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Tome second. [BOU - CRA.]
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CHAUFFERIE, s. 5 . On appelle ainsi dans les forgesoù fe fond le fer, une forge destinée à chauffer lele fer qui a passé une seconde fois à la fonderie,& qu’on veur réduire fous le marteau, Sc fur l’en-clume, en barres de fer.

CHAUFFEUR, f. m. Celui qui tire la branloire, Scfait aller les soufflets d’une forge pour faire rougirle métal. Incensor.

CHAUFFOIR. f. m. Linge qu’on chauffe pour cou-vrir ou essuyer un malade ou une personne en sueur.Linteum excalsaBorium. C’est auííi un linge depropreté à l’ufage des femmes.

Chauffoir , est auffi une chambre commune où Tonva 1e chauffer dans les Convens, dans les Hôpi-taux. Focus.

gCF On donne le même nom dans les salles de comé-dies , à un lieu pratiqué derrière le théâtre, où lesComédiens Sc les Spectateurs vont fe chauffer.

On appelle encore chauffoir chez les Cartiers, uneespèce de poêle avec des grilles de fer, fur lesquelleson fait sécher les feuilles de cartes quand elles fontcollées.

CHAUFFURE. f. f. Terme de forges, mauvaise qua-lité du fer ou de l’acier qui a été trop long-temps aufeu , ou exposé à un feu trop violent, |ÌCT Quandle fer ou le cuivre a eu trop de feu , il est ÍUjet às’écaillet & à faire des pailles : c’est ce défaut qu’onappelle chaussure.

CHAUFOUR. il m. Grand four dans lequel on cuitla chaux. Fornax calcaria . , calcaria. On dit mieux,four à chaux. C’est aussi le lieu où l’on ferre le bois,la pierre à chaux , Sc la chaux quand elle est faite.CHAUFOURNIER, f. m. Ouvrier qui fart la chaux,qui la fait cuire dans le fourneau. Calcarius coclor ,calcarius. C’est aussi le Marchand qui vend la chaux*Philibert de Lorme déclame fort contre les Chau-fourniers d’Italie, auxquels il voyoit faire de lachaux des plus beaux chapiteaux Sc corniches del’antiquité. On l'appelle en latin califurnium.CHAVIET. f. m. Vieux mot. Le chevet du lit.CHAVIRER ou TREVÍRER. v. a. Terme de Ma-rine. Chavirer une manœuvre, c’est mettre dessusce qui étoir dessous. Invertere.

CHAUL. Ville des Indes, fur la côte de Mala-bar , à huit lieues de Dabul. II s’y fait un com-merce considérable de foie. Cette ville appartientaux Portugais.

CHAULER." v. a. Terme d’Agriculture. Chauler leblé, c’est le mêler avec une certaine quantité dechaux vive & d’eau pour le semer. II y a des Pro-vinces où l’on íeme le blé tel qui fort de Paire,fans être chaulé , Sc fans aucune autre préparation.Journ. Hi\i. OB. 1759 > p. l 45*

CHAUME, f. m. Partie du tuyau du blé qui reste at-taché à la terre quand on l’a scié. Culmus. Onbrûle les chaumes en beaucoup d’endroits pour en-graisser la terre. Des terres en chaume. Liger , dansson Dictionnaire d’Agriculture , donne deux sensà ce mot dans cette phrase ; car, dit-il, selon beau-coup de gens, ce font des terres, qui depuis long-temps n’ont point été cultivées ; Sc , suivant le senti-ment de quelques autres, des terres où le tuyau dublé reste attaché à la terre, quand on l’a scié ; carc’est un tuyau qu’on appelle chaume.

Le mot chaume fe prend aussi pour un champoù le chaume est encore fur pié. II y avoir troislièvres dans ce chaume là. Acad. Fr.

Chaume, sc prend aussi fort souvent pour le tuyautout entier du blé , pour la paille dont on couvreles maisons des Paysans. Stipula. On couvre lesmaisons de chaume.

Le pauvre en fa cabane où le chaum z 1e couvre,

Eji sujet à ses loìx. Malherbe.

Ce mot vient de culmus , Nicot ; ou plutôt decalamus.

