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tel Chapitre. La plupart des Chapitres d’Allemagnese sont rendus fameux , parce qu’on n’y reçoit -quedes Nobles de ‘quatre races. II n’y en a en Franceque trois de cette espèce , celui de S. Jean deLyon, de S. Pierre de Maçon S c de S. Julien deBrioude, Dans celui de Lyon, il s’est trouvé enmcme temps un fils d’Empereur, neuf fils de R ois ,Sc quatorze fils de Ducs, comme témoigne le PercìJean de S. Aubin dans 1 ’Hifioire de la 'ville de ILyon. Les noms de Chapitre Sc de Chanoines n'ont' ;commencé à être en usage que vers le temps de>Charleinagne , comme le prouve Marcellus An-'tyranus dans le Traité qu’il a fait fur la Décré-tai,: d’Honoré III, super speculâ de Magijiris.
Chapitre , est auíst l’assemblée que tiennent les 'Cha-noines , les Religieux Sc les Ordres Militaires pourdélibérer de leurs affaires, Sc régler leur discipline.Canonicorum , Religiosorum , Ordinum Milita-rium conventus. Les Chapitres généraux de Cluni ,de Citeaux. Le Chapitre s’aflémble au son de lacloche. LfChapitre général deFOtdre. Generalislotius Ordinis Conventus. Ce Religieux a été blâmé,châtié en plein Chapitre. Les Chevaliers du S. Es-prit ont tenu leur Chapitre un tel jour. PapiaS ditqu’on les a appelés Chapitres, que,d capitula ibilegantur. Le nom de Chapitre autrefois ne con-venoit proprement qu’aux Eglises Cathédrales.
J’ai maints Chapitres vus,
Qui pour néant se sont ainsi tenus ;
Chapitres non de rats , mais Chapitres de Moines,
Voire Chapitres de Chanoines, La Font.
C’est l’Ordre de Citeaux qui a le premier établides Chapitres généraux , que les autres ensuite ontimités. La fameuse Constitution qu’on nomme danscet Ordre la carte de charité, qui fut faite en 1215»,ordonne que tous les Abbés viendront au Chapitregénéral qui le tiendra tous les ans. Ce n’est pas ce-pendant par cette carte de charité qu’ils ont étéétablis , car elle ne fut publiée qu’en 1124 dans leChapitre général , & le premier s’étoit tenu en1116, ainli que nousd’apprend l’ Histoire Latine deCiteaux par D. Manrique, à l’an 1116 , c/z. 1.
On appelle pain de Chapitre , le pain qu’ondistribue chaque jour aux Chanoines dans quelquesendroits. Panis triticeus Canonicis distribui sin-gulis diebus solitus. II y a aussi une espèce de painqu’on appelle pain de Chapitre.
Chapitre , se dit aussi de la salle ou du lieu où setient cette assemblée des Chanoines, Religieux ,ou Chevaliers. Locus conventibus habendis delima-tus , capitulum, conciliabulum. Chez les Moinesle Chapitre est ordinairement au milieu du cloître.Le Chapitre fait partie des lieux réguliers. LeChapitre de Saint Lazare se tient présentement àS. Jacques de l’Hôpital.
Chapitre, est aussi une division d’un ouvrage, oud’un livre, afin que les matières soient plus distin-guées Sc moins confuses. Caput. Les anciens ne di-stinguoient point leurs livres par chapitres Sc pararticles. C’est une grande commodité pour les Lec-teurs de faire une rable des chapitres. Cette au-torité est tirée d’un tel. chapitre de la Genèse. Pa-pias dit que ce nom lui a été donné ex eo quòdJit alterius sententice caput , vel quòd capiat lotamsummam. S. Augustin a dit que les chapitres ,qui font le juste partage d’un livre, soulagent lesLecteurs , comme les hôtelleries soulagent lesVoyageurs. 1
Chapitres. ( Les trois) Cette expression est si fa-meuse dans toutes nos Hijioires Ecclésìasiques , S'l’on en parle fi souvent dans les disputes de ce'temps,qu’il esta propos de ì’expliquer. En 45 6, Théo-doret, ami de Nestorius, condamné en 43 1 auConcile d’Ephèse, crut qu’un moyen sûr de sou-tenir la doctrine Sc le parti de son ami, Sc d’acca-bler saint Cyrille, étoit de lui opposer Diodore deTarse & Théodore deMopsueste, qui qtoient damune grande réputation parmi les peuples, Dans ce
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dessein, il fit des extraits des ouvrages de ceAuteurs , dans lesquels ils diloient la même ' Si
que Nestorius, Sc ptesque dans les mêmes jOn fit un volume de ces extraits, dans lefichaque proposition des douze anathèmes .^^5Cyrille , on oppoíòit un ou plusieurs chapM’ ^
SS. Petes ; c’est ainsi qu’on appeloitThéodore. En même temps Ibas , Prêtre d z.grand Ncstorien Sc ami de Théodoret, eC J, ve -Maris, Evêque en Perse, dont il étoit ami, ^lequel il entretenoit un commerce de le* 1 ’ ^lui écrivit, dis-je, une lettre par laquelle,lui avoir dit que l’affaire de Nestorius ew!
