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Tome second. [BOU - CRA.]
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infinité d’errtíurs qui nc viennent que de negli'Rence. •

Cît ATOIRE. adj. m. & f. Terme de Jurisprudence

^ de Palais ; qui cite, qui ordonné dc comparoitre.

tí£a£ o rius, a, um. Ce titre exempte NN. de rien

Piyer pour les lettres cìtatoires qu’ils obtiendront

r des Officiers de la Juftice. Normant.

JÉ.s.£ Ville fermée de murs .Civitas, II y ^ p n

heurs grandes cités en ce Royaume. II ne le dit

R.uete qu’en Poésie , ou en certaines phrases conlactées.

Mais du discours enfin Vhatmonteuse adresse,Rafiembla. les humains dans les forêts épars ;£ri ser ma , les cités de murs se de remparts. Boil.

^ C e mot se prend dans le même sens au figuré,lerusaseln a été appelée là Sainte cité. Le Paradiselt la cité céleste. . ...

A mresois cité, civitas , se disoit des villes ou il^avohEvêché; la Bulle détection, de division,

, ^'assignation des Evêchés de Poitiers, de Mail-ÇzaisSi deLucon, est remarquable pour cela :1e‘ a ï’ e dir, dans cet acte, qu’il érige en cro ies villes7 Maìllezais & de Luçon. Maliafenfem se de Lu-107210 villas in civitates erigimus > se civitatum vo-decoramus. § 3 * Si le siège EpUcopal duneymeétoir hors les murs, Pendrait où il étoit» sap-P el °it cité , Lt k ville retenait le nom de ville. Et^core aujourd’hui on appelle à Arras d» nom dei, íe » ce «c partie de la ville où est la cathédrale » Aa mre partie qui e st séparée de la prenuere par desgrailles,s’appelse k ville. On pourroit ajouter plu-r uts autres exemples à celui-ci. Celui de Cousel^ns, celui de Limoges, £*c. 4 ... ,,

^ Cite s’est dit aussi autrefois , du territoire de-gudantd’unsiège épiscopal, c'est-à-dire du Dio-- se - La cité de Scissions renfermoit fous Chilpmic\ P e u près ce qui en fait aujourd’hui le Dioccie.e mot cité dans ce sens conscrvoit quelque choiern°j j at j n c - lv i tas dont nQUS parierons plus bas.Lité sc dit encore particulièrement du cœur de k1 e ,du li eu çà est k cathédrale,le Palais du Prince,I ^ lc lue ces lieux ne soient pas séparés par des murs.

aris il y a cité , ville 6c université. Il y en a meme•u 1 Ptétendentqu’il ne sc dit ordinairement que destí 1C f S où ily a deux villes,Pune vieille, Sc 1 autre ba-se> e depuis peu,& que k vieille porte le nom de cite.Angleterre on apoelle cité, Penceinte de k. e de Londres, pat "opposition aux faubourgsC? font d’une plus grande étendue que la cité.

£ k prend, figurément póur les habitans - . Cives. IIde beaux privilèges accordes a cette cite , pour, à ceux qui l’habiteM. . , .

w Le droit de cité est la qualité de citoyen ou Bour-^°Ed’une ville,& le droit de participer auxpnvile-v'u Ifo sont communs à tous les citoyens de cetteJ e, ,Le droit de cité chez les Romains etoit kme-chofe que k qualité de Citoyen Romain. Chezc e S n ’y a que la naiífànceou les lettres du nn-donnent les droits de cité. Le droit de cite estn Upl et <mdu que celui de bourgeoise. II comprendCi^fouefoLs l’incolat 6c même tous les effets civils,un ’ ^ Uln d 11 s’agit de Pantìquité, signifie un Etat,b H[ f u Pfo avec toute ses dépendances , une Rcpu-viiiL e Particulière, comme font encore plufieurnvin* ùe l’Empire ou d’Allemagne, ou comme les

- les OuislX<. n:- '. --— ~ ■

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^ u ùscs. Civitas. ffT C’est ainsi que César dit :nés Sisir ’ m c í uatuor partes divisa. Le pays

rt Hq u l es divisé en quatre Cantons. Civitatibus infossen/ Ur ^ es Mcenduntur . Quoique les Gaulois nedivif; Cn Eisot qu’une même nation , ils étoient^UlanrNu? Biusieurs peuples, qui faisoient presquea Uta nt / îatS fossés, ou pour parler comme César,ie ns Cl tés différentes, qu’ils étoient de diffe-lil'-ej U Pfo s - Outre que chaque cité avoir ses assem-l és au’y 6env °y° k de temps en temps des dépu-tés 0lld assemblées générales qui se faiíòient pourr e des affaires de plusieurs peuples unis, Cor

