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Tome second. [BOU - CRA.]
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ques Auteurs disent que S. Bernard lui-même a étéle Fondateur des Religieuses de l’Ordre de Liteaux ;d’autres prétendent que c’est sainte Humbeline ,sœur de saint Bernard , qui en fut l’institutrice.Quoi qu’il en soit , le premier Monastère futétabli à Juilly , dans le Diocèse de Langres, selonManrique , Sc selon le P. Mabillon , l'Abbayede Tart, au Diocèse de Langres , fondé eniuo,par S. Etienne , III e Abbé de Liteaux , Sc nonpar S. Bernard , Sc soumise à l’Abbaye de Mo-lène. Les Cijlerciennes s’appellent en France Ber-nardines. Voye^ ce mot. II y a en Allemagnedes Abbesses Cijlerciennes , qui font Princesses del’Empire. Voye^ fur ces Religieuses le P. Helyqt ,T. V, C. 35 .

OlSTERNE, Voyei CITERNE.

CISTERNEAU. Voye? CITERNEAU.CISTERON. Voyei SISTERON.

CISTIQUE, adj. terme d’Anatomie. Epithète qu’ondonne aux artères Sc aux veines de la vésicule dufiel. II y a deux artères cijliques > qui font des ra-meaux de l’artère céiiaque , qui y portent lesang. II y a aussi deux veines cijliques , qui rap-portent le reste de ce même sang , Sc qui vontse jeter dans la veine-porte.

Le mot de civique vient de vejica , vejjìe, Scselon cette étymologie , qui est indubitable , ilfiudroit écrire cyjiique par un y , Sc non pascijlique. II y a long temps que certains Auteurs tâ-chent de retrancher de notre langue tous les y.II faudroit au moins y laisser ceux qui nous vien-nent du Grec ; d’autres au contraire mêlent les ydans tous les mots qui viennent du Grec, & écri-vent éclypse , au lieu de éclipse. Puisque l’y estune lettre de notre alphabet, il faut l’employer dumoins dans les mots d’origine grecque, où lesGrecs mettent leur ypfilon , Sc ne le point em-ployer où les Grecs mettent leur iota .CISTOPHORE , f. m. terme d’Antiquaire. On donnele nom de Cijlophores aux médailles & monnoiesoù Ton voir des corbeilles , c’est du mot cijía ,qui signifie corbeille ; que ces médaillés ont em-prunté leur nom. Les Cijlophores étoient frap-pées , à ce qu’on croit , pour les fêtes des Or-gies qu’on célébroit en l’honneur de Bacchus.Le P. Panel a sitit un livre exprès pour expliquerles Cijlophores'.

CISTRE, plus ordinairement SISTRE, s. m. C’estun Instrument à corde fort usité en Italie , quia presque la figure du luth , mais qui a un man-che plus long , divisé cn 2.8 touches. Cithara ,

S ijlrum. Í1 a quatre rangs de cordes , qui ont chacun trois cordes à Tunisson , à la réserve du se-cond rang qui n’en a que deux. Ses cordes font ;ordinairement de laiton , 6c se touchent avec unpetit bout de plume , comme celle de la man-dore. Son chevalet est auprès de la rose , 8c lescordes font attachées au bout de la table à unendroit qu’on nomme le peigne. Ses touches fontde petites lames de laiton fort déliées. 11 y a aussides cijlres à six rangs de cordes. On tient qu’Am-phion a été inventeur du chant avec le cijlre.L’analogie du Latin 8c du Grec , d’où le mot decijlre est dérivé , semble demander qu’on écriveJljlre , 8c non pas cijlre ; car en Latin il s’écritpar un s , en Grec par un - --d--/--».

tJCT Cistre. Vieux mot qui signisioítcidre.

C I T.

fsJT CITADELLA. Petite ville maritime de TÎle deMinorque , fur la côte, vis-à-vis de l’île de Ma-jorque.

