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s’aquitter de leurs fonctions. La nature la produitplus ou moins convenable , íclon la concurrenceaccidentelle des causes physiques.
03 La forme naît de la construction, & rcsulte del’arrangemcnt des parties.
03 La figure naît du dessein, & résulte des contoursde la chose.
03 La forme est ordinaire ou extraordinaire ; h fi-gure est gracieuse ou désagréable ; la conformationest bonne ou mauvaise.
03 La tournure de l’esprit dépend de la conforma-tion ; les causes naturelles s’en écartent moins queles arbitraires.
D3 Conformation ne se prend point au figuré, com-me figure Sc forme.
03 Sous ce point de vue -, conformation est auíîîun terme de médecine. C’est ainsi qu’on dit qu’unebosse est un vice de conformation. La conformationdes membres de cet embryon n’étoit pas allez par-faite pour en faire la dissection.
03 C’est auíîî un terme de physique. Les corps , di-sent les Newtoniens , réfléchissent les différentescouleurs de la lumière , suivant leur différente coi 1 -formatioti ) c’est-à-dire , suivant la différente con-texture , Sc la consistance particulière des partiesdont ils font composés.
CONFORME, adj. m. Sc f. 03 Qui a la mêmeforme , ou plutôt qui a les mêmes qualitésqu’une autre chose. II ne faut point confondre cemot avec ressemblant , comme on le fait dansl’usage ordinaire. Conformité dit plus que ressem-blance. Une feule qualité qui est la même dansdeux sujets différens , suffit pour la ressemblance ;il en fout plusieurs pour la conformité. De plus,conformité ne se dit que des objets intellectuels,ressemblance se dit de tout. Voye £ ce mot. Con-formis , consentaneus , consentiens. Humeurs , ca-ractères conformes. Ces deux amis ne vivront paslongtemps ensemble; leurs humeurs ne font pasconformes. Toute doctrine qui n’est pas conformeà celle de l’église, est condamnable.
03 C’est dans le même sens qu’on fe sert de cemot pour marquer le rapport exact , la conve-nance d’une chose avec nos goûts , notre façon depenser, &c. César choisit la secte d’Epicure, commela plus douce Sc la plus conforme à son naturel Scà ses plaisirs. S. Evr. Cette femme a fait une ac-tion plus conforme à son désespoir qa’à son sexe.Vill. Hccube fait de trop belles réflexions dansSénéque : elles sont plus dignes de la tranquillitéd’un Philosophe , que conformes à l’état doulou-reux où ses malheurs l’avoient réduite. P. le Bossu.Les hommes ne souffrent qu’avec peine qu’on leurarrache l’estime pour ceux dont l’état est conformeaux désirs de leur cœur. Port R.
03 On dit au Palais que la copie d’un acte est con-forme à son original.
Conforme , en termes de Logique, se dit de la con-venance , de la ressemblance exacte d’une idée,ou d’une opération de l’ame à son objet. Confor-mis , e. Une idée, un jugement n’est vrai qu’au-tant qu’il est conforme à son objet, c'est-à-dire,autant qu’il le représente tel qu’il est.
CONFORMÉMENT, adv. D’une manière conforme.■Congruenter , convenienter. II a été donné plusieursdéclarations conformément , & en exécution de l’E-dit d’un tel jour. Qn a jugé conformément à la loi,au contrat,
CONFORMER, v. a. Rendre conforme. Accommo-dare ad aliquid. Un Prédicateur doit conformerfa. vie à fa doctrine. La loi du Seigneur conformeles âmes à ses instructions salutaires. Pasc. Con-former ses intérêts aux volontés de quelqu’un. Ro-chef. Il fe dit aussi avec le pronom personnel, fin-gere fe, accommodare fe. II saut qu’une femme seconforme aux senti mens de son mari. Ceux qui seconforment à notre humeur, nous gagnent bienplus par cette complaisance d’actiops, que par desparoles. M. Esr.
