Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
729
JPEG-Download
 

COM

au ffi-bien exécutoire contre lui que contre ceuxa ^ ec qui il a été rendu. On dit aussi , qu’unec «ose est du droit commun , par opposition auxprivilège qui en exempte. On dit aussi , fairepreuve, suivant la commune estimation, suivant lacommune renommée. En cas d’estimation de fruit,0a dit , faire une année commune ; pour dire ,prendre le milieu entre une année fertile où lesjurées sont à bon marché , & une année stérile,011 elles font cheres, pour en faire un prix com-mui1 & mitoyen, & compenser l’une avec l’autre :

ce qu on appelle autrement bon an , mal an. Com-munis,

On dit aussi , en matière béncsiciale , qu’uneProviiìon est expédiée en forme commune ; pour

•í? » qu’elle est expédiée sans grâces , fans pri-deges.

Commun. ( délit ) Voyez Délit.

Commun. ( droits ) Voyez Droits.

Commun. ( Dieux ) terme de Mythologie, D'ùc °mmunes. On donnoit ce nom chez les Romainsa ’ux Dieux qui étoient révérés par plusieurs nations,qu’à ceux qui protégeoient indistinctementa rtn & l’ennemi -, du nombre des premiers étoientJupiter , Vénus , le Soleil , &c. du nombre desç 0 ^ ri d er s, Mars , Bello ne, la Victoire, &c.tc - en terme de Philosophie , se joint auxgénéraux , qui convienhent à diverses cho-jp 5 ou qui renferment diverses espèces particu-^tes. Le nom d’animal est commun à l’hommeco a * a Celui de substance est commun auW PS ^ ^ ^Esprit. 11 signifie aussi , pareil, ou ana-semMe C ~ S ^ eux choses n’ont rien de commun en-

mmun , en termes de Grammaire , est le genrer Uell'=° Iment aUX ^ cux idxes, au mâle 8c à la se-'

Ainiì un nom est du genre commun lorsqu’ilne terminaison qui convient également au mâlea . a l’ eme H e > auteur est du gente commun . On ditqui "a 5 ", 1 Un ^omme, une femme auteur , notrequi clt âs même du genre féminin ; un hommel ’: l , ne ^mme qui, & e .

1 e 8 aï d. des verbes , on appelle verbes corn-is f s \ ceilx qui, fous une même terminaison, ontCo}. Unification active Sc passive,v Mun - en termes de Poésie Françoise, se dit deste] s de dix syllabes, qu’on appelle vers communs ,s que sont ceux-ci de Scarron.

Tel d'un Sènéque affecte la grimace ,feroit bien U Scarron à ma place.

£ a ? n fe sert de vers communs pour les Epîtres, sesPo *«, les Rondeaux, ies Contes, & rarementij s J '. es '.Po'ëmes, les Elégies, les Odes, les Sonnets ;Sua °, 1Vent avoir le repos à la quatrième syllabe ,e lle est masculine, ou à la cinquième, quand^°iUM a U ° e muet qui se perd dans la syllabe suivante.â'ui^'.E^ termes à Géométrie, se dit d’un angle,senjf 0 ^ » A? • d’une base ou de quelque chose de^qui f- e ’ qui appartient également à deux figures,ait une partie nécessaire de l’une 8c de l’autre.dit s jJ^ant des termes ordinaires de la langue, onau x ’ tg s utots communs de la langue, par oppositiondatis i rftles . qui ne font en usage que dans les arts 8csie tem es ^înees. On dit d’un homme mort en peuc ’ns P^ENtre les mains de plusieurs mauvais Méde-pti'est* qu ^ s l’ont expédié en forme commune. Cela'"° Xti tt»N Ue ^ st yl e familier. Acad. Fr.gra nc | ’ au substantif, signifie le général, la plusgué j. 6 P art le des hommes. Ce bourgeois s’est distin-Phe a. c °m m un du peuple. C’est un grand Philofo-tìs } 1 n qui est hors au commun. Non unus ejl è mul-n ° t( t unus d* vulgo, de populo , non vulgarisau raut, pour bien raisonner, élever son espritses Us . du commun. II y a des gens qui n’étant pas

COM

729

«.« A *•

t 0 t'^tniers dans pas une des sciences , passent en

^ f ordinaire 2C le commun . Boit. Le Héros d’uncorne //.

