COM
5 ^? On dit d’une viande trop bouillie, qu’ctle estcompote.
On dit populairement avoir les yeux , le visagecompote., meurtris de coups.
. ,H me prend des tentations d’accommoder sonvisage à la compote. Mol.
COMPOTIER, s. m. Vase qui sert à mettre desC(^\T° tes ^ fruit, ou des confitures.
MPOU } p m. terme de Relation. Cour Souve-raine de Pékin & de l’Empire de la Chine, Lc Com-P ou ordonne des ouvrages publics Sc des bâtimensle Comte.
MPREHENSEUR , f. m. terme de Théologie,reature raisonnable dans l’état du bonheur cter-nel p qui jouit de la vision béatifique, de la vuec raire & intuitive de Dieu. Ccmprehenjor. Les C0//2-Pcehenfeurs voient Dieu, 8c voient tout en Dieu.u fi Comprêhenj'eur n’a point de crainte de perdrebonheur dont il jouit.
Ce terme , qui n’est point usité en françois, nee dit pas des bienheureux , parce qu’ils compren-ne nt Dieu ; Dieu ne peut être compris par la créa-tUl j? ; mais parce qufils ne font plus clans la voie,qu ils sont arrivés au terme de la béatitude. Com-P Te henderunt finem ,■ terminum beatitudinis.
Ce mot vient du latin comprehendere , dont|-Paul se sert. 1 Cor. IX, 2.4-,8c Philip. III, nr 1 3 5 pour exprimer la victoire d’un Athlète, quiexporte le prix à la course , &c qui rapplique
P ar métaphore à un homme qui entre en poíseísionde la eloire. ’ ■
COMPREHENSIBLE, adj. de t. g. qui peut être, compris. Terme particulièrement relatif aux ob-îcts dont l’esptit peut connoître la nature. Com-prehensibilis. Vq>yez le mot Comprendre. H ehordinairement employé avec la négative. Cela n estpas compréhensible. Les choses trop abstraites nefont pas compréhensibles.
tzF- COMPREHENSION, s. f. Ce n’est pas pcéci-sément, comme le disent nos Vocabulaires , la fa-culté de concevoir , mais celle de comprendre ,c’est-à-dire , - de se faire des idées conformes à lastature des objets. Comprehenfio. La compréhensionoppose un esprit pénétrant. On dit d’un hommequ 1 il a l a compréhension aisée, facile , ou qu’il eh dedure compréhension. Cela ne signifie pas qu’il con-ǰit facilement les choies, mais que , par l’atten-ston 8c la réflexion , il les approfondit, & se faitdes i4,c eS conformes à la nature.
^préhension se dit, dans le style didactique ,
- d’im HENS °, ir - r hquelle on connoit d une, Un e connoissance pat taqucn Comore-
chose tout ce ciu’on en peut connoître. Comp r ehenSo. Ce mot en ce sens, n’est en usage qu enThco-lo SÍe.’ §3* Ainsi c’est ^ que la compréhension esvT'ystères est réservée à T autre vie.
^ Compréhension, en Rhétorique, tropepa ^on donne au tout le nom de Dr ^ ^la partie le nom du tout , ou - i terr niné.r^’^bte déterminé pout un nom nrendre.
C >PRENDRE. V. a. 11 se conjugue co Ee prenu^Contenir ou renfermer en soi. . Comp - , |
lr md E- 1 M ,r ieS r,S*» Si ;
D terre comprend les quatre 1 - Romain
stciea & R nouveau monde. L ’ o., I : nU rd , hui.
^Prenait la plupart des Royaumes nau our d 1
P Eur °pe comprend plusieurs grands Royaume . L■ ^çe, plusieurs provinces ; chaque^Netalìtés ; chaque Généralité, des ^âi ^ ^
Me Election, des Paroisses, des Villes, des L d
H °stìed?t e , S dansle même sens, des choses morales.,^ îuftìce en général Comprend toutes es ,
-* ?,Philosophie comprend D Logique, D Mo ra -ctaphyfque 8c la Physique, L’Hìstoite Natu^Psiprend le Règne animal, le Règne vegeta$-s, C £ ne minéral. , . r ; ïe
Comprendre signifie quelquefois exprune ,
M'nóon d’une chose à la suite de plusieurs au11 tel a été compris dans le rôle des tailles.
