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i ra s nCe s ous la I e race , c’étoit le déclarer déchu dej. . Ucce dlpn à la couronne , 8c le réduire à la con-U£on de sujet. p. Daniel, T, I, p. 85.
mis i e onzième siècle , ceux qui se piquoient delei ? race 5 laissoient croître leurs cheveux , quit ir , e soendoient jusques à la ceinture par grossesuc es. Godcfroi Evêque d’Amiens y trouva de Tin-ia ^ Êncc & de la mollesse, II refusa le jour de Noëlsaint^T* 1111 ^ 011 a ceux so ?réseutoient ainsi à la®bli> - 8c rejeta leurs offrandes, ce qui les
la c ë£a a àìre couper leurs cheveux fur le champ ; &qui° UtUrnece íT a, f£3'’Les Courtisans 8c les Seigneursqui acc . om P a gnoient Robert, Comte de Flandre ,gj. e f 01t v . enu célébrer la Fcte de Noël à S. Orner,l’Evêque d’Amiens delui dire .lal es ^ minuit, coupèrent à Tinstant leurs cheveuxt ea( ^ ns avcc A ^ cs ciseaux , les autres avec leurs cou-lis m ® e avec leurs épées, de peur , disoient-
p J. etre privés de la bénédiction d’un si Saint^que.
soieif stS ficelé , les personnes de qualité fai-
p lt ,, couper les premiers cheveux à leurs enfanspelé autres Personnes qualifiées , qui étoient ap-Aì n jj e pP° ur cela les peres spirituels de ces enfans.P^ndR 1 r ^ eS ^- arte i envoya son fils Pépin à Luit-le s c f i 5 ^°i âes Lombards , afin qu’en lui coupantspijjt ev f ux 5 selon la coutume, il devînt son pereNteurr ^ ette coutume étoit plus ancienne. L’Env■des £i s ^^^ntin envoya au Pape les cheveux desel 0st . Justinien & Héraclius , pour lui témoigner,leii t de ce temps-là , qu’il desiroit qu’il
îi° raí j’ nc * leu de pere, & qu’eux lui obéissent 8c l’ho-bi en a nt , CoiT j me ses enfans. C’étoit un témoignageC °deau tiquc du aspect qu’il portoit au Pape.
^'etes j ttr ^ Ue au Pape Anicet la défense pour lespl Us an ^ i^ìer de grands cheveux ; mais elle estt te „ C - 1 í? nne dans les Eglises d’Occident ; 8c TEpi-te ttl n s e Ucc ret se lit aujourd’hui, a été écrite long-eai» c a. a Ì ,res i a mort de ce Pape. La tonsure Clérì-dìtiojj , £a PP°rtce par S. Isidore de Séville à la Tra-Aute Ur ^“-clique , en quoi il est suivi par plusieursl es \
qu’il fe eveux longs ont été si odieux autrefois,Ct Ux douve un Canon de Tan 1096, portant que^’entré e auront de longs cheveux ; seront exclus dePrier* ^Eglise pendant leur vie , & qu’on neavons l ?- 0ln . t E>ieu pour eux après leur mort. Nousluitp 11 ci-dessus ce que fit un Evêque d’Amiens.l’Enjp ari d a fait une furieuse déclamation contrecornjjj Ceu r Phocas , qui portoit de longs cheveux ,l’Enjp £es Empereurs d’Orient ; à la réserve deter C g Ieut "Théophile, qui étant chauve, crut essa-à se; p u * te opprobre de dessus fa tête, en ordonnant^Hcç de laser leurs cheveux , pour ôter la diffé-f e qUl so choquoit. S. Paul , en recommandant8srd d? 1T ì® s so soin de leurs cheveux , ajoute à l’c-Il0u dir S sx° mmes » stu’il est contre nature de les^^sonsçj n ne comprend pas bien la raison de cesu st S T Porter des cheveux ; puííqu’ils paroií-^Otì p a es Plus beaux ornemens de Thomme , 8cque lu Une superfluite de la nature. Sans doutec ° ut ur n ^ re dans le passage de S. Paul signifie la? Ue ftson >■ lG ï° ’ un Professeur d’Utrechtagita lasongs ch * S ^ EP permis aux hommes de porter dequi avoj^f^* Un Théologien, nommé de Reves,qdiet djj ec ) r * t pour i’affìmative, lui répliqua. Pas-t loti&s \ U en fi° n 5 ei me âge tout le mondé portoitfatiçois r eveux - a la réserve des Moines. Le Roic ° u tts j, 1 * a F ant: commencé à porter des cheveuxttSs lTl 4 n U s ^ ra ^ on rapportée ci dessous, les Prê-Vl Ut tro es so firent tondre : ce qui eût été aupara-a UVC mauvais exemple , comme dit le
tìlevt u x t£Ur * R ostre qu’ils font à Dieu de leursf e ’ quan d ils font des vœux, est une marqueTez c , aonn ent à lui en perpétuelle servitude.
