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Tome second. [BOU - CRA.]
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On le dit quelquefois figurément pour enccura-§ er t consoler. II a conforté cet affligé par plusieurstaisonnemens de Morale ; il l’a conforté dans laûrfgrace. II est: vieux , 8c en la place il faut dire ,

consoler.

J^forté , ée. part.

CONFOULENS ou CONFOLANS. Petite villee ^ ra -Rce dans la Marche, aux confins de l’An-Cs «s 8c du Poitou , fur la Vienne.rn\Tr ^I^Ik Ecrivez Sc prononcez Confrérie.bi FRATERNITÉ. f. f. Le corps de la Confrérie"■ relation qu’il y a entre des personnes qui fontu Meine corps, d’une même compagnie. Soda-“«..Us font de la même confraternité. En consi-CnS 1 ^ de la confraternité.

NFRÉRE. f. m. Un des membres d’une Confré-ne * sodalis. II y a une indulgence plénière pouttous les Confrères.

on frère fe dit aussi des membres d'un même corpsou d’une même compagnie. Deux Conseillers en^ e «ie Siège font confrères. Deux Académiciensfont confrères. Deux Médecins, deux Avocats, sont<on frères. Les Auteurs sont à présent mes confrères.ò - Evr.

Le Médecin Tanl-pis vijitòit un malade ,

Que yijitoit aussi son confrère Tant-m'teux.

La Font.

Confrère fe dit auíîì parmi les Petes de l'Oratoire.C’est le nom qu’ils donnent chez eux à ceux quine font pas Prêtres. Ainsi ils disent le Confrère untel est: sorti, le Confrère un tel est mort.

confrérie sc non pas confrairies. f. f. so-ciété de personnes qui s’aísemblent pout quelquesexercices de dévotion , ou pour quelque pratiquede piété : comme la Confrérie du Scapulaire , duCordon de S. François, ùc. Sacra Sodalitas , sa-crum Sodalitium. Dans cous les Corps d’Artifans ilY a des Maîtres de Confrérie , qui s’élisent commeJurés. Nulle Confrérie ne peut ■s’établir fans leconsentement de l’Evêque du Diocèse. II faut de plus

■ de lettres dûement vérifiées.

Confréries , ( Les ) appelées en latin Sodalitates , ti-rent leur origine des Payens, comme Polydore Vir-gile l’a remarqué dans son livre de inventione re-Tum. Le bon usage que les Chrétiens en font, a pu-Fifié tout ce qu’il y avoir d’impur dans une si mau-Vaise source. On prétend que NumaPompiliusavoitîfohli dans l’ancienne Rome des Confréries pourtQ us les Arts 8c Métiers. II ordonna des Sacrifices,Tie chaque profession devoir faire aux Patrons 8ca Ux Dieux tutélaires qu’il leur avoir donnés.

II y a dans Rome une Confrérie qui est appeléesdrchiconfrérie ou la grande Con frérie , sous le titre® Notre-Dame des Suffrages, Elle a été approu-ve ^ infirmée par une Bulle du Pape ClémentRI en 15 94, Elle a été établie en faveur des âmes, u Purgatoire. Le Souverain Pontife lúi a accordées Privilèges excessifs, 8c qui ne feroient pas re-FUs facilement en France , quoìqu’elle y ait éténa^ Ue 5 au m °i ns dans quelques villes, 8c princi-j^uient dans le Dauphiné.p 1 y a neuf différentes sottes de Confréries enCe jj nce ’ ï°. Des Confréries de dévotion. Telle estle f 6 ^ut établie à Paris fous le règne de Louis^Jeune,p an 1168, composéed’abord de Prêtres,

en 6 ? are '' nombre de Laïques notables Bourgeois,j^foemoire des soixante & douze disciples de J. C.R S . * ernmes n’y furent admises qu’en 1224 que laïa lne plusieurs^ Dames de piété & du premiern 0 ^ désirèrent y être reçues. Elle porte encore leq,.fo âe Confrérie de Notre-Dame. 2°. 11 y en ajolies pour exercer la charité & les œuvres dejj-Jr^footde, 3°. Des Confréries de Pénitens sousfio Creris litres. 4 0 . Les Confréries érigées à l’occa-5 n Pèlerinages, comme sont à Paris celles duson pFfochre aux Cordeliers ; de S. Jacques , enàAife rue §. Denys ; de S. Michel. s°. Les Con-

