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Tome second. [BOU - CRA.]
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C H À

actif, on difoit ckapuiser des engins , pour dire ,faire des machines.

ÇfT CHAPUT. s. m. Espèce de billot pour travaillerl’ardoise gc lui donner telle figure qu’on veut.

CHAQUE. Pronom m. 5 c f. qui sert à singulariser leschoies & les personnes. Quisque , quaque , quod-que , quidque. A chaqu'e Saint fa chandelle. IImanche à chaque porte. II étudie dix heures chaqueJour. C’est la me me chose q'ue chacun ; mais il nes’emploie pas indifféremment. Par exemple , on ditchaque langue. Vaug. N. Rem. On dit au con-contraire chacun eìi parle , chacun en cause. En gé-néral, chaque se met avec un substantif, c’est-à-dire,

- avec le nom de la chose dont on parle, 5c chacunjse met absolument 5 c sans substantif. Chaque teplace toujours avant le substantif dtiquel il se rap-porte.

Depuis cinq ans entiers chaqu cjopr je -vous vois ,Et crois toujours vous voir pour la première f ois.

Racine.

§ 3 * CHAQUI, CHUQUISACA óu la PLAT A. Ca-pitale de la Province de Los-Cliarcas au Pérou jle liège d’une audience royale 8c d’uii riche Ar-chevêché.

fjCF CHAR. f. W. Espèée de voitfire à deux tories ,dont les anciens se servoient dans les triomphes ,dans les cérémonies publiques , dans ies jeux , dansles combats, &c. Cur'rus. II étoit monté fur un char^brillant. Piutarqufe a observé que Camille étant en-tré- triomphais dans Rome , hiónté fur un chartraîné par quatre chevaux blancs, cela fut regardécomme une innovation trop superbe. Pcntanus ;L. III, De Stellis , dit qu’Erichthonius fut le pre-mier qui attela les chevaux Sc les joignit à un char.L’ufage des chàr s à la guerre étoit très - commundès le temps de Moïse-,les Egyptiens 8c les Cha-hanéeris èri avolent grand nombre. Cyrus est'le pre-mier qúi leâ a armés de faux.

. . . ì . Et tel que fur son chàr

Victorieux dans Rome entre notre César. Corn.

Voilà donc le triomphe où j’étois amenée. !

Moi-même à votre chàr je me fuis enchaînée.

Rac.

On dit poétiquement le char du Soleil , de la.. Lune. On le dit de même d’un carrosse magnifique.

Ce mot est ancien gaulois, & vient de carr ,vieux mot celtique,, dont il est fait mention danslés Commentaires de César. Carrus.

Sur les IhedailléS úri chàr traîné soit par des che-vaux , soit pat des lions ; soit par des elephans , li-gnifie , ou bien lé triomphe , ou l’apothéose desPrinces. Pour le char Couvert traîné par des mules,il ne marque éjue leiir consécration, & l’honnctirqu’on leur faisait de porter leur image aux jeux duCirque. P. Joberí. Ce char des femmes fe nom-. rnoit pilentúm , carpentuth Vu bafìerna, Voyc-zBasterne. Le char attelé dé deux , de quarte , oude six chevaux , ne marque pas toujours la victoire,ou le triomphe. II y a d’autres cérémonies où l’onlé fervòit de chars ; l’on y portoit leè images desDieux dans hs supplications ; l’on y mettoit lesimages des familles illustres aux funérailles, & deceux dontonfaisoir l’apothéose. Ènfirì , l’on y con-duifoit les Consuls quijmtroient çn charge, commehous l’apprenonS par íct médailles He Maxence 8Cde Constantin. L’uiie 5 c l’autre portent, Félix pro-cesj'us. Consulis Augujli noslri. P, Jobert.

Char de Junon. Cette Déesse dvoit deux chars, l’unpour traverser les airs, qui étoit tiré par des paons ;Í 5 C l’autrc pouf combattre fur la terre, attelé dedeux chevaux. Celui-ci étoit à Carthage , ville fa-: votite de la Déesse. .

Char , se dit de semblables voitures dont on orneles carrousels, dont on se sert aux courses de prix,8c autres semblables fêtes;

C Ei A

, On appelle char à l’Opcra , une espècedans lequel descendent les divinités, les magseun^les génies & autres personnages , par le moyencordes auxquellcs cette machine est suspendue.Char , sc dit aussi d’une grande charrette à <ss 3 ^toucs qui porte quantité de marchandisesfois. Carrus ipiaiisìriim. Ce char porte tout _coitp 400 de foin. II est de peu d’ulage cn ce eOn "appelle en Flandre Carton ; celui qui'-' OI Vj^un chàr , ou chariot. Auriga. Ce mot vient de e *' 'qfti se prononce càr en Cé pnys-là.

