COM
72.8 COM
qui soient obligés pour le surplus. M.Le Pe.e$tre ,Cent. 1. c. m. 77 & 82. de l’Ed.de 1695.
COMMODITES, en terme de bâtiment, est unpetit endroit séparé dù reste du bâtiment, ou il y aun stége d’aisance : on í’appelle aussi Lieux , Latrina.
COMMÒÍNE, s. m. se disoit anciennement par lesReligieux qui parloient d’un autre Moine de leurOrdre.
COMMOTION, f. f. Terme de Médecine* Secousseviolente , ébranlement de quelque partie ducorps, causé ordinairement par une chute ou parquelque coup. On le dit particulièrement du cer-veau. Commotio. La convulsion est une commotiondu cerveau. Une chute cluse une grande commo-tion au cerveau , d’où il arrive souvent un contre-coup dans la partie opposée, qui fait Une rupturedes vaisseaux, & une apostème par l’ébranlementde toute la masse du cerveau.
|j£F G’est aussi un terme nouveau de physique ex-périmentale en fait d’Electricité, eh parlant dece que l’on éprouve en faisant une expérience del'électricité. On l’appelle autrement le coup fou-droyant. Le Phénomène de la commotion est desplus extraordinaires , 8c très-périlieux pour celuiqui est le sujet de l’épreuve. Voye1 Electricité.
COMMUER , v. a. terme de Palais. Changer unepeine en une autre. Commutare. Le Roi n’a pasvoulu faire grâce entiere à ce criminel ; mais il acommué fa peine, il l’a adoucie. Cela ne se peutfaire qUe par l’autoríté du Prince. fjiCF M. Pluche aemployé ce verbe dans le sens de transmuer, ter-me de Physique 8c de Chimie. Les métaux ne peu-vent se commuer ni se détruire. II a dit dans letnême sens, natures réciproquement commuables.
Commué , ée, part.
COMMUN, UNE. adj. Ce qui appartient à tous éga-lement , à quoi tout le monde participe , ou a droitde párticiper. Communis. La terre est notre com-mune mere. Dans le siècle d’innocence tous lesbiens étoient communs , aussi-bien que le Soleil 8cles élémens. Le Pape dans l’Eglise est le Pere com-mun des Chrétiens. 11 se fait dans l’Ëglise unamas de nécessités, 8c de fragilités communes ; 8cpar conséquent il faut qu’il y ait un trésor commund’assistance 8c de charité. Flécm. L’Ecriture est leprincipe commun sur lequel disputent les diversessectes qui partagent les Chrétiens. S. Evr.
Commun se dit, en un sens plus étroit, des chosesqûe quelques personnes posiêdent ensemble parindivis, dont les uns 8c les autres ont égalementdroit de se servir. Le s murs mitoyens font communsà deux maisons. Une allée , un passage commun ,un puits commun. II n’y a eu que les Sauvages 8cPlaton , qui aient voulu que les femmes fussent
' communes. Une femme commune se dit aussi d’unefemme prostituée. Proftibulum.
§ 3 * COMMUN se dit aussi de ce qui est propre àdissérens sujets. La vie végétative est commune auxanimaux & aux plantes : péril commun , intérêtcommun.
Nos périls font égaux , nos craintesfont communes,
Seigneur , associons nos cœurs & nos fortunes.
§ 3 * Commun , se dit aussi d’une Société, &c. Capistr.
Commun , se dit aussi d’une Société que l’on Con-tracte ensemble par quelque intérêt d’honneur oude gain. Les Commissaires , les Huissiers , fontbourse commune pour éviter la jalousie de leuremploi. lis se sont associés en une relis affaire ,pour la poursuivre à frais communs , 8c en parta-ger le profit.
Ç 3 * COMMUN se dit aussi de ce qui est en géné-ral , universel , le plus universellement reçu. C’estle bruit commun , l’opinion commune. Res pervul-garis , pervulgatu fama. Les plus communes opi-nions ne sont par les plus certaines, Vulgarisopinio.
