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Tome second. [BOU - CRA.]
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CHEVÀUCHÈR. v. n. Vieux mot, qui figmfioìt au-trefois, aller à cheval. Equitare. Personne n’a blâméAgéfìlaiis de ce que, pour s’accommoder à l’humeurde lés petits enfans.

il chevauchoit fur un bâton

avec eux. Mascur.

On a dit aussi chevalcher. On dit encore che-vaucher parmi les Ecuyers, pour marquer la ma-nière de lé mettre fur les étriers. Chevaucher long.Chevaucher à l’angloife , à la turque , &c. Hors ces• occasions, on ne fe sert point de ce mot, à causedu sens obscène qu’on y a attaché. Ménage dérivece mot de cahallicare , dont les Espagnols ont faitcavalgar , 8c les Italiens cavalcare. 11 fe trouvedans la basse latinité, aussi-bien que caballicata ,d’où il dérive cavalcate 8c chevauchée.Chevaucher fe dit aussi, parmi les Artisans , des piè-ces qui fe mettent l’une fur l’autre. Supergredi. Cettesolive ne chevauche pas allez avant dans le mur.Les tuiles doivent chevaucher les unes fur les au-tres.

UT C’est encore un terme d’Imprimerie 3 en parlant• des lettres qui montent ou qui descendent horsde la ligne à laquelle elles appartiennent.

AT On le dit aussi en fauconnerie de l’oifeau quis’élève par secousses au dessus d u vent qui souffledans la direction opposée à son vol.CHEVAUCHEUR. f. m. Vieux mot , qui signifioitautrefois Maître de poste , dont les lettres sont ex-pédiées sous le titre de Chevaucheur , Eques , comme-le Chevaucheur de Tarare , de la Breíîe, On lesappelle encore quelquefois ainsi dans les Provinces.II y a aussi un vieux proverbe qui dit, le dut-onbrûler comme un Chevaucheur d’écouvettes. C’estainsi qu’on appeloit autrefois un sorcier. Il y aune déclaration du Roi Henri III, du mois d’Août

157ÍÍ, pour les privilèges de six vingts Chevaucheur sde l’écurie du Roi. Chevaucheur d’écurie étoit aussiun office de la maison du Duc de Bretagne. Leschevaucheurs d’écurie portoient un émail aux ar-mes du Duc. Hifi. de Bret.par D. Lobineau , Tom.II, p. 14.71.

Chevaucheur. Vieux mot.Cavalier,celui qui monteun cheval, ou qui est dessus. GlofT.sur Marot.

CHEVAUCHONS. ( A ) adv. A califourchon, qúi fedit de la manière d’aller à cheval, jambe deçà ,jambe delà ; 8c fe dit aussi de ceux qui font encette posture fur un âne, fur un bœuf, fur un che-val j fur un bahu, ou autre chose semblable. Equi-tis in morem. Suranné.

CHEVAUCHURE. s. f. Vieux mot, qui veitt diremouture. r

CHEVEAU-LEGER. II vit un ChevedU - Léger, ilpouíla à lui. Bussi Rab. Voyer^ Cheval.

CHEVECAGNE. f. f. Cavalerie. Equitatus . II y along temps que ce mot ne fe dit plus.

CHEVECAILLE. f. f. Tresse de cheveux. Ce motn’est plus en usage.

CHEVECEL. f. m. Vieux mot qui signifie chevet ,

oreiller.

CHEVECERIE. f. f. Qualité ou bénéfice du Chéve-cier. Cerarii sacri Prœfeclura; Capicerii dignitas ,Prafeclura.

CHEVECHE, s. f. Espèce d’oifeau nocturne , de mau-vais augure, qu’on appelle autrement chouette oucivette , ou fresaye. No cl u a , ulula, strix. VoyezChouette.

Ce mot vient de cavecca , qui a été fait decapo. Meh.

CHEVECIER. f. m. Celui qui est le chef, qui a lapremière dignité dans plusieurs Eglises Collégia-les. C’est la même chose que ce qu’on appelle Tré-sorier en d’autres, parce qu’il garde le trésor del’Eglife, qui sont les chefs 8c les reliques des Saintsy°ye £ Chefcier.

ÇHEVECINE. Vieux mot qui fe difoit autrefois pourchevétre.

CHEVEDAGE. f. m. Terme de Coutumes. C’est lamême chose que chenal ou ché^eau , c’est-à-dire,feu , maison , ménage.

