<7 ^6 C O M
Ce mot vient du latin comprimere , presser for-tement. ,
COMPRESSIBILITE, f. f. terme Didactique. Qua-lité d’un corps qui peut être comprimé. Compres-Jibilìtas. La comprejfìbihté de l’air est la cause deion élasticité, de í'on ressort. On peut voir leseffets de la comprejjibilité & de la dilatabilité del’air dans un mémoire de M. de Réaumur fur lesThermomètres de Cannée 173t.
COMPRESSIBLE, adj. Qui est capable de compres-sion. Quod comprimi potes. L’air est compressible ,Peau ne Test pas, ou l’est très-peu.
Ce mot vient du latin comprejfibilis , mot im-propre.
| 3 ° COMPRESSIF, IVE, adj. terme de Chirurgie,qui s’applique à ce qui sert à comprimer. On metun bandage compressis fur l’ouverture de la veinepour empêcher le íang de couler. On met un ap-pareil compressis fur les plaies pour y tenir lesmédicamens appliqués.
fssT COMPRESSION, f. f. terme particulièrementd’u sage en Physique où il signifie Faction de com-primer , de serrer tin corps , de forte que ses par-ties se rapprochent les unes des autres, 6c qu’iloccupe moins d’espace ; ou l’effet qui est produitdans ce qui est comprimé. Comprejsw. L’eau pur-gée d’air est incapable de compression. La compres-sion de l’air par son propre poids est surprenante.Le degré de compression où il peut être porté parle secours de Fart, est bien plus surprenant en-core.
A 3 Dans ce sens ce ìnot est synonyme à conden-sation , Les Encyclopédistes prétendent cependantque la compresîon est proprement Faction d’uneforce qui presse un corps, soit qu’elle le réduiseen un moindre volume ou non ; 6c que la conden-sation est l’état d’un corps qui par Faction de quel-que force est réduit à un moindre volume. Ainsices deux mots expriment, F un la force , l’autrel’effet, qu’elle produit, ou tend à produire.
Compression du cerveau. Terme de Médecine,par lequel on désigne un accident qui survient dansles fractures du crâne & dans les coups qu’onreçoit à la tête, lorsque que quelques vaisseauxviennent à se rompre , 8c versent le fluide qu’ilscontiennent. Ce fluide extra vase, comprime la subs-tance du cerveau, 6c trouble ses fonctions. Accidentsouvent mortel, auquel on ne peut remédier que parles saignées du pié 5 c par l’usage des délayans pro-pres à résoudre Fhumeur extravasée , quelquefoismême par l’opération du trépan.
IìCFCOMPRIMER. v. a. Presser un corps avec force,demanière que íes parties se trouvant f lus près les unesdes autres , il occupe moins d’espace. Comprimere.L’air que l’on comprime dans les arquebuses à vent,íàit presque autant d’effet que la poudre.
fÇT Comprime , ee part. Compressus ,
Ì£T COMPRIMÉ , terme de Botanique. Qui portela même empreinte des deux côtés opposes, Voye £
FeUIIIE.
COMPRINS , INSE. Vieux mot , pour compris,comprise»
fsT COMPROMETTRE, v. n. qui se conjuguecomme mettre. Faire un compromis , consentir ré-ciproquement par acte de se rapporter au jugementd’un ou de plusieurs arbitres, fur un différend , unprocès qu’on a ensemble, ou de payer une sommedont on convient. Compromittere , compromissumfacere. Ces deux parties ont enfin compromis detous leurs différends entre les mains de deux arbi-tres. Ils ont compromis fur tous les chefs de leurprocès.
Compromettre est aussi actif, 6c signifie exposerquelqu’un à recevoir quelque chagrin, quelque dé- \goût, soit en fe servant de son nom, sans sonaveu, soit en l’embarrassant dans des affaires. Jeménagerai si bien les choses, que je ne vous com -.promettrai pas. AcAd. Fr.
Qn dit à peu près dans ce sens, compromettre
COM
son autsrité, fa dignité, l’exposer à recevoir qnelqusdéchet, quelque diminution. Voyeç_ CoMPROi* 1 •|Gr Se compromettre , se mettre au hasard , S cposer, exponere se , adiré perculum , venir ediscrimen.