CON
CONFORMÉ , ÉE. pan. pass. & adj. II »1«
tions de son verbe. II signifie auílì, qui est d ^certaine conformation naturelle. Ainsi on dit > q u ^corps est bien ou mal conformé , qu’unbien ou mal conformé ; pour dire , qu’fl f P■conformation naturelle bonne ou mauvaise. J 3Conformation. u
CONFORMISTE, f. m. & f. Qui est conío ^t cnne fe dit qu’en matière de Religion , & ^^ st r, r jouAngleterre celui qui fait profession de la R edominante. On appelle Non-Conformifies >lant de l’Angleterre, toutes les sectes dift c!ede celle qui est reçue &c autorisée par l eS tc’est-à-dire , de l’Eglise Anglicane , qui ne s f jforment pas. Alienus , diffidens , dissentietis- ,les Luthériens, les Prcíbytériens, lesles Sociniens , les Anabaptistes , &c. sont ùy . ISformifies. On a décerne sous Charles II P 11peines contre les Non-Conformifies. .. ci ,03 Conformiste, (Non) en amour, sig 01 a (S ,lui qui pratique l’amour antiphysique. P■>Voyez Sodomiste. slU j
03 CONFORMITÉ, f. f. Rapport, convenant hfe trouve entre des choses qui ont les mê® eS fl ?lités. Voye^ Conforme. Conformitas , co#?* j stia , consensio . Conformité d'esprit, d’huiu£ urs Lcaractères, de scntimens. Conformité de03 Conformité à la volonté de Dieu, seuuss ^de fa propre volonté à celle de Dieu qui
rel -
de règle.
Conformité. Terme de Logique. Convenancesemblance parfaite d’une opération de Qp 16 , nl i-
peration
son objet. Conformitas cum objecìo. C’est ^yfiformité d’une idée, d’un jugement avec se 11qui les rend vrais. 01 «
Conformité, (Non) en Angleterre, fig n ^ jS íledifférence dans le culte de ía Religion, t£ f-fe soumettre à la Religion dominante, N 3 rfremonies de l’Eglise Anglicane. Abalien& í0 ’sentio opinionum. Q{J s ^
Quelques-uns appellent l’amour des gse-jipéché de non-conformité. M. Ménage s’ctQ e jjt.cette expression, pour parler plus honsl ete
Pœderajtia,
On les accusa, (les Templiers) d’avoir dcr 3 ysieabominables , & du crime que l’on appelle enle péché de non-conformité. BeauvaI'PConformité ,!(en) manière de parler ac f ve j 0 ise^pour dire, conformément à. Vous m’avse 2 ,tel ordre, j’ai écrit, j’ai agi en confortn tlí 'vais style de Pratique ou de Commerce...CONFORT, s. m. Vieux mor, qui signifies sise'fidium, auxilium , prœfidium. Consola 110 ’ jiestlagement, encouragement. Gloff. fur e si cn’encore en usage en cette phrase du Palais* a jd®joint aux Prévôt des Maréchaux de d oíl8c confort aux exécuteurs de cet arrêt, ceflsefliCONFORTATIF, IVE. adj. Qui fortifia ejconfortatis. II est aussi substantif. Ce ( C’ eun grand confortatis. Medicamen coTtob° run terme de Médecine. . e , p° u .
CONFORTATION. s. f. Terme de Méde clo stol n^dire corroboration. Voye £ ce mot. ^eS ^affoibli a besoin de confortation. U ff ...
mèdes pour la confortation des nerfs- j fe »CONFORTEMAIN. Terme de Pratique, ^de certaines Lettres de Chanceliers ss-e fygneur féodal prenoit autrefois pour r aup 1fie 8c exécution du fief de son vassal p ^pérse 0 ^tique*, étant confirmée par l’autorst^jabto-, •ou royale ; mais l’ulage en est mainreu -^iitv 1 ’Regium auxilium beneficiario Dynnf^ Zeigu 0 ^in vindicando clientehz sum prcedio . ysit, 5 ; .qui n’a point de justice , & qui veU^ situedresse aujourd’hui au Juge du lieu 0fief ou l’héritage censuel. _ »ins f° rt '
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Cor
CONFORTER, v. a. Fortifier, rendreroborare. II ne fe dit guère qu’cn Mc“ cCmede conforté le cœur.
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