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Tome second. [BOU - CRA.]
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C O ÎT

COU

mique est telle, que iì l’©n prend ses abscisses enprogression arithmétique , ses ordonnées léront enprogression géométrique , & de là vient son nom.Acad. des Sc. 1604. p. $ 6 . II y aune spirale loga-rithmique. M. Varignon en a trouvé cinq ousix nouvelles. Voye^ les Mémoires des Sciences ,1704. Ce qui fait qu’une spirale est logarithmique,c’est que quelques unes des grandeurs qui la com-posent suivent i’une des deux progressions, tandisque les autres grandeurs suivent í’autre^lB, Hijí.

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Ce mot vient du latin curvus .

Courbe , en termes de Charpenterie, est une piècede bois coupée en arç, dont on se sert pour taireles cintres, les toits des dômes ronds , des genouxde navire , les liens & leseíìèliers. Tignum , tigillumincurvum. 11 y a des chevrons cintrés , 011 faits decourbes ; des courbes qu’on appelle de cul de four.Courbe rampante , c’est le limon d’un escalier debois à vis, bien dégauchi selon sa cherche’ ram-pante.

Courbe , terme d’Architecture, Ligne courbe. Curva,

U y a en Architecture deux espèces de courbes , lesunes'planes, les autres à double courbure. Les conr-bes planes , font celles qu’on peut exactement tra-cer fur un plan , lesquelles se réduisent pour l’usagede la coupe des pierres aux sections coniques,& auxspirales. Les courbes à double courbure font cellesqu’on ne peut tracer fur une surface plane qu’en rac-courci , par le moyen de la projection ; telles fontla plupart des arrêtes des angles des enfoncemensdes voûtes , qui se rencontrent, Frézier.

Courbe , terme d’Horlogerie. La courbe d’une pen-dule d’équation , est une pièce en forme d’ellipfe,qui rentre deux fois fur elle-même.

Courbes d’arcafle , en termes de Marine , font despièces de liaison assemblées dans chacun des anglesde la poupe, d’un bour contre la liiîê de hourdi,

Sc en retour contre les membres du vaisseau.Courbes^ contre-ar casse. Ce font des pièces de boisposées en fond de cale, Lc arrachées du bout d’en basfur les membres du vaisseau, & par en haut arebou-técs contre i’arcassc.. En général les courbes pren-nent le nom des choses aulquelles elles font em-ployées. Courbes du premier pont, courbes du hautpont, courbes de la clef des étains , courbes de lafainte-barbe , courbes de la dunette , courbes duchâteau d’artière, courbes de bittes, courbes d’écu-bier ; on appelle aussi courbes à équerre, courbes àfausse équerre, des courbes qui ont la ligure , la si-tuation exprimée par ces mots.

Courbes de gorge , Sc par corruption coupe-gorge ,ci-dessus expliqué au mot coupe.

Courbe , en termes de Manège, est une tumeur dureSc calleuse qui vient en longueur au dedans du jar-ret du cheval. Tumor durus , callosus.

Courbe , f. f. en termes de rivière , fe dit de deux che'vaux accouplés qui fervent à remonter les bateauxfur les rivières. Equorum copula. II faut dix oudouze courbes de chevaux pour remonter ce bateaufoncer.

|£F On appelle encore courbe fur les rivières , unepièce de bois arrondie, placée des deux côtés d’unbateau foncer, tant derrière que devant,fur les-quelles on ferme les cordes du bateau.COURBEMENT. f m. L’action de courber. Curva-tio, inflexio. Le cour bernent d’un arc. Tachard.II n’est pas usité.

COURBER, v. a. mettre bots de la ligne droite ,|iTT donner des directions différentes aux partiesd’une chose. Courber une pièce de bois , &c. Cur-yare , irfleclere II faut courber cette voûte en arc ,en plein cintre 5 il seroittrop dansrereux de la fairetoute droite. Courber une règle.Le grand âge l’acourbé.