Poème ne doit être ni au dessus du commun des hom 'mes par fa vertu, ni au dessous par ses vices. P. leB oss. Un Prince au comble des grandeurs, est au-dessus des afflictions qui font soupirer le commundes hommes. S. Evr. Les Héros les plus fameux quise signaloient dans les combats, étoient dans la viecivile des hommes du commun qui fe retrouvaientconfondus dans la foule. Id.

U penferoit paroître un homme du commun ,

Si ton voyoit qu'il fût de l’ avis de quelqu’un.

Mol.

Soyeç_ plutôt Maçon , fi c’efi votre talent ,

Qu’Ecrivain du commun, & Poète vulgaire.

B OIL,

On dit figurément qu’une personne, qu’unechose est du commun -, pour dire, qu’elle n’est pasde grand prix, de grand mérite, qu’elle n’a tiende recherché.

Commun , chez le Roi, les Princes 8c les Grands, estun nom collectif, qui signifie les Officiers les moinsconsidérables d’une maison. Principis , Magnatumadministris gradus inferioris. II a mangé à la tabledu commun , dans la salle du commu ^ On nous aservi du vin du commun. II est couché sur l’état enqualité de Chirurgien du commun.

§3“ Commun, en Architecture, se dit chez le Roi,d’un bâtiment avec cuisines 8c offices, où l’o)iap-prête les viandes pour la bouche du Roi 8c lesOfficiers de Sa Majesté.f£CT Dans un hôtel, c’est une ou plusieurs pièces oùmangent les Officiers 8c les Domestiques.

|$3“ Chez le Roi, on appelle grand commun , lesoffices 8c cuisines destinées à la nourriture de laplupart des Officiers de la Maison du Roi.

|JCT Et petit commun , quelques Officiers détachés dugrand commun , pour la nourriture de quelquesOfficiers privilégiés de la Maison du Roi.ffT On appelle aussi grand commun , un vaste corpsde bâtiment où les Officiers travaillent, 8c qui estdestiné pour leur logement. Pars eeiium regia-rum Officinis dejiinata. II est logé au grandcommun.

Commun, en termes de Bréviaire, se dit d’un Officegénéral institué pour tous les Saints d’un mêmeOrdre , d’une même classe , pour y prendre lesPseaumes, Leçons, Hymnes, Antiennes 8C Orai-sons , quand l’Eglise h’a point réglé d’Office par-ticulier. Officium commune. Le Commun des Saints,le Commun des Apôtres, o des Evangélistes , desAiartyrs, des Vierges, des Docteurs, des ConfeAsents.

Commun de paix , terme de Coutume. Droit qui ap-partient au Roi, comme Comte de Rhodès, dans leComté de Rouergue. Ce droit se léve sur les hom-mes, fur les bêtes, fur les moulins: il a été établipour maintenir la paix, 8c empêcher les guerresprivées qui désoloient le pays , 8c qui ne purentcesser que par l’autorité 8c la puissance du Roi.Commun, en sc dit adverbialement, pour dire,en communauté. [Communiter. Ils poííedent cetteterre en commun , par indivis. Ils ont mis tout leurbien en commun , ils vivent en commun.

Commun se dit proverbialement en ces phrases. L’ânedu commun est toujours le plus mal bâté ; pour dire,que personne n’a soin que de ce qui lui appartienten propre, 8c néglige le bien public. On dit aussipar la même raisoh, qui sert au commun , ne sertà pas un. On dit, entre amis tous biens sont com-muns : 8c on dit plus généralement » en ce mon etous les biens sont communs ; il n’y a que les moyende les avoir. On dit aussi qu’un homme vit u ecommun , lorsqu’il est ccornifleur, q u J n a pointd’ordinaire, 8c qn’il vit sur le tiers 8c for le quart.COMMUNAGE. f. m. Foyei Communes Lc Com-munaux, _ _

Z Z z 2