Band 
Tome second. [BOU - CRA.]
Seite
778
JPEG-Download
 

77 8 CON

porte à un bien permis, elie n’est point mauvaise ;si elle nous porte vers un objet ou un bien sensibledéfendu , ou l’on consent à ses mouvemens , oul’on n’y consent point. Si l’on y consent, le con-sentement est un péché & la rend mauvaise. Sil’on n’y consent point , ses mouvemens quiRappellent premiers mouvemens > ne font point despéchés , ou ce sont des péchés seulement matériels,8 c la résistance qu’on y apporte , le refus de con-sentement est méritoire. Quand Dieu nous défendla concupiscence , il ne nous défend pas de sentirses mouvemens, mais d’y consentir. Quoique laconcupisence , dans l’état présent, soit une suite dupéché, elle est néanmoins naturelle à Phomme , &un apanage de fa nature. Elle lui est donnée, com-me on l’a déja dit, pour fa conservation. '

CONCUPISCIBLE , adj, terme de Philosophie ,qu’on joint , 8 c qu’on oppose à irascible .,II lé jointtoujours au mot appétit concupiscible , qui nousporte vers un bien sensible , vers un objet qui nousplaît. Appetitus qui concupiscit , concupiscibilis.L’appétit concupiscible nous porte à souhaiter, anous procurer le bien ; l’irafcible à fuir le mal, ànous en défendre.

CONCURÉ. f. m. Prêtre chargé avec d’autres du soinde la conduite des âmes d’une paroisse , avcc unpouvoir égal, 8c non pas simplement comme Vi-caire. Le Pape Clément VII érigea à Trévoux unChapitre en 1515. II est composé d’un Doyen quiest Conseiller-né du Parlement , d’un Sacristain,Le de dix Chanoines , tous Concurés de la ville. M.Piganiol de la Forge , Noisv. Desc. de la France ,édition de 172.1, r; 1.

CONCURREMMENT, adv. Par concurrence, d’unemanière contraire 8 c opposée au dessein l’un dePautre. Certatim. Ces deux bourgeois briguentconcurremment l’Echevinage.

Concurremment , en termes de Palais, signifie aucontraire, conjointement 8 c également, ensemble,faisant de chaque côté la même chose. Pariter ,simul & eodem moio. Ces deux créanciers, qui ontmême hypothèque & même privilège, recevrontconcurremment les deniers à proportion de leursomme. Les cohéritiers doivent contribuer éga-lement 8 c concurremment au payement des dettesde la succession, eu égard à la portion qu’iis yprétendent.

Quelques recherches qu’ils aient faites concur-remment , il ne leur a été possible de rassemblerque trois exemples qu’ils puissent hazarder. Nor-mant.

CONCURRENCE, f. f. Prétention réciproque dedeux ou de plusieurs personnes à une même charge ,dignité ou autre avantage. Aùmulatio ; certamencompetitorum , rivalium . La concurrence est sou-vent cause de l’exclusion de l’un 8 c de Pautre desprétendans. Entrer en concurrence, être en con-currence.

Ne sont-ce pas ces fatales concurrences , qui en-tretiennent entre les familles des défiances , deshaines, des animoíìtés éternelles î Concurrencesnon-seulement entre maisons 8c maisons, mais enrreparticuliers 8c particuliers , non-seulement entre lesgrands , mais entre les petits ; non-seulement entreles séculiers , mais encore entre les réguliers.Bourd. Exhort. / 7 , p. 37a.

Concurrence Te dit aussi pour signifier Faction dedeux ou de plusieurs personnes qui concourent,& s’umísent ensemble pour produire un même esset.Concursus. Le Poëte doit prudemment ménagerle merveilleux , asin que la concurrence d’un Dieun’assoiblisse pas celle du Héros. P. le Boss.

Concurrence , en termes de Jurisprudence, est uneégalité de droit, d’hypothèque, de privilège quediverses personnes peuvent exercer fur la mêmechose. Juris cequalitas. Dans les distributions desdeniers on ordonne que ceux qui ont même droitseront payés par concurrence au marc la livre.

