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Tome second. [BOU - CRA.]
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Vautres iras font ceux appelés

Qui ont offices principaux

Sur gens d’annes , comme Maréchaux

Et Chevetains. Pèlerinage de l’Ame.

Voyei Du Cange fur Villehardouin.

On appelle encore aujourdhui Chevetains lesChefs de la Bourgeoisie de Bruges.

Ce mot vient de Capitaneus , d’où on a forméChevetain , ou Ch eftain , Captaine , 8c comme ondit aujourd’hui Capitaine. Autrefois on difoit 8cécrivoit Chefvetaine.

CHEVETEAU. f. m. Grosse pièce de bois de traversoù est engravée la couète fur laquelle tourne letourillon d’un arbre de moulin : elle est posée furune masse de maçonnerie.

CHEVÊTRAGE. f. m, C’étoit un droit que les Ecuyersdu Roi prenoient à Paris fur le foin qui vient pareau. Capiflragium. Ce droit est appelé en latin Che-ftragium , dans une Patente de saint Louis de l’an1 1 5 so

CHEVETRE. f. m. Licou de monture. Ce mot estvieux, & vient de chef. Nicod. Capijlrum. On ditencore, enchevêtrer. II signifie aussi un joug auquelon attache la tête des bœufs ou vaches. Glojf,fur Marot.

Chevêtre , en termes de Charpenterie, est la picce debois qui sourient les solives coupées à Pendroit dela cheminée , pour donner passage aux tuyaux , 8cempêcher que Pâtre ne pose fur du bois, à caillédu danger du feu.. Tigillum. Le chevêtre doit êtreéloigné de trois pies du mur.

Chevêtre , terme de Chirurgie. Espèce de ban-dase dont on fe sert pour la fracture ou la luxa-tion de la mâchoire inférieure. Acad. Fr.

CHEVEU, f. m. Poil, long, fin & délié, qui vientà la tête des hommes 8c des.femmes. Capillus, LesMédecins font plusieurs distinctions des cheveux ,& leur donnent des noms differens, mais seulementen grec 5c en latin. Ils appellent ceux des femmescornas , à cause du verbe , qui signifie attiser tkagencer soigneusement ; ceux des hommes, ccejdriesà cadendo, parce qu’on les coupe souvent-, ceuxde derrière la tête juha 8c crines ; ceux qui pen-dent derrière les oreilles , cincinni , c’est - à - dire,crépus 8c annelés , La Magdelaine essuya les piés duSeigneur avec ses cheveux. La force de Samsonconsistent en ses cheveux. Les femmes qui fe querel-lent , fe prennent d’abord aux cheveux. Cheveuxbien peignés. Compositi , comti.

Ce mot est dérivé de Capillus. Les cheveux pa-roissent de petits tuyaux , fort unis 8c fort déliés ;mais quand on les regarde avec un microscope, ony volt des nœuds comme aux branches des arbres.Au bout par où ils tiennent à la tête, ils ont unepetite bulbe qui reçoit le suc qui les nourrit, à l’au-tre bout ils fe divisent quelquefois en deux bran-ches : cela arrive lorfqu’on n’a pas foin de les fairefaire de temps en temps ; 8c alors ils deviennentroux vers ce bout, parce que le suc qui les hu-mecte , ne pouvant fe communiquer aisément jus—ques-là , Pair 8c le soleil dessèchent 8c en brûlentl’extrémité. Les cheveux tombent 8c blanchissentplutôt fur le devant que fur le derrière de la tête,parce que le suc qui les entretient, leur est fourniplus longtemps par les parties du derrière de la tête.

0éF Les cheveux croissent en général plus longs 8cplus promptement chez les femmes que chez leshommes. Us croissent de même beaucoup plus vîtechez les jeunes gens que chez les vieillards. Onles regarde ordinairement comme des corps creuxqui font pénétrés par les sucs dans toute leur lon-gueur. Quelques - uns croient pourtant qu’ils necroissent que par la racine qui reçoit simplementsa nourriture de la bulbe ou oignon sur lequel lecheveu est implanté. La grandeur des cheveux dé-pend du suc propre à les nourrir, qui se trouveplus ou moins abondant aux uns qu’aux autres

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Ils font gros, ou fins 8c déliés, selon que lespar où ils font sortis, font plus ou moins