longs furent donc à La mode fous la
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tig S ' race de nos Rois. Le Roi les portoit très-1 cs parens de même , Sc la Noblesse à pro-
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portion de son rang & de sa naiílànce. Le peupleétoit plus ou moins raie. L’homme serfl’étoit tour-»à-fâit ; Thomme de pote ou poëste ; c’eíf-à-dite ,Thomme payant tribut, ne Tétait pas entièrement.Pépin & Charlemagne méprisèrent les cheveuxlongs. Charlemagne les portoit courts, son fils en»core plus : Charles le Chauve n’en avoir point. Oncommença sous Flugues Capet à les porter un peuplus longs. : Cela déplut aux Ecclésiastiques : oïlexcommunia ceux qui laissoient croître leurs cAe-veu'x, Pierre Lombard en fit si grand scrupule à Louisle Jeune , que ce Prince fit couper les siens. Lesautres Rois, jusqu’à Louis XIII,ne les ont portéque fort courts. Les cheveux de S. Louis, de Char-les V, de Louis XII, tels qu’on les voit dans leursportraits, 6c fur leurs médailles ou monnoies, nepassent pas le milieu du cou. François I, ayant étéblessé à la tête par Montgommeri, les Médecins luifirent couper les cheveux . Sur son exemple tous sessujets quittèrent leur chevelure ; chacun porta longuebarbe , ôC fit couper ses cheveux : ce qui auparavantétoit une ignominie. Pasq. Sous Louis XIII, lamode changea ; comme il aimoit fort les cheveux ,on lui fit plaisir de les porter longs. Le Gendre.Voyez aussi Thiers , Traité des Perruques. L’an1460, 1 e Due de Bourgogne fur si grièvement ma-lade , que Ton désespéra de sa santé ; pour laquelleassurer , les Médecins lui conseillèrent de permettreque sa longue perruque lui sût abattue. Ce qu’ayantété fait, tous les Courtisans , ( saufle Prince 6c quel-ques grands Seigneurs ) 8 c le peuple en firent au*tant, èc fut mis en usage de ne porter les longs che-veux. Gollùt, Mèm. de Bourg. L. X, c. 81.
Cheveu , sert de comparaison à toutes les choses dé-liées. Ce fil, cette fole , sont déliés comme des che-veux. Cette aiguille , cette ligne , font comme descheveux.
On dit , qu une femme est coëssée en cheveux ,lorfqu’elle a feulement ses cheveux arrangés, ouentortillés autour de la tête , 8c qu’elle n’a ni bon-net , ni coeffe qui les cache. En Grece , Lc sut-toutà Lacédémone , les filles laissoient pendre leurs che-veux , Lc flotter au gré du vent. Les femmes au con-traire les nouoient négligemment par derrière.
On appelle faux cheveux , ceux qui ne tiennentpoint à la tête , mais qui y font appliqués en tresses,tours, coins ou perruques. Mentiti ,faljì, adscititiicapilli. On a remarqué que les Grecs apprirent auxRomains l’usage des faux cheveux , 8cà se servir decet ornement emprunté.
On dit aussi des cheveux de Cour , pour dire, defaux cheveux ; mais c’est seulement dans le stylecomique Lc burlesque. On le trouve en ce sens dans-quelques Comédies modernes.
On appelle cheveux vifs , les cheveux arrangéedans les perruques de la maniéré qu’ils l’étoient furla tête de la personne vivante, sut laquelle ils ontété coupés à ce dessein , Vivi capilli ; Zc on les ap-pelle frisés naturellement , quand ils étoient frisés,bouclés ou annelés auparavant que d’être coupés,capilli crispi , cirrati.
On appelle un toupet de cheveux , une poignéede cheveux , ce qui croît ou ce qu’on laisse en quel-que endroit de la tête , Cirri. Les Tartares Lc lesChinois fe rasent les cheveux , à la réserve d’un petittoupet qu’ils laissent croître au derrière de lá’tête.
Les Poetes appellent le Soleil , Phoebus aux blondscheveux. Crinibus aureis , Lc se servent du mot decheveux gris Sc cheveux blancs , pout marquer lavieillesse , Cani. Ozius déshonora ses cheveux grispar fa chute. Hermam. Ainsi Malherbe a dit :
Les ridicules avanturesD'un amoureux en cheveux gris.
Et Corneille,
Touche ces cheveux blancs à qui m rends l honneur
Rafraîchir les cheveux , c’est en couper les extré-mités pour ea hâter l’accroissement j íaire les cfie*