Char pour Chair , étoit, il y a 2.50 ans, JC ^d’ufage. Glossaire Bourguignon. Ce mot,beaucoup d’autres ; s’est Conservé parmi le jsef tpeuple de Bourgogne 5 c de Champagne sss 51deux Provinces conrigues. L’Aureur du C se//‘Vdu Roman de la Rose , dit qu’il sc prononce euainsi en quelques Provinces. - (rg)

££? Char ( le ) Petite rivière de France cnBaintcjseqfti a íà source à Paillé ; 5c 1e jette dans lulonne à Saint Jean d’Angeli. ■

CHAR.A. f. f. C’est le nóm d’une des conste" 3 ^ ^ihfdrmes. C/est un chien de chaise, qúi est l° lqueue de la grande Ourlé.

CHARADE, f. m. Tetrnc de relation. C’eft - pjnd e *d’une des se p r principales Sectes Idolâtres dél ^La principale occupation des Charades est se ^ pde la guerre, à laquelle ils s appliquent, coMw ^Rafpoiites ; niais les Charades , qu’on appf* Qj»trement Sonar as , ne servent que dans 1’ Inse ntx ; eCHARADRIOS. f. m. Nom d’óifeàu , que je ^emplovc par quelques habiles Fauconnier-.l.’a.ppellc aussi hiaticula , 6c oiseau de roche,ce dernier mot, qui est françois, danS l’atti cRoche. . -p-r

CHARAG. f. m. Tes me de relation. C’est seq tic les Chrétiens ‘ 5 c les Juifs payent au ^Seigneur. Vectigal à Christianis Judtcifr e ç 0 $rum Imperatori pendi solitum. Les femines/""fcxcmtes. Les Prêtres j les Religieux Chrétien^,les Rabbins des Juifs font dispensés de seLes hommes commencent à le payer à 5? 011 ^ sans. II est de 10 , de 11, de 15 francs , se se"

chesse 5 c l’ordonnance des lieux.

ii i,

CHARAMEIS. f. m. Arbre des Indes , don/ ç ’sdeux espèces. L’un est grand comme un nc/J £lés feuilles font semblables à celles du p°"/j fd'd’un vert clair'. Sóri frUit naît en grappe ’Ap-jPmbte à une aveline : il se termine en - - '

d’

sem_ .. _ __, .. _.. ,

angles de couleur fort jaune , d’un gôíit V'accompagné d’iine acidité ttès-agréable._ c â 3diens lc mangent mûr 6c non mtir; confi c 3sel, pour exciter l’appétit. Ils en mêlent a" p'leurs fautes. L’autrc espèce est de ladeur , mais l’on fruit est plus gros. Seá fe u " j n e $plus petites que celles du pommier. Sa Ç ^ fi/laiteuse. Ces arbres croissent dans les f° l s íS „^ &

■les montagnes éloignées de la mer, eri C 3 " Aio"en Decan. Les habitahs s’cn servent cncontre les fièvres. Ils broient l’écòrce dos-de la première espèce avec dé la moutat<sedonnent aux asthmatiques, qùc cela p LlC S ereuscment par haut 5 c oar bas. Lémer'C.CHARANSON ou CHARANÇON, f. m- Ç? ppetit yér qúi ronge le blé dans les gte nl f H j 1

culìo. Le chàranson qui lé met dans les P° lS s ’j 2 !)!''peu plus gros que ceux qui se naettetítII ne faut point écrire charenson. Ce ib ot^tíoMT-Ts,», sculpere , excavare.

CHÁRANTE. í. £ Quelques-uns écrivent f 3Rivière de France. Carantonus , Carters ^ CtJpénultième est brève dáns ce mot l

r ante prend fa source áux confins de se.

du

-du Limosin , traverse une petite partie ^ a tisl’Angoumois & la Saintonge , & ^--osese"'

met de Gascogne, vis-à-vis de l’îse ^f CHARAPËTI. Voyeq CHUPiRt-^ CHARBON.f. m. Bois à demi-btule >

( ' léger, provenu de la combustion du

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