II s’emploie quelquefois neutralement. II cour-loit sous le faix.

On le dit aussi avec le pronom personnel, Cur~

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vari , incurvari , II faut se courber pour passer parun guichet de prison, il commence à se courber,

L’ insolent devant moi ne fe courba jamais.

Racine.

COURBE, EE, par t.Curvatus, inflexus. II est devenubossu pour s’être tenu trop long-temps courbé. Lefardeau des ans Sc des fatigues a fendu ce vieillardtout courbé.

Tandis que libre encor , malgré les destinées,

Mon corps rìefì point courbé fous le faix des années,

Boil,

Courbé , en termes de blason , c’est la situation desdauphins, Sc des bars , qui ne s’exptime pas, par-ce que c’est leur posture propre & naturelle. Onle dit des fasces un peu voûtées en arc.

COURBET, f. m. C’est la partie d’un bât de mulet,qui est élevée en forme d’arcade fut les aubes. Cur-vatura. Pomey,

COURBETTE, f. f. terme de Manège. C’est un fautmédiocre du cheval, AI" qui lève également lesdeux pies de devant en l’air, & les rabat auslbtôten élevant ceux de derrière. Surrecîis alternatimcruribus numerosus incessus. On dit, manier uncheval à courbettes , le mettre à l’air des cour-bettes.

On appelle courbettes les révérences qu’on estforcé de faire dans de certaines occasions , commedans la sollicitation d’un procès. On est obligé defaire mille courbettes à des gens qu’on n’a jamaisvûs, ou que l’on connoît quelquefois pour n’êtrepas dans nos intérêts. Expression du style familier.

On dit figurément Sc bassement, qu’on fait allerun homme à courbettes , lorfqu’oti a plein pou-voir fur lui, qu’on le gourmande , qu’on lui faitfaire les choses de hauteur. Aliquem cum imperiofleclere.

COURBETTER , v. n. faire des courbettes. Moncheval ne fait que courbetter. Surrecîis alternatimcruribus numerose incedere. II faut dire, faire descourbettes , aller à courbettes.

COURBURE, f. f. inclinaison d’une ligne en arc ;état , qualité de la chose courbée. Curvatura , cur-vamen, curvatio. La Courbure d’une voûte est cequi fait fa force.

COURCAILLET, f. m. le cri que font les cailles.Coturnicis Jìbilus. C’est aussi un petit sifflet quiimite le cri des cailles, Sc qui sert d’appeau pourles attirer. Aucupis fijìula quâ coturnices illicit. IIest soir de cuir qui fe plisse en rond , s’etend, &quise resserre pour formes ce bruit. On a porté autre-fois des habits, des chausses faites en courcaíllet ,parce qu’elles étoient plissées de la même manière■ que cet appeau.

COURCE , f. m. renne de Vigneron. Il f e dit du boisqu’on laisse à la taille.

COURCE, ÉE, vieux adj. qui s’est dit par abrévia-tion & corruption pour courroucé , fâché. Iratus ,indignatus ,a,um.

COURCELLE, f. f. petite cour. Les experts des bâti-mens se scrvenx de ce terme dans leurs rapports. Lescours Sc cour celles joignantes ; pout dire, les grandescours Sc les petites qui sont auprès.

COURSER, fe courser. Mot du vieux langage , fefâcher, fe couroucer.

COURCIER, f. m. place à l’avant, ^ au milieud’une chaloupe, où l’on pointe une pièce de canon.Cela ne fe dit proprement que des galères. Locus intriremi librando tormento destinatus. Voy#z Cour-

COURCIVE, f. £ terme de M»« ne - Deini-pont quel’on fait de l’ avant à Barrière des deux cores de cer-tains petits bâtimens qui ne sont point pontes.COURÇON, f. m terme d’arnllene. Piece dë ferlongue qui fe couche tout du long des moules des

pièces * Sc oni fe rc à les bander ou a les serrer,pieces sc qui íerc H H H H h h ij