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Tome second. [BOU - CRA.]
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•tiges rampantes fur terre, rudes au toucher, pleinesde suc , & de la grosseur du doigt. Ses feuilles fontsudes, alternes , pareilles à ceHes du melon, maisplus rudes , plus anguleuses, & un peu plus amples.Des aisselles de plusieurs dc ces feuilles naissent'lesvrilles Sc les fleurs. Ges fleurs font jaunâtres, évasées,découpées en cinq , & de demi-pouce environ dediamètre. De ces fleurs, quelques-unes font stériles,Sc d’autres nouent. Ses fruits font verts d’abord ,fermes, comme épineux, un peu alongés Sc un peucourbes. On les confit au vinaigre * & dans cet étaton les nomme cornichons. Dans leur maturité ilsfont longs de plus d’un demi-pié , épais dc trois àquatre pouces , couverts d’une écorce jaunâtre oublanchâtre, & fort inégale , Sc remplis d’une chairblanchâtre, aqueuse , douceâtre , divisée dans sonmilieu en trois ou quatre loges, remplies de semen-ces ovales pointues. Ces semences font du nombre■des semences froides majeures. On mange les con-combres en Eté, & on les sert dans le potage, ou enfricassée. Ils font raíraîchiíîâns.

Ce qu’on nomme concombre serpent , cucumis jle-x no jus , ou cu cumus anguinus , ne diffère du pré-cédent que par ses fruits, qui font longs , menus,Verdâtres, Sc pliés de manière qu’on diroit que c’estle corps de quelque serpent. Sa chail est blanche Scdouce.

Le concombre sauvage, cucumis Jilvesris , Jì,ve aji-nius , se fait assez reconnoître par les tiges qui fontcourtes : pat ses feuilles qui font plus pointues, plusvelues, plus charnues, & blanchâtres : par les fleursqui naissent par bouquets ; Sc par ses fruits qui nefont guère plus gros que le pouce ; ovales , verdâ-tres , chargés d’un poil rude qui les rend velus. Cesfruits dans leur maturité se détachent de leur pédi-cule , avec une élasticité surprenante. Ses semencesen même temps font chassées avec impétuosité horsdu fruit. Ce fruit est très-amer au goût, d’une odeurVireuse, assçz désagréable. Ces semences font apla-ties , arrondies, plus petites que celles de la colo-quinte*& noirâtres dans leur parfaite maturité. Cetteplante vient auprès des masures, & le long des che-mins. L’exttait de ses fruits se nomme claterium ;c’est un des plus violens Sc des plus puìssans purga-tifs que nous ayons dans les végétaux. Un ou deuxgrains de cet extrait purge St fait vomir. Sa racineest émolliente Sc fort résolutive.

Jean Sttuys parle dans ses voyages d'uh concombreVelu qui croît vers la partie Occidentale du Volga ,& qui semble ronger toutes les herbes qui font autour de fa tige ; il dit que ce fruit a la figure d’unagneau avec les pics, la tête 8 c la queue de cet animaldistinctement formés, d’où òii l’appelleen MoscoVieBonnoret oú Bonare^, c’est-à-dire,/>eíir agneau ; qúesa peau est couverte d’une laine, ou d’un duvet fortblanc j Sc aussi délié que de la soie ; que les fac-tares Sc les Moscovites en font grand état, Sc qu’ilen a vû plusieurs dans leurs maisons qu’ils conser-voient ; qu’il croît fur une tige d’environ trois piesde haut ; que l’endroit par où il tient est une espècede nombril sut lequel il se tourne Sc se baisse vers lesherbes qui lui servent de nourriture, se séchant &se flctriíîant âussi-tot que ces herbes lui manquentque les loups Paîment Sc le dévorent avec avidité ,patee qu’il ressemble à un agneau j qu’on l’a assuréque Ce fruit á effectivement des òs, du sang , de lachair, d’où vient qu’tìn Rappelle dans le pays Zoo-phite, c’est-à-dire, plante animale. Voye?^ agneau.

Cucumis, selon Varron, a été dit à curvore. Cucu-meres , dit-il, quas curvimeres. L’éthymologie deScallgeraplus de vraisemblance, quand il tire cefruit du grec * »

Les Turcs ont a Constantinople de petits concom-bres , qui se mangent cruds avec du lel durant cinqmois de l’anriée , & dont la quantité ne fait po ; nrde préjudice à la santé comme en France. D u Loir,

. M a "- 84.

Concombre. Sorte d’insecte matin , qui a du rapportau concombre de terre. Rond. Af C’est un petit pois-

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sonde la longueur Sc de la grosseur du doigt ,de quelques tubercules, qui a la couleur &c 1 càx\ concombre, . j

CONCOMITANCE , f. f. terme de Théologie, <l u .

signifie accompagnement. 11 te dit d’une

choie qui

esttonco~

* 0*7- r r° ..— - a. u princi-

va de compagnie avec une autre , qui eu Ç , a

paie. Concomitantia ,Jocietas , communio- dedoctrine àl’Eglite , le sang de j esus-Chiin e ^les accidens du pain , comme le corps se trouveles accidens du vin par concomitance. La chantetraîne toutes les autres vertus par concomitctijjj , iCONCOMITANT , ANTE , adj. terme de T beoi^gie. Qui accompagne. Concomitans. La grâce co * ^mitante , celle que Dieu nous donne durant le c0 ;‘de nos actions, pour les faire, Sc les rendre mtoires. La grâce concomitante est différente > _

moins par rapport à l’effèt, de la grâce prévens ^la grâce prévenante prévient faction , & n °donnée pout nous porter à la faire, la grâcemitante accompagne Faction. ,

Concomitant ie dit quelquefois en ge° e jtout ce qui accompagne. II n’y a rien dans ^qui n’ait son commencement, son milieu ^ 3 ue pmême des avant-coureurs Sc des lui tes , & etlque forte, un cortège d’accidens préliminaires,comitans Sc lûbséquens. Mèm. de TreVì

On le dit dans le même sens en Médecine. ^CONCORDANCE , f. fl terme de Grammairesla construction régulière qui lé fait des n0l jc ;oiimême genre , cas Sc nombre j Sc des ver ] ,cS 0l jdleurs temps 6c leurs personnes. Manière d a ctous ies mots les uns avec les autres, selon f Sde ialangue. Legitima verborum sruBura,o orl j^ c i.tio, Cet enfant n’en est encore qu’à la ConterConcordances , au pi. se dit des Livres ou *^^«1mières règles de la Syntaxe sont enseignées-

lui acheter des Concordances. Acad. Fr.

Co^

IJCT Concordance signifie aussi rapport ,nance , Convenientia. II y a une merveillemC^ #dance entre les Evangélistes. La matière, ia cC i(tla concordance du discours reclament con 1leçon, Critiq. du Dict. de Bayle.

|KF On le dit cn ce sens, des Livres qui sont fêSmontrer la concordance des Écritures , descoutumes. La concordance des Evangiles. n airíConcordance de la Bible , est un grand V lCde la Bible, où l’on a mis pàr ordre alp* 1tous les mots de la Bible , asm de lesférer ensemble, Sc de voir par ce moyen 5 qo/cs ’même signification pat-tout où ils sont el í ji>‘ (íSBiblïorum concordantia. Ces sortes de ^° r ‘p. L p c(ont encoïe un autre usage, qui est d ’’ 11 .passages dont on a besoin , lorsqu’on ne I e *partie, ou que l’on veut s’assuret du li^ >pitre où ils se trouvent : ce qui est d’uncours pour les Théologiens & pour les P r3 p° 1 '^Le Cardinal Hugues employa 500 R c ^ ní les Çf‘,{aire la Concordance de la Bible. Les été r Lcordances , qu’on appelle d’Angleterre,parles soins & le travail de Jean D eí .

l’Ordre des Frères Prêcheurs. La C° flC ^ e p ‘Zamora,pour être faite avec plus d’arr e° e fl f‘de soin , n’en est pas plus utile ; maiscomplète. . - s ? il 1

Outre ces Concordances qui font H 9 | Ja d’Hébraïques, faites pat le R. fvlati° c raC jn e 1imprimées àBâleen 1541. C’est chsj/jcíbraïque , partagée en ses différentes ^ {0 ;p ‘jf s ,& sous chaque signification tous les ^ ^ |i e scriture, où elle se trouve selon Votât p 0 nt cC ^Les m c i 11 eu res Concordances hebraso 11 ^’_ II ^Jfde Buxtotf, ouvrage véritablement e3 u I e ^Concordances grecques que fur le ’p° nC or^ ílJlCC 5 <o'ment.Nous as'ons fut l’Ancien les ^ pas ? eKirker, ouvrage très-utile, mais q Ll1 pictio° n ,‘ c ^prement une concordance , mais un ^ } c econcordantiel. '■’ :I «..mie de pa- .. , aC pa rà-dire, que ce

s’íl est permis de pJ* ïqU essont les dictions h ^ j nie^

dre alphabétique, Sc dessous toutes