Sc la paix rendue à l’Egiilè , il lui faifoit en ^jcque c’étoit une intrigue de la Cour, fl ul ^ jjfallu céder au temps. Sc sacrifier Nestor^
haine des grands, que la sévérité de la mo
irrités contre lui ; que d’ailleurs, il avoir e»ne pas éviter dans les Sermons quelques (nouveaux, dont il avoir usé. On mit cette ^à la tête des extraits dont j’ai parlé, p our ^ a j t s,comme de préface ; Sc après ces mêmes e5i , £S>Théodoret ajouta deux écrits qu’il avoir cotn so t cs,l’un devant le Concile d’Ephèlé , Le l’autte ^1 ^contre les anathèmes de sqint Cyrille. Ce m 0trois choses, la lettre d’Ibas, les ouvrages ouP^ ^les extraits de Diodore Sc de Théodore, ^écrits de Théodoret contre les anathèmes dCyrille, qu’on appela Sc qu’on appelle enfjourd’hui les trois chapitres. Le P. D°u CI ^ j)f,tend , dans son Hisioire du Nejlorianijuie ,p. 281, que pour parler plus exactement, lS>dire, les trois articles , au lieu des trois fg.sMais outre qu’on ne voir pas trop la din e .^cni à quel égard il importe de dire articles , l ^que chapitres , l’usage est de dire , les trs B >jlpitres ; Sc en fait de langue, c’est à l’uf®»s’en faut tenir. - m ct
En 553, le V e Concile général, qui c ç 0 itft‘Constantinople,, condamna dans fa VIII e £0 rrence les trois Chapitres. Le Pape VigiR ^ eU 1damna aussi. La dispute que le Pape ò r siavec l’Empereur Justinien pour les troisc’est-à-dire pour les trois personnes, de Tu e ^d’Ibas Sc de Théodoret, Sc non pas pouf p[n>trine de la foi, dont il ne s’agiísoit point,' pprimportante Sc plus aigre. Godeau. II P ar 'A t csexactement' encore un peu après, où ^dans cette question, il ne s’agissoit pas de hs ^sscrdé l’Egliíè , mais seulement des personnesdore de Mopsueste, d’Ibas d’Edefié, ^^^csdorer de Cyr, Sc du fait de leurs écrits-montre que la question étoit de savoir fi c pyo* 1écrits étoient héritiques ou non, Sc qu’ 01 ^
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alors l’Egliíê Juge infaillible de ces sortes - (tlk -Chapitre , en termes de Palais, se dit seuRss £ fRdifférentes parties dans lesquelles un t c ° fl r c , ^divisé. Le chapitre de recette, de d c f eC cd c *
reprise. Le premier article du chapitre de
ete raye.
Chapitre ou Capitule , en termes de Bre^sont fun trait de l’Ecriture, qui se dit par l’OR [ f5 Mtoutes les heures avant l’hymne , ou m’Rpons des petites heures. Capitulum , leBio PSaint Benoît appelle le chapitre de l’ofïR electio; quelques autres anciens Auteurs eques l’appellent colle&icn, collectio, ° n P e ? q®lectiuncula ou verset, petit verset, ves lC j e Mvénérable Bède prétend que la coutuss t gs nciter plusieurs fois le jour, c’est-à-dire, S d c
parties de Toffice divin, de petits °hc l s l! 'sainte Ecriture, a été établie pour irnd e seh ^lites, qui du temps d’Efdras lifbient q* a . fofejour quelque chose des livres de Rle Cardinal Bona. Les capitules ou se 1 ' 1se doivent chanter tout droit , avec 1inflexion de la tierce mineure à la fin >ment Sc selon l’usage universel de routescathédrales, collégiales Sc coaiîdéraN sS '