Lorsque les pores font droits , les c ' ieV ^,le lbnt aussi : quand ils font courbes ouques , les cheveux font frisés. Ceux fiUid’un tempérament humide, ont le poil plus 0 ’ceux qui font secs, Font plus rude. La siS ui f .cheveux nous paroît ronde ; mais le ^

nous fait voir qu’il y en a de triangulaires c ^carrés, aussi-bien que de ronds. Cela vientconfiguration différente des pores par ou ipassé, 8c dont ils prennent la figure. Les c e efe peuvent fendre Sc séparer en deux ou trois vries, ce qui se voir à leurs extrémités, l otfourchent. Le microscope découvre encore fi ^sont creux comme de petits tuyaux , ce qui \ ^core confirmé par la maladie appelée ph íA ’ ., c j[quelle les Polonois font sujets, 8c dans G c I l,efort du sang par Fextrémité des cheveux . E ^leur des cheveux est différente suivant les pU* ’ eli(tempéramens, les âges 8c la qualité de 1qui les nourrit-, mais la vieillesse changercment leur couleur, quelle qu’elle son,ce qui arrive par le peu d’humeur qui îl 1vieillards. . f lo í5,

C’étoit un grand ornement parmi les y ^que d’avoir de grands cheveux -, 8c de-là v î ela plus grande partie des Gaules s’appe| olt . { \tcomata. C’est pour cela que ceux qui sttiltto^^olmonde, pour lé retirer dans les cloîtres , f e a ' j C tifraser les cheveux , pour montrer qu’ils ren0‘ j^ità tous les ornemens mondains ; 8c qu’ilsvœu d’une sujétion absolue à leurs Sup a 0,Aussi Jule-Céfar, lorsqu’il conquit les ^ âU / r0 ’ e âCsoit abattre les cheveux des Gaulois e» issj (tsoumission. Ovide le dit à sa maîtresse, fifervoit de faux cheveux.

Nunc tihi captivos mittet Germania f 17liCulta triumphata munere gentis eris.

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On impofoit aux vaincus la nécessite

de

tondre, pour marque qu’ils croient subjugU^ff -japparemment d’où est venue cette express^Q^ «été tondu , en parlant d’un homme qui estquelque prétention : 8c cette autre , je ve f*

me tonde , qui est une peine qu’on s’imp° !e ’jq c , í %que là chose qu’on affirme ne soir pas véssij 1raison est qu’on regardoit comme une h° n . ^ ct'tondu. M. Auboux , dans fa véritable jfl J '

vile & criminelle , dit , qu’apparemment jy dnière de parler est venue de ce qu’autresoj 5 > yip-un Magistrat trouvoit un Clerc qui n’avoss ,bit convenable à son état, ni la tonsure cil le faiíbit tondre.

Vers l’an fi.2.8, Clodion introduisit dansRoyale seulement la coutume de porter h 0ÍlVlongs ; mais, à la réserve des Princes, to uS fils ^mes portoient les cheveux courts, de sor te fleur venoient qu’au dessous des oreilR s ’ . y{U*Tours , Hijl. Fr. L. III, c. 18j; L. FI, c ;f 4 f e ' n i d f sch. io. Agathias en parle plus particulier 1 j^jsson premier Livre. C’est la coutume des . s co^François, dit cet Auteur , de ne fe faire p 1 ^ co 1 * 1

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per les cheveux. Leur chevelure, quifur les épaules, a fort bonne grâce. Les gP t ádevant se partagent sur le front, 8cso re J^ ei>deux côtés. Leurs cheveux ne sont po^^ssS ^r nidre , 8c mal propres, comme ceux des f[c ' 3Barbares , ni liés 8c cordelés tout c fJ te tífiSgrâce 8c fans agrément, mais ils ont dm .

ni ères de les tenir propres , Sc en ont issi £ fie R ,.

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soin. Au reste, c’est chez euxunprss nt e»*' pmille Royale ; car leurs sujets les coupe^ j \o^il ne leur est pas permis de les portertraite de ce droit des Rois de France, ce

Gallice. Voyez aussi les Notes de §avatdu P. Sirmond fur l’épîtte z du Livre ^ fipìApollinaris, Couper les cheveux à "U

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