Le goût de P amitié ne fe fauroit éteindre tChacun sent qu’il eji doux d’en observer les loue*
Et de tous les mortels de(l la commune voix.
J Vu 1 *
Cette grande roìdeur des vertus des vieux ag íSChoque trop notre siécle , & les communs
Les soupçons importuns , S|
Sont d’un second hymen les fruits les plus
HfZ T En ce sens oh attribue à l’ame uneparticulière qu’on nomme sens commun ,par laquelle le commun des hommes jug e ssonnablement des choses : ou j u gement qu’on Ppar la feule lumière naturelle commune a Whommes. e [[e
§ 3 * Lieux communs , ou de Réthorique ; on a PP ^ainsi les propositions générales , les princif^ . ^néraux d’où l’on prend les argumens 8c so s °ves. Loci communes. , - ^
|CT Dans l’ulâge ordinaire, on appelle lien* ^muns , des matières triviales 8 c rebattues. ->vre est rempli de lieux communs. Se s lèxm° nfont que des lieux communs. : f e,
Commun signifie aussi ce qui est trivial ,
qu’on trouve par-toûr. Vulgaris, tritus , cí ’ ^111s. Cet Orateur dans son discours n’a rien ^ QÍÍ
de commun , rien de recherché, son style ^ aI icommun , c’est un esprit fort commun. ^axiome commun , une notion commune. Le P,^esouffre plus aisément un vice commun , 7^
jus
vertu extraordinaire. Voit, La prononci®bien trompeuse, elle fait valoir les chose* * {e .communes. P. Rap. On ne nous a servi en 0.pas ; que des viandes fort communes. En ce I e v jlgnifie, ce qui n’est pas rare , & qui est aU P ir ts ,prix. Ce Curieux n’a que des tableaux c°f x e \ide peu de valeur, II ne s’habille que de 1 ct at ceplus commune. Les diamans font estimes » ‘
qu’ils ne sont pas communs. ( r[t^ ’
A 3 " Le fréquent usage , dit M. l’Abbé
rend les choses ordinaires , communes , v é®8c triviales : mais il y a à cet égard urt 0gradation entre ces mots qui fait quedit quelque chose de plus usité que vutyfi . c j |i} £à son rouf enchérit fur commun , U ce Uordinaire , ^
II me patoît aussi qu ’ordinaire ê'fíf . coVplus marqué pour la répétition des àâio n ’po^mun pour la multitude des objets ; yul^ ^ t oU'la connoissance deS faits , 8c trivial P?g r ditt^ ft .mure du discours. La dissimulation està la Cour ; les monstres sont communs e" bienles disputes de Religion ont rendu vu% Vdes faits qui n’étoient connus que des cC inií<l uítous les genres d’écrife , il n’y a que ^ plaoù les expressions triviales puissent trou ti ppo^|Ces mêmes mots considérés , non „eti £ ^au fréquent usage, mais relativement aU^Prite des choses , ont encore un ordr^ ts ,"est cCtion , de façon que le dernier de ces Jlui qui ôte le plus au mérite. Ce qui e * _
n’a rien de distingué :ce qui est Je n°
de recherché : ce qui est vulgaire , n a jç b íS 'ble : ce qui est trivial , a quelque
On dit, en termes de Palais, 8C en “
and o*f e0t en
le pere commun des parties , qu<—- ^pere de deux frétés, ou soeurs , q u * f paris ’" ' ’ " , e n
semble. On dit que pat la Coutume d e
mari 8c la femme sont uns 8c comm^^ç cV M^
**A^*.* v» *«* isuiiuc ium U1I5 O- l'V"»r gjUUi*'’" ^
pour dire, qu’ils ont contracté so> cie eS l’tH 1 n8c qu’ils partagent le gain ^\ ì rre l ' fleí ' t ké
l’autte. On dit aussi , qu’un arrêt ^
déclaré commun avec un tel, q ul n . qu’n .; £jpartie , ou avec le défaillant ; pour 1 ' aU ísr