CITADELLE, si f Place fortifiée de quatre , decinq , ou de six bastions , qu’on bâtit au lieu leplus éminent d’une ville pour la défendre contreles ennemis , ou pour tenir les habitans dans l’o-béissance du Prince. [Jrx. _ II y a toujours une \grande esplanade entre la ville & la citadelle, U u \

GIT

Poète grec a dit hardiment. Jupiter, fermerla porte de l’Olympe , Sc défendez bien ®tadelle des Dieux ; les armes de Rome ontsubjugué. Bouh. ,

Citadelle , s. f. terme de Fleuriste. Tulippo pou pgris de lin 8c blanc. Morin. .£ n w

CITADIN, INE. f. m. 8c si Vieux mot, quiautrefois un habitant d’une Cité. Civis .

Campagnard , Citadin, Voyageur , Soldes’^Courtisan,Financier , Magistrat, MousqU et " ire '

II est encore en usage en quelques villes d sis 1 £pour signifier ceux qui ne sont pas du corps nNoblesse. Le Chancelier de Venise est ordinaire

choses

citadin.

Citadin a aujourd’hui en France quelqueméprisant, 8c veut dire un homme du peuplaCITARIS. Voye^ Cidaris.fCP CITATEtsR. s. m. Quelques écrivains sevis de ce mot pour exprimer celui qui a ^? U i c eípassages, des autorités, des témoignages, ssvun grand citateur. ; nS .

CITATION en jugement, chez les R 01 * 1 'in jus vocatio , c’étoit à peu près ce que nou sIons ajournement ou assignation. Voye{ ceSDans les commencemensle défendeur ^ tolC ,° 0ede suivre le demandeur devant le J âge. Dans ^ vo-leurs assignations étoient libellées commetres. Ce mot dans ce sens n’est plus en usagenous que dans les matières Ecclésiastiques; ^Citation , en matière Ecclésiastique, assignabo ^vant un Juge Ecclésiastique pour assidre qui sPEglife, in jus vocatio. On appelle comme ^des citations , quand un Laïque est cité devaOfficial, lorlqu’il est incompétent. ^jsierf

Citation fe dit aussi de Tordre que le usité»envoie à tous les Chevaliers de se rendre 3en certaines occasions. Acad. Fr. iccd c ‘

Ce mot vient du latin citatio, mot improp re ’ psi»Citation signifie aussi, allégation de <l a ®% gC i$de quelque autorité, ds quelque passage * ■ ( sí Acujus ex scriptore quodam prolatio fmonium , locus , allegatio. Ce livre est P el oU prations. Les Pédans font sujets à faire beaucitations inutiles. Les citations ne sont P^jjpaf'à la mode dans les discours oratoires. jptid

lent en public , bien loin de nommer "f t haf eS '

citations les Auteurs dont les noms font y i t it‘

font u ■

à peine nomment-ils ceux dont les noms j

nus françois. II faut y suppléer par des traso pesignent, & qui marquent bien l’Auteurq° C j cJ jVnomme pas. Mais il est bon d’observer qu e oí \ttions figurées, Sc les périphrases qui ïie ^ eS en cS!place des noms, n’entrent guère que dau s ‘ psisublime : les grandes expressions ne convie*!aux petits sujets. Bouh. II y a moins d’un 1les citations étoient très-fréquentes ; O v! s fietulle venoient avec les Pandectes au sec 0 ^ c jjsig cveuve Sc des pupilles. La Bruy. Ce ^ vs , e f| e s o^ 'd’un si grand nombre de citations , q u equent & empêchent devoir Touvrags ^ pdfBail. Les citations doivent être ch°, S ^gèr e ’. *fréquentes, fur tout dans une langue ctrmoins qu’elles n’ayestt plus de poids & U { i* tC *

que dans notre langue. S. Evr. Costar elde citations Sc de pensées étrangères. $ AÎ

Que tes citations soient courtes & s.V íLl ’

Et n’en change jamais les phrases couj6 e .

j, plus „

II n’y a guère d’Auteurs qui aientTexactítude des citations que M. de ^ ^ sec ^Bayle. Si cette méthode répand un f f tf ppag cresse dans les livres, on en est biende 0 ' tí otn?Taslùrance qu’ont les Lecteurs de n’être p^ ^úC 0Sc par Texemption d’aller consulter a ^opigi» a ^de peine, Sc'fouvem fans aucun fruit» e ,^tt

II seroit à souhaiter que tous les a ^

la même exactitude. Cela coupsroit -

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