clôture, 8c qui fait conn°sttappartient le mur. Muri fastigium utrisP ’ ‘g

natum. Ainsi quand le chaperon via d’ég° L . psi 1 - 1 *larmier que d’un côté, le mur appartient jd 1dont il ferme l’héritage. Quand il estcôtés, c’est une marque que le mur est j c c0^On appelle chaperon en bahu , celui » 0ntour est bombé. plasi 11

Chaperon. Terme d’Horlogerie. C’est a ?, 0 t d’si' 1 ,ronde, placée, par exemple fur le P iv slll rroue de cheville de sonnerie des quarts, P re slever le dérentìllon de la sonnerie dçs. ^ ,^fieUle moyen d’une cheville. Chaperon se dit decercles qui servent à differens usages. .qiiifpChaperon , en termes d’Eperonnier , est f 1mine une embouchure â ccache, & pat 0semble avec la branche.

Le dessus d’une potence s’appelle

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