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Tome second. [BOU - CRA.]
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CON

Tnnatìo. II croyoit íâ cause bonne, & ne croyoisP as qu’il píic intervenir quelque condamnationcontre lui. La confirmation d’une sentence doit etn-Potte-r condamnation de dépens. On entend aussiP at condamnation les choses mêmes auxquelles lapartie est condamnée, comme une somme d’argent,aes intérêts 8c frais. Payer le montant des condam-nations. Au Palais on dit , palier condamnation »subir condamnation ; pour dire, acquiescer a la de-^niande ou à la sentence de la partie.

Passer condamnation , c’est proprement consentirque la partie adverse obtienne jugement à son avan-, ta ge ; & subir condamnation , c’est acquiscer à unNgement dont on pourroit pourtant appeler.

Au figuré , dans le langage ordinaire , passer con-Carnation , c’est convenir qu’on a eu tort.^damnation se dit aussi en matière spirituelle.Celui qui pèche mortellement , qui communie in-dignement j attite sa condamnation , il perd la grâce-de Dieu.

v CNDAMNATOIRE. adj. Qui porte condamna-tion. Damnatorius, Suffrage condamnatoire . Cetstot se trouve dans Pomey. II n'en vaut pas«lieux.

^CNDAMNER. v. a. Prononcer un arrêt, une sen-tence • donner un jugement contre quelqu’un quiPorte quelque peine , perte , ou dommage ; soita ' égard de son honneur , soit à l’égard de sa vie.d damnare , condemnare. On ne doit condamnerPersonne sans l’entendre. Les Ecclésiastiques ne peu-vent condamner personne à mort. 11 a ete con-damné à l’amende , 8c aux dépens, dommages &intérêts. Condamner pat défaut, par contumace.

Faites rougir ks Dieux qui vous ont condamnée.

’ Rac.

^Condamner se dit aussi pour assujettir quelqu’un àquelque loi, le réduire à l a nécessité de faire quel-que chose. Nous sommes tous condamnés à mourir.

Jéjus-Ckrijl en mourant nous a tous condamnés■A timiter dans fa souffrance. L’Abbé Têtu,

Que fere^vous , hélas ! d’un c mur infortuneQu*a des pleurs éternels vous ave^_ condamné.

Rac.

Condamner signifie , par extension, blâmer , désap-prouver. Vituperare y arguere y reprehendere. II ya des actions indifférentes qu’on ne peut condamnerfans injustice. Les gens de bien font souvent con-damnés par les médians. Les ignorans condamnenttout ce qu’ils «'entendent point. On est bien aisede trouver que les malheureux font coupables ,afin de les abandonner , 8c de les condamner avecquelque apparence de justice. Port-R.

dl faut se regarder foi-même un fort long-, temps y

-d^ant que de songer à condamner les gens,

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lent contre eux-mêmes,qui se contredisent,qui disentquelque chose qui leur est préjudiciable. En avan-çant cette proposition , vous vous condamnez vous-même. Tuo te mucrone jugulas.

On dit figurément condamner une porte :

une

Cn

^t>Axt NîR f e dit aussi de certaines pensées > 8c degainez façons de parler, qu’on ne juge pas dignese ntter dans les beaux discours, 8c dans le beaus* n g a ge. Damnare , reprehendere , proscribere. Onse sert guère de la raison , quand on condamne^ ^ anS ^ e< ^ ue ^ on ne àroit raisonner. Vaug.

Fuis ce foin trop exact ,

Qui pour un mauvais mot condamne une pensée.

Vile.

Hlle a , d'une insolence à nulle autre pareille ,

-Apres trente leçons, insulté mon oreille,

C ar h impropriété d'un mot sauvage & bas ,

Qu'en termes décisifs condamne'Vaugelas. Moi

'°ndamner foi-même, (Se) se dit de ceux qui par

fenêtre ; pour dire, la fermer en sorte qu’on nela puisse plus ouvrir ; en interdire l’usage. Obserare.