Chaume, est aussi le nom de plusieurs netits lieux,comme bourvs, hameaux , villages. Calmaria. Leplus considérable est ia ville de Chaume dans la Brie,

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C H A

Diocèse de Sens. Calami. II y a une Abbaye de unédictim nommée S. Vìerte de Chaume. S.i e

,S-'le

nédictins nommée S. Pierre de Chaume,de Calamis ,

CHAUMER. v.a. Couper ou arracher le chaume»mettre en botte pour servir à couvrir des mai *des murailles de bauge. Stipulas colligere , J eChaumer un champ. , c£t .

ÇsT Chaumer s’emploie aussi absolument ; d^ntains endroits il est défendu de chaumer.aussi, chaumer dans un champ.

On appelle chaumer les arbres , quand on ^du feu au pié par malice pour les faire Pqu’on y fait quelqu’autre chose. Confer, dedonn. des Faux & Forêts.

Chaume, ée. part. . ^

CHAUMIERE, f. t. Petite maison couverte de cntelle que font celles des pauvres Paysans»tugurium. , u3l d

On le dit figurément, Sc par exagération, _si ^on veut parler modestement de quelque m alcampagne qui n’est pas considérable. J’ alC PProvince une petite chaumière a votre sc rvJCHAUMINE, f. f. Petite chaumière.

Un pauvre Bûcheron tout couvert de rdmee, ^

Qui tâchait de gagner fa chaumine enfumee.L A

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; CHAUMOND. f. m. Nom d’homme. AnemU 11 'Fnnemundus , L hune mundus. Annemond, si pcappelons communément S. Chaumond , é t0 $de Sigon, ou Sigues, Gouverneur de L;°temps de Dagobert I, Sc de Clovis II. II i utencore Dalsin , ou Dausin , Daljmus Sc y 1du nom que portoit uéià un de ses frétés, si j ;l) tle Gouvernement de Lyon après la mort n vft jpere. Baillet. II fut élu Evêque de LyO ple milieu c u VII e siècle, Sc fut assassiné v£ ,-0i660, lorsqu’il venoit à la Cour de saintepour se justifier d’une calomnie dont on n e ^accusé que pour le tirer de son Eglise Sc leCHAUMCNOIS. si m. Cbmté de Baíïìgny ePpagne, district de Chaumont, capitalegny. Calvomontanus pagus. Le Langtob, ^ p,jonnois, le Tonnerois Sc le Chaumonoi*•

Hé l. T. FIII, p. 116. * m!

, CHAUMONT. Nom de plusieurs lieux-mons. Chaumont en Baíïìgny , fur la Ma rne 'mont dans le Vexin François, proche de Gi/° rS ^pi'mont en Touraine, autrefois à la Mai sou a £l , ( [eboise. Chaumont en Sologne, fur la Calue^pPOrléans Sc Romorentin. Chaumont dan!lois, en Champagne. Chaumont dans leLe Prieuré de Chaumont en Auvergne,dans le Génevois ; c’est un des douze M 311 ,jju«« equi divisent cette contrée. Chaumont est 3partie de Châtillon fur Seine. SurVexin , voye{ la Dejcript. Geogr. 6’ '

Haute-Normandie , T. II, p. 183, &

Ce mot vient du latin Calvus mons, c ’ £ 1 à ce>montagne chauve ou pelee ; Sc il a été d° n ú(S (lé*lieux, parce qu’ils font situés fur des ha utc rje p.ri les qssi ne produisent rien , ou pre(si? e

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CHAUMOUPL^T. f. m. Vieux mot, qui «'U,que nous noptfmons aujourd’ui un camoff f- £t sCHAUMOUSEY. Abbaye de Chanoines - \ n s.l e í*Lorraine, située à une lieue de la ville àfVofge. Environ l’an 109-, Scérusqui en et0 jre &envoya à l’Abbaye de S. Ruf pour y kss M6U>réforme que S.Norbert y avoir introduite*

Vie de S. Norbert. Çet^

CHAUNE. f. £ Instrument d’EpingB epour couper les tronçons. rtie^V

Chaumes. Ccilnìa . Bourg de France dans lacardic oui s’app Ile ìe Santerre. U a titrefpT CHAUNI. Calniacum. Petite villeautrefois de Picardie v comprise aujou rle Gouvernement de PÌle de France, l ur .d’Oife, entre Noyon & Ia Fere.

CHAUONIS. f. m. Mousseline, ou toilevient des Indes orientales. On la fabri<l uC