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fréries établies par les Négocians , pour attirer le8bénédictions de Dieu fur leur commerce. Telle sucla Confrérie des Marchands de l’eau, établie à Parisen 1170. 60 Les Confréries des Officiers deJustice, comme celle des Notaires établie à Parisen la chapelle du Châtelet en r zoo ; celle de laCompagnie du Lieutenant - Criminel de Robe*Courte, en l’Eglife de $. Denis de la Chartre ;celle de la Compagnie du Guet, en l’Eglife de S,Michel ; celle des Huissiers à cheval, 8c des Ser-gens à verge, en PEglife de Sainte Croix de laBretonnerie. En quelques villes de Province cellede S. Yves , de laquelle font tous les Officiers desPrcfidiaux, Conseillers > Avocats & Procureurs.7°. La Confrérie de la Passion , dont nous parle-rons ailleurs. 8->. Toutes celles des Artisans 8c desdifférens Métiers. 9°. II y a eu des Confréries defactions, qui fe couvroient du voile spécieux dela Religion pour troubler l’Etat. Telles furent cellesdont ií est fait mention dans le Concile de Mont-pellier tenu Fan 1214, & dans les Conciles de Tou-louse , d’Orléans, de Cognac , de Bourdeaux 8 cde Valence, tenus en 1214, 12-34, 1258, 12488c 1255, 8c en celui d’Avignon, de 1326. De t aMare , Tr. de Pol. L, 11 , T. XII , c. 1 6- 2.

Une des plus célèbres Confréries est celle qu’onnomme des Pénitens , qui est à Lyon , Lc dans plu*sieurs villes de la Provence 8c du Languedoc. IIn’y a que les hommes qui puissent entrer dans cetteConfrérie. Les uns portent un sac blanc, & lesautres un sac de toile bleue. La plus célèbre Con-frérie qui' soir dans Paris est celle de la paroissede la Madelène , qu’on nomme la grande Con-frérie.

CONFRONTATION, f. f. Action par laquelle onconfronte, soit des choses , soit des personnes. Di-versarum rerum inter je collatio , contentio , com-paratio. En matière criminelle, c’est la représen-tation à Face usé des témoins qui ont déposé contrelui, laquelle fe fait aptes le recollement. Tejliurttcompositio. La contestation en matière criminellene commence qu’à la confrontation. Ce procès acté instruit par recollement 8c confrontation. Laconfrontation des témoins 11e fe doit pas faire horsdes prisons & de l’auditoire, autrement il pour-toit y avoir nullité. Atjboux. Dans la confronta -/««quelquefois on produit au témoin quelqu’unte vêtu des habits de Faccuté ou l’accufé même entretrois o ir quatre autres personnes , pour voir s’il lereconnoît, mais cela ne fe doit faire que rarement8c pour de grandes raisons.

II y a confrontation des complices l’un à Fautre ,qui a lieu lotfqu’ils s’aceufent l’un Sc Fautre, ouqu’ils se contrarient dans leurs réponses. C’est ceque les praticiens appellent accuration ou affron -tation. Cette confrontation mutuelle de deux ac-cusés d’un même crime ne peut être faite qu’aprèsque tous les témoins auront ctc recollés & con-frontés , parce qu’elle n’est faite que pour éclair-cir ce qui peut rester de douteux après le récol-Icment ècïzíonfrontation des témoins, 8c que dans.ce recollement 8c cette confrontation il peut sur-venir de nouveaux faits 8c de nouvelles charges,dont il est nécessaire que le Juge soit instruit avantque de procéder à la confrontation mutuelle desaccusés.

fTT Dans les inscriptions en faux, on fait confrontation des écritures.

fjCF Confrontation fe dit aussi de diErens paragesque l’on confère Tun avec Fautre. Par f a conjrotation des passages on a trouvé que,CONFRONTER, v. a. Mettre deux Pannes en pre-scnee Fane de Pautre, pour ^rlaVetitede

quelque fait qu’ils rapportent deux avis dis*

ponere. Deux couriers nous appot ■ _

férens du succès de cette bataille, û les faut eon-

fronter ensemble. ... . v

Confronter se dit particulièrement en matière cri?