Concurrence signifie aussi certain payement jus-

CON

qu’auquel on doit parvenir pour être qustrê ^ ^dette contractée. Certa quaedam ac determinatu)ma ultra quam non erogetur supra. Les denier Fvenans de la vente de ces meubles feront P‘iau propriétaire juí'qu’à la concurrencequi lui sont dûs, c’est-à-dire julqu’à 00somme soit remplie. . . fc

Concurrence d'Offices , en termes de Breviai^^ ^dit lors qu’aux secondes Vêpres d’une fête ôo u .fe trouve un antre Ossice de fête de même or r _doit fe célébrer le jour suivant. Concursu 5rentia. II y a diverses rubriques

bien ordonner son Office

corittU

a obfileí

soit pour les lTin

oiir

rions, soit pour les commémorations , so ir P ^ UJCconcurrences des fêtes. Pour l’ordinaire

oaào

fêtes font également solennelles , on dit 1 £S

de la première jufqu’au chapitre , 8c de W ^q-depuis le chapitre jusqu’à la fin , avec cotf 11 ^ i uSration de la première : quand il y en a u ‘ te jsolennelle que l’autre, on dit ies Vepre? ,entières de la plus solennelle, avec ou fan? ^mémoration de la moins solennelle, suiva 111gré de solennité de ces fêtes comparées euNVoyet^ les Rubriques du Bréviaire, Gavant 115 ’ u,

CONCURRENT , ENTE. f. Qui a latention qu’un autre à une même charge, “f $

avantage. Competitor , rivalis. 11 prêtecette riche héritière , mais il aura bien j^ílîcurrens. La puissance souveraine ne veut u c yconcurrent , ni de compagnon. Octavien r ^ 0l i-reux de fe délivrer d’un concurrent aussi r j 0 ;stable que Marc-Antoine. Là fe voient ^ eS ^ o 0t’de Carthage, cette fière concurrente do $Port-R. La plupart fe consoîe-roient do j e ^grâce, fi leurs concurrens n’étoient pas P 1Ureux qu’eux. Bouh.

Concurrent fe dit proprement d’un homme a - 0avec un autre dans la lice , dans un carrons^ Je?un tournois. II remportoit presque tous le? P . J’rcarrousels, où il avoir d’ordinaire YhoQ° evoir son Prince pour concurrente P, V&Jl ço#

&T CONCUSSION, f. f. Abus que fait de evoir un homme constitué en charge, enou en commission , pour exiger au-delà f ^0lui est dû ; pour extorquer de ceux fur qssi,ou son emploi lui donnent quelque aucoriQ ^ Á i1,gent ou autre chose au-delà de ce qui A 1 'Repetundarum crimen. Accuser quelqu’ 1111 ...cuffìon. Repetundarum accusare , repe tufs.lare. L’accusation pour crime de concsr 'être intentée non-seulement par la P art!< L|e c .mais encore par les Gens du Roi, patee ^ 0 sun crime public cn France. La concuffion c d*due par l’Ordonnance de Moulins, pa f “,,5 P 3 ^Blois 8c d’Orléans, 8c par divers Règ^, c 0 ’ 11 *ticuliers qui concernent différentes chat?

missions ou offices. , Aeí^ e

à*. ■A\i í '

§3“ La concujsîon étoit autrefois punis ""^10supplice : aujourd’hui cette peine est ^ p e>Quand Passaire se poursuit civilement'.est la restitution du quadruple de ce ^torqué par menaces 8c par autorité- ^poursuite de ce crime se fait par la voix ^ ^

8c de l’insormation , la peine est plus f s3

vant les circonstances.

'^CONCUSSIONNAIRE, f. m. Officies’^ 1 ) 5 ’

_ t_ 1 î _ _ 1 - -1 7 _ - r ' . ArtC C 0 _

Ut

public, en général celui qui fair de? c e ,ptï

_..ï_:_ ’j.n 1- __ ^ A?\,P- r i

COU^

qui exige au-deià de ce qui lui est

rum reus. C’est un concussionnairepublic.

CONDAMNABLE, adj. m. 8c f. Qui

condamné. Damnandus , condemnant 1 .position est hérétique, 8i condamna.

àU tr ° F

'rite st’ ítr<Jjettes 10 '

con'

O d’un fi grand service ou

«M*. . .

Des embarras du trône effet lfíC 0,

CONDAMNATION.f. f. Jugement^ 1

icotf