§ 3 " Se compromettre , signifie aussi, avoir des <3relies avec ses inférieurs. Vtnirein controverj 1 ’Un honnête homme ne doit pas se com P r 0 ss í. avec des coquins, ni un maître avec íès domemqCompromis, ise , part- _ ..
fCFCOMPROMIS. f. m. Acte par écrit, signé desries, par lequel elles conviennent d’une ou de P ^sieurs personnes pour décider leur différend ouprocès, 6c promettent réciproquement de s’en tenleur décision,fous quelque peine pécuniaire,concontrevenant, laquelle doit être spécifiée dans ls ^Compromissum.Ccux qui font choisis par les P ar eSconséquence d’un compromis , font appelés art» 1bien differens des arbitrateurs ou aimables C oin Fsiteurs. Voye^ ces mots. Leur décision, .
arbitrale. On peut appeler d’une Sentence arbitt £mais l’appel interjette emporte le payement apeine, fans retour, en faveur de celui qui iC p, te (.à la Sentence. Mettre une affaire en compromit >fer, faire , passer , signer un compromis. Les cûrn s^ smis doivent porter un certain temps, & ul ? e / rJ iipayable par celui qui ne voudra point acquis ^jugement. Les compromis se doivent mettre ent . £ fâ j.mains des arbitres.!!n compromis est inutile,o° a ^son des parties qui compromettent,ou à raison d e fqu’on prend pour arbitres,ou à raison des cause 5 P ^lesquelles on fait un compromis.]]n esclave ne kfaire de compromissam l’aveu de son maître,ni uB C.pille fans Fautorité de son tuteur, ni une sewweles affaires d’autruì. On ne fau roi): par un corup sU ^prendre pour arbitre un esclave, un pupiH e \ $sourd, un muet, ni celui qui est Juge natU . r ce [iiíl’affaire pour laquelle on fait un compromis , nL^ tqui a intérêt dans l’affaire, ni un mineur de d,ans, ni un laïque dans une cause purement y-siastique , à moins qu’on ne l’air choisi c 0 Ít s e ISment avec une personne Ecclésiastique, Acompromis n’ait été passé par autorité du S$? eEcclésiastique. Les choses pour lesquelles on ,
faire de compromis font une restitution en yune cause de mariage, une affaire criminelle^;question d’Etat, & généralement toutes se 5 jeîoù il s’agit plutôt de l’intérêt du Public ,
Particuliers. Inst. dit Droit.
-gti
On dit aussi au figuré, qu’il ne faut pointson honneur en compromis ; pour dire, al1 sjM'Honorem , famam, auRoritatem in periculicere. Mettre quelqu’un en compromis avec 1,11 ei*le compromettre. On ne doit point se lîl ^ 0 jí d? 5compromis avec ses inférieurs ; pour dite, sfi í!iquerelles avec eux. Contendere , rixari ; í'
controversiam cum aliquo. Mettre en compj)egnifie aussi , mettre en balance , contedsaliqua cum aliquo contendere. 11 mit toutes ifen compromis. V aug. Alexandre ne pouvoi 1 ^ 1®qu’il y eût une nation qui lui mit en cotflp*^ c ofl'titre d’invincible. Id. Est-ce ainsi qu’on m et .jj £ s #promis dev ant la raison humaine, les m ei:Vla puissance de Dieu; Péliss. ^
On dit aussi compromis en matière bén c frc’est un acte par lequel ceux qui ont droit /entransmettent à une ou à plusieurs perso 0 Jitf ^tr’eux le droit d’élire un sujet capable < d eí í ( l eS ^ ebénéfice , ou une dignité. Ainsi, on dit fl 1 ? setstsi?rions de Prélats font faites par compromisse njdes électeurs lie pouvant Raccorder » j^le<stso n ’pouvoir à quelques-uns d’entr’eux de fh^^s dí§^'en les obligeant par serment de choisit I e FRem a li cujus arbitrio , judicio permitti' fû ffiilt efe ’Ce mot, compromis , vient du latin p cha clJpromettre, 6í de la préposition cumt ^ j e s fn eIíl ôde ceux qui font un compromis promettn à'est ^ -choses, s’engageant aux mêmes c st°r el jíspr®meste cslymune, mutuelle de
:lît