COM 7sf
compris dans ces inventaires piusieus* effets qui 11’ap-partCnoìent pas au défunt, il a compris dans ionbilan toutes ses dettes actives & passives. TelPrince n’est point compris dans le Traite. Dailáce que je vous abandonne, je ne comp'rens pas relié& telle choses
fCT Co;mprendre , dans le sens figuré, signifie avoirune connoiíìànce exacte d’une choie. Comprehen-dere , mente , cogitatiçgie, anìifto còmplecli. II y a desquestions métaphysiques qu’il est difficile de com-prendre. Nous rie saurions comprendre les mystères' de la Religion. Nous ne pourrions pas nous porter àcroire ce qui est au dessus de notre raison , si la raisonmême ne nous avoir persuadé qu’il y a des chosesque nous faisons bien de croire, quoique nous nelofons .pas encore, capables de les comprendre),Port-R. En disant que Dieu ne peut faire ce quenous ne pouvons comprendre , -c’est íë figurer quenotre imagination a autant d’ctendue que la puis-sance. S. Evr. La plupart des hommes estiment cequ’ils.ne comprennent pas, & révèrent comme desmystères tout ce qui les passe. Maleb. II y a beau-coup d’adreílë à laiífet comprendre certaines choses,lans les dire. Ch. de.Mer,fsiF- Comprendre, c’est appercevoir la liaison desidées dans un jugement, ou la liaison des propor-tions dans un raisonnement. C’est se Dire des idéesconformes à la nature, des objets présentes.
|siT Sc faire des idées conformes áux objets présen-tés , dit M. l’Abbé Girard, c’est la lignification com-mune des mots entendre , comprendre , concevoir :mais entendre marque une conformité qui a pre-cilëment rapport à la valeur des termes : com-prendre en marque une qui répond directement àla nature des choses-qu’on explique : 8c celle qu’ex-prime le mot de concevoir , regarde plus particu-lièrement Tordre & le dessein de ce qu’on se pro-pose. Comprendre paroîr mieux convenir en fait deprincipes, de leçons, de préceptes, de connoisilances spéculatives. Ces choses se comprennent. IIest difficile de comprendre ce qui est abstrait. Lafacilité de comprendre designe un' esprit pénétrant.Tout le monde ne comprend pas ce qui est relevé.
On dit d’un homme qui a une conduite extra-ordinaire & bizarre, ou qui fait des choses quiportent dans l’esprit quelque sorte d’étonnement,de surprise, qu’on ne le comprends. Àcád. Fr an.
Mais en vain à l’esprit croît-il se faire entendre ,Si, sans être savant,je ne puis le comprendre.V ill.
Comprendre , en Théologie , a une signification par-ticulière ; il veut dire, connoître une chose autantqu’on peut la connoître : c’est en ce sens qu’il seprend lorsque les Théologiens demandent íi lesbienheureux qui voient Dieu clairement cians leCiel, le comprennent. Comprehendere ; les Théo-logiens disent rem aliquam totam <S’ totaliter cog-nojeere. En ce sens - là les bienheureux ne com-prennent point Dieu , parce que la connoissancequ’ils ont de- Dieu seroit infinie, ce qui est im-possible. ftCT Ils connoistënt de cet Etre infini toutce qu’en peut connoître une créature finie.
COMPRIS, ISE. part. II a les significations, de sonverbe , en latin comme en françois.
Y compris , non compris. Espèce de formule donton sert, pour dire, en y comprenant, sans y com-prendre. II a dix mille livres de revenu , y comprisles profits de fa charge, non compris la maison où illoge. Acad. Fr.
COMPRESSE, f. f. terme de Chirurgie. C’est un lingeplié en plusieurs doubles , qu’on met sous les ban-dages , pour empêcher que les plaies ne saignent,on ne,.s’enflent , ou pour y arrêter les urne icamens qu’on y a appliqués. Penicillum, penictUus ,splenium. Schulter dit, dans son Jrmam.C urur .que les Anciens composoient D s compresies etoupe cardée, ou de plumes cousues entre deuxlinges, & qu’ils ses appeloient coussinets ou plu-
maceaux. C C C c c ij