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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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là même qu’est venu celui de.la Brie. Voye\ son His-toire de r Eglise deMeaux , T. I, p. r 6 & 63 $.

FARÉNOMINI, ouFANÉROMsNI.Nomd’uneancien-ne ville de la Messénie dans le Péloponeíe , ou ,comme nous parlons aujourd’hui, dans la Morée.Farenomina , anciennement Astne. Cette ville estrui-ncc'.il n’y reste plus qu’un petit village nommé Ancho-ìa, ou Farénomini, qui est fur le golfe de Coron, àdeux lieues au sud de la ville de ce nom.

FARFA. Nom d’une petite rivière & d’un bourg de laSabine dans l’Etat. de l’Eglise. Farfarus , Fabaris. Ellea sa source à un lieu nommé Capo de Farsa , & se•décharge dans le Tibre vis-à-vis de Torre ta, aprèsavoir baigné le bourg de Farsa , situé à íept lieues auseptentrion de Rome, & dans lequel il y a une célé-bré Abbaye.

FARFADET, f. m. Petit Démon, ou Esprit folet qui faitpeur aux personnes simples, qui croient lc voir, ouentendre la nuit. Lemur .Beaucoup de Voyageurs pré-tendent que les Indes font pleines de ces Farfadets, Scqu’ils ont un commerce familier avec les hommes. Ilsdisent qu’il y en a de bons &de médians.

M. Ménage fait venir farfadet de faius , qu’011trouve à peu près dans la même signification. Voye ^le Glossaire de Du Cangc, au mot fadus. Fada , ouFata j a auisi signifié une Fée ; & les Espagnols rap-pellent encore Hada.

Farfadet, se dit figurément d’un homme frivole , d’unpetit maître françois. Frivolus , vanus , levis.ARFAIR. Bourg, ou petite ville d’Ecosse, qui avoitséance au Parlement du Royaume avant la réunion.Forfarium. Il est situé à trois lieues de Brechin versl’Occident. On y voit plusieurs marques d’antiquité,Sc on le prend pour l’ancienne tìrrhea , ou Orrea ,ville des Verni cons. Maty. Daviti, & Corneille,après lui, écrivent auisi F’ursûr, Sc M. De l’Iste ,For-far dans fa Carte, d’autres Fors air.

FARFAR. Rivière de Syrie, nommée autrefois Oronte,nom dont nous nous servons encore le plus souvent,Sc toujours en parlant de l’Antiquité. Farfarus , Oron-tes. Le Farfar a sa íource dans le Beglerbeglic deTripoli, où il arrose Hems & Hama ; ensuite il pasteà Antioche , & se décharge peu après dans la Médi-terranée. Maty. On peut auisi écrire Pharphar. Dureste, voye% Oronte.

$CP FARFOUILLER. v. n. Terme populaire qui signifiefouiller en quelque endroit avec désordre, en déran-geant tout. Co/r/ìi/rt/ere, movere loco , miscere. Quel-qu’un est venu. farfouiller dans mes papiers. On a far-fouille dans mon cabinet, tout y est lans dessus dessous.

On dit auisi activement farfouiller quelque chose.On a farfouillé mes papiers.

Nicot écrit fatrouiller, Sc lésait venir de fatras. Ilvaut mieux le faire venir de feuille. Farfouiller , c’estcomme parfouillcr , ovl fouiller par tout. M. Ménagele fait venir d u latin perfodiculare , qui est le diminu-tif de perfodere.

Farfouillé, Ée. part. Confusus.

FARGANA , ou FEBGANA. Ville du Ragathaydans lagrande Tartarie. Fargana , Fergana. Elle est capitaled’une province qui porte son nom, Sc située au norddu Chéser , vers fa source. Cette ville porte auisi lenom d’Achsiket. Maty.

FARGEAU. s. m. Nom propre d’homme. Farreolus.Saint Fargeau fut disciple de Saint Irénée, Evêquede Lyon, Sc premier Docteur de l’Eglise des Gaules ;Sc ce Saint l’ordonna Prêtre , & l’envoya avec SaintFergeon prêcher l'Evangile à Belançon. Ils y furentmartyrises, l’an 211 àc J. C. qui fut la première deCaracalla. Bolland. Aci. Sanci. J un. T. III , p. jBail .16 e Juin. A

FARGIER. v. a. Vieux mot, il alameme signification queforger. Cudere , fabricare.

FARGOT. f. m. ou FRUNGOTTE. Terme Flamand ,particulièrement en usage du cote de Lille. Il signifieun ballot, ou petite balle de marchandiíes, du poidsde cent cinquante à cent soixante livres.