On dit proverbialement 8C figurément, qu’unhomme a été condamné aux dépens, quand il afait quelqu’entreprile qui ne lui a pas réussi.

§CF Condamner un vaisseau > en termes de Marine*c’est le juger incapable de tenir la mer.

%T CONDÀPOLI. Ville de la presqu’île de l’Inde,au deçà du Gange , au Royaume de Golconde.

Condamné, ée, part.*

CONDAT, Condatum. Voyez Condé , c’est la mêmechose : 8c ce nom se donne à plusieurs lieux, pourla même raison que celui de Condé. Condatum s’estdit en françois Condat ou Condé en différentes

provinces.

La Congrégation de Condat 8c de Saint Oyanest appelée autrement la Congrégation de SaintClaude. Voye\ Claude. Condat , en latin Condate ,est 1a même chose que ce qui s’est dit ailleursCondé, 8c signifient l’un & l’autre confluent, jonc-tion de deux rivières ; 8c en effet, il n’y a pointen France de lieu qui porte l’un 8c l’autre de cesnoms , qui ne soit en un endroit où deux rivièresou deux ruisseaux se joignent. L’Abbaye de S. Claudeou de Condat est au confluent des rivières d®

Bienne 8c d’Aliere.

AI" CONDAVERA. Ville d’Asie, dans la presqu’îlede l’Inde, sur la côte de Malabar, au Royaumede Carnate.

CONDE. Ce mot, en ancien langage, signifioit con-*fluent , 8c on a donné ce nom à plusieurs lieuxsitués en des endroits où deux rivières se joignent»Confluentes, Condatum , Condate, II y a Condé ,ville du Hainaulc dans les Pays-Bas, au confluentde l’Escauf & de la Haífne. Conde fur le Nereauou Noireau, Condatum ad Floralium , est une pe-tite ville de Normandie dans le Bessin fur le Neteau ,qui mêle ses eaux avec l’Orne. Conde^ , rivièrede France dans le Quercy. Condé , rivière de Ca-nada. II y a aussi une contrée de la Basse Ethiopienommée Condé , ôí le Cap Condé à l’est de File d»Cayenne.

Condé est aussi le nom d’une branche de la Maison-Royale de France. Le Chef de cette branche estLouis de Bourbon, Prince de Condé , I du nom ,fils de Charles de Bourbon , Duc de Vendôme,8c frété puine d’Antoine de Bourbon , Duc de Ven-dôme 8c Roi de Navarre. Condceus. On dit, laMaison de Condé , le Prince de Condé , la branchede Conde , 1 Hôtel de Condé. Le Vicaire de J. C.sous une telle caution n’appréhenda tien ; fur detout, pourvu que le Prince de Condé fût rendu àl’Eglise ; 8c persuadé que d’assurer à l’Eglise le Princ®de Condé , étoit l’épreuve la plus certaine qu’il pou-voir faire des dispositions du Roi, &c. P. Bour-dal. Oraison Funèbre du Prince de Condé. De quelleconsolation ceux qui avoient le cœur françois & lecœur chrétien ne furent-ils pas pénétrés, voyantcet enfant, que le seul nom de Condé avoir rendupeu auparavant redoutable au S. Siège, rendre lui-même au S. Siège, dans la personne de son Ministre,

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le devoir de l’obéiffance filiale, 8c le tendre au nomde la France, dont il étoit l’organe & l’interprête íId. Le Prince de Condé valoir seul des armées en-tières à la France. Id. Oraison Funèbre de Louis de

Bourbon , Prince dé Condé. . n

Le grand Condé , c’est ce même Louis e our-

bon , 'Prince de Condé, II du nom, ce Heros si fa-meux. Bourbon-Condé se dit de la meme branchede la famille Royale de France, ss» est Bourbon

par fa tige, 8c Condé par certe ra , ,

Condé. Ville & principauté qui adonne 1e nom a la

branche de Bourbon Condé. p p p pj ..