ÊHÈVEL. Voyei CHEF , L' AIDE-CHEVEL.CHEVELEE. adj. Terme de Blason, qui íe dit otête , lorsque les cheveux font d’un autre entai x e .la tête. Tête de femme ckevelee d’or. Caputris aureis capillis insigne. . r u e .

CHEVELEUX, EUSE. Vieil adj. Qui a de grands ^Veux, de beaux cheveux. Chevelu. Crinitus* ’fssT CHEVELU. UE s adj. Qui a de longs cliev^Comatus , crinitus. Les peuples Septentrionaplus chevelus que ceux du Midi. On do n n-culièrement cette épithète à un de nosdion le chevelu , à cause qu’il portoit de g ^cheveux ; 8c parce qu’ayant conquis une par fGaules, il sit porter aux Gaulois les cheveu > „

porter

Jules-Céfar leur avoir fait abattre, comme

dit

Ni-

-lès

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cole Gilles ; mais M. l’AbbéTritheme dit , 1 9fa conquête, il fit tondre les Gaulois, afin , j ;Jdistinguer des François qui lui avoient ai . c(subjuguer. II n’est plus en usage eh ce f.JVsjjctt»n’est en parlant de ces anciens temps. Chi ç a .dans un Décret qui fe voir à la fin de la ^ielique , dit, que personne des chevelus ne j e5incestueufement, &c. Cet article ne regarde fichevelus , c’est-à-dire , les plus nobles des *qui étoient à la Cour, parce que ces fortesliages étoient plus ordinaires parmi e st'Salique distingue deux sortes de François, jS ;uns étoient chevelus, 5 c les autres ne l’ctoi^ ^8c Agathias rapporte que ce fut l’ufagcFrançois de porter la longue chevelure ; ss [0 uíSujets avoient leurs cheveux coupés en ton ^de la tête, 8c qu’on ne leur permettoit P a Â,ment de les laifíer croître. P. Jourd. T. B "Chevelue. (Comète) Voye^ ce mot. hs$ r

Chevelu, si m. Terméd’AgricultureiP^Îmens attachés aux racines des arbres, aU H'que les cheveux, 8c qui sortent des

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cines. Capillitunn Je recommande qu’en P ^

On ôte le chevelu le plus près qu’on peut, a sod’où il sort-, certains Jardiniers le confer^^sp'grand soin, 8c ont grand tort. La Qussi^'^hlc^pelle ainsi ces racines, parce qu’elles re>en quelque sorte à des cheveux. Quand l eSd’un arbre font toutes petites, & en form e soi'velu, c’est un signe prefqu’infaillible deblesse de l’arbre, 8c de fa mort prochai° e '

On le dit aussi des plantes qui ont des^so.fort déliées. On les appelle autrement cdp 1 . t J#Chevelu, si m. Sorte de serpent que l’on v „• st'le pays des Hottentots. II y a des g e ° s .% st 0 ^tendent que c’est de la fête de ce ferp^ costtire une pierre qui est un remède sou veí [te s st'tre ses morsures, 8c celles de tous les aU ue dpens. Mais M. Kolbe a tué un grand nu ^ {( gces serpens , 8c n’y a jamais trouvé l a V, e* l!question, ce qui pourroit faite douter de stst 1tence. Quoi qu’il en soit , les pierresqu’ont les Européens du Cap, sont ‘‘° {> rOn les apporte dés Indes orientales, on c0 tiflstcomposées par les Brachmanes, qui ^ ^L

sent ce secret. Cette pierre a la figure d ^ii cAu milieu elle est blanchâtre, le resteleste. Obs.fur les Ecr. mod. Tom. XXstL la tC »CHEVELURE, s. f. Tous les cheveux d°' jt ^est couverte. Coma , capillus. Absalon ,- 0 jt d c ,belle chevelure blonde; fa chevelure Pcens sicles. Génébrard dit que c’est cinq st qiR ^qu’il se fit tondre tous les huit mois, a VJoíephe. Clodion, second Roi de Fr aíl laíl^jploi touchant les longues chevelures , P r 0 (iO e ^

il n’étoit permis d’en porter qu’aux P e \ e s ^ .bres. Mézerai. II n’y avoir autrefois c l ude France qui eussent droit de long ueThiers.. . f( à& }i

On dit aussi poétiquement, la ckes’ e ^ fect*bres 8c des plantes, en parlant de l eU -Coma. ^

On appelle chevelure de Comète, gîtmie, les rayons de la Comète, lorfq u

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