ïîMtn’t Cependant, parce que [communément citen’a plus ce sens en notre langue, il est bon, aœmoins la première foib qu’on s’eri sert, tì’ajouterune explication, comme fait ici M. Còrdemoy.Onappeloit autrefois villes tous les bourgs serinés,à ce que nous appelons proprement ville, avoit le

' nom de cité. Chorierì

Civitas est rire du Celtique Giveythas ; qui estezles Gaulois veut dire société & commerce; parceque c’est dans les villes que l’on trouve l’ùn & l’au-tre. Pezron. .81 Civeythas a été en usage dans ieiGaules, ií y a plus d’apparerice qu’il iiít pris desRomains depuis qu’ils furent maîtres des Gaules,qu’il s’étoit fait de civitas , & qu’il ne signifientque la même choie d’abord. Du niême mot civitass’eít fait cité .. ,

La Cité de Dieu est un livre Composé paf S. Au-gustin contre les Payens. Liber D. Augujlini de Ci-vitate Dei, II a été traduit en partie pat M. Giri del’Académie Françoise, Un des premiers ouvragesqu’on mit fous pressie dès qu’on eut inventé l’Im-primerie, ce fut k Cité de Dieu. S. Augustin y traceune histoire des deux Cités , Tune céleste & l’autreterrestre, M. Du Pin admire plus là variété & l’as-semblage dés choses, qùe ía force & l’émditiondccet ouvrage;

Cité notable '.Nom de k Capitale dé l’îlc de Malte.Elle est au milieu des-terres. Civitas notabilis.

Cité victorieuse. Nom d’une ville de l’Ile de Malte,Civitas vicloriôsa. C’est celle qu’on appeloit autre-fois le grand Bourg. Cé fut. fous le Grand-MaîtteDe la Vallete, que cette place ayant été assiégéepar les Turcs, & la valeur des Chevaliers ayantoblige les ennemis de se retirer après une perte detrënte mille hommes, pouf conserver 1a mémoiredes grandes actions qui s’y étoient passées, oh donnáau grand Bourg ; qui «ri avoit été le principal théâ-tre , le nom de Cité viUorieiifé , qit’il a conservéjusqu’àce jour. Yertot, Hifl. de Malte,Tom, Xlll y

CITEAUXí Bourg dé Lfance dans le Duché de Bour-gogne , aù Diocèse de Châlòns. Cijiercium.

Ce Bourg, qùi est à cinq lieues de Dijon , futainsi appelé , à ce que qùelques-unS croient, à causedes citernes qu’orì y trouva.

Citeáux. Abbaye fameuse , &c Clief d’Ordre ;qui estdans le bourg dont on vient de parler. Cijiercium.Citeaux , ou l’Abbaye de Citedux , a donné quartePapes, plusieurs Cardinaux à l’Ëgíise, & un grandnombre d’Evêques. L’Abbé de Citeaux est Généralde l’Qrdre ; Conseiller né au Parleitìeilt de Dijon,& Chef de dix-huit cens Monastères d’hommes,& de presqu’autant de Maisons de filles. Vingt &cun Moines fefvens du Monastère de Molême enBourgogne dans le Diocèse de Langres ; fondé furla fin dë l’an 10-75 , trouvant que la régie de S. Be-noît n’y étoit point assez exactement observée , ré-solurent avec leuf Abbé Robert daller s’établir ail-leurs. Ces Moines étoient entre autres Âlbcfic ,Odon, Jean, Etienne, Létalde; sec. qui en ayantobtenu la permission de Hugues, Archevêque deLyon & Légat du S. Siège, quittèrent Molême ,& allèrent s’établir dáns un lieu nomrrîé Citeaux ,à cinq lieues de Dijon, dans le Diocèse de CfEN-loris. Ils eùrent le consentement de Gaultier ; Evê-que de Châloris s & de Rainard Vicomte déBeauneà qui la ferre appartenoít, & s’y placèrent le zi«dé Mars 1098 qùi étoit le Dimanche des Rameaux.A la prière de l’Archevêque de Lyon , Eudes, DucdeBourgtígne ,acheva leur bâtiment, qui n’étoitque de bois, les entretint long temps & leurdonna beaucoup de terres Lc de bestiaux, L’Evêquede Châlons donna â Robert lë bâton pastoral, enrqualité d’Abbé, & le nouveau Monastère set ainiicano'niquement érigé en Abbaye. Tels furent lescommencemens de l’Ordre de Citeaux , í> fameuxdans k fuite , & si étendu par toute l’Europe.-L’Ordre de Citeaux eut donc pour Fondateur S.Robert, S. Albcric & S. Etienne. S. Robert est futle premier Fondateur vers la fin du XI ltecle. Etï

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