FARGUES, ou FARDES, f. f. pi. Terme de Marine. Cefont des planches, ou des bordages que l’on met íur le

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•bord du vaisseau, à dessein de le hausser. Elles tiennentlieu de gardes-corps , Sc fervent à cacher à l’enncmice qui se passe sur lc pont.

FARIBO, ou FARBO. Rivière de Macédoine. Pharibus.Elle le décharge à Siadta, ou Diu , dans le golfe deSaloniki. Cette rivière autrefois s’appeloit Héliconvers fa source; & après s’être cachée en terre, à troislieues au-dessous de l’endroit où elle naissoit, elle enrestortoir une lieue plus bas fous lc nom de Pharybus,ou Baphyrus , ou Bephyrus.

FARIBOLES, f.s. Chose vaine qui ne mérite aucuneconlidération. Nenia , mera nuga. Il n’a guère d’usagequ’au pluriel. Au lieu de bonnes raisons, cet Auteurne dit que de s fariboles.

Diantre ,- oh veux-tu que mon esprit

T’ aille chercher des fariboles ?

Quinte ans de mariage épuisent lesparoles.

Mol;

Là jamais on n entend de pieuses paroles ;

Ce font propos oififs , chansons & fariboles. Id.

Ce mot est familier. Henri Etienne croit qu’il vientpar corruption du Grec vaçaíoAr, Tripault donne lamême étymologie. De Valois lc dérive des choses fri-voles , telles que les dil cours des Charlatans. Ce quipeut confirmer cette étymologie , c’est qu’autrefoisfrivole , nom substantif, se diloit dans le même sensque faribole se dit aujourd’hui. Du Gange Sc M. Case-neuve le dérivent d os aria , mot de la basse latinité,qui dans les Gloses d’Isidore & de Papias signifie unegrande confusion de paroles. M. Ménage faitvenir/ù-riboles de frivola, par l’iníertion de l’e , Frivola, f en-vola j farivola , faribola , fariboles.

Autrefois faribole avoit le même sens qu’a aujour -d’hui le mot de parabole.

FARIMA, Ville du Japon. Farima .Elle est dansl’île deNiphon, à vingt lieues au couchant de Méaco. Fariima donne Ion nom à un Royaume dont elle est capi-tale, & qui a eu ion Roi particulier. Maty.

FARINA. Vono-Farina , bourg d’Afrique, où il y a unbon port. Farina portus. Il est dans le Royaume deTunis en Barbarie, fur la pointe d’un petit Cap qui està l’embouchure du Magrada , du côté du couchant.Quelques Géographes prennent ce lieu pour l’ancien-ne Utique , que d’autres mettent àBiserte. Maty.

FARINE. 1 . f. Grain moulu réduit en poudre. Farina.Farine de froment ,fimilago , farine d’orge, polenta ;farine de seigle. Le gruau sc fait de farine d’avoine.On fait de la poudre à dessécher les cheveux àe. farinede fèves, qu’on appelle enhtm lamentum. Le blutoirsépare le son d’aveela farine. Athénée dit qu’on élevaautrefois des statues dans la ville de Scolon en Béotie ,à l’honneur de Mégalarte Sc de Mogalomasc, pouravoir été les inventeurs du pain & de la farine. Lesqauttc farines résolutives font celles d’orges, de fèves,d’orobcs Sc de lupins: on yjoint souvent celles de fro-ment, de lentilles, de lin, de fenugrec. Pharmaco-pée de Lémery.

On dit des farines bonnes , loyales & marchandes.'De la Mare. Farine blutée. Tout ce qui concerne lapolice des farines, est traité par M. de la Mare, dansIon T. de la Police , L. V, Tit. IX. tout entier.

Ce mot vient du Latin farina, dérivéd s far, froment,bled; Sc far, selon Etienne Guichard,de l’Hébrcu-D ,bar, qui signifie du blé, du froment, de na être pur.Ce sentiment est très-vraisemblablc : le b se changeaisément en v , Sc l’v en f, bar , var , far.

Folle farine, est la farine la plus menue que leventenlève, Sc qui s’attache aux parois du moulin. Pollen.

O11 se sert de cette folle farine pour faire de l’ami-don.

On dit proverbialement qu’une femme a donné safarine , Sc qu’clle vend son son; pour dire, qu’ellcsait plus la renchérie dans fa vieillesse , que quand elleétoit jenue. On dit auisi, ce font des gens de mêmefarine ,• pour dire , de même parti, de même cabale ,de même étoffe, sujets aux mêmes vices. On dit auisi