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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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FLACARGNE. f. f. Vieux mot, qui signifie brocart ,injure. Scomma convitium, diclerium.

ífs' f LACíDITÉ. f. f. Ternie de médecine. Etat desfibres qui ont perdu leur rellort.

'{'LACHE. f. f. Terme de Charpenterie. Ce font des en-droits du bois voisin de l’écorce , qu’on nomme Y au-bier } Yaubour , ou le lard du bois , qui doit etre oteen équarri liant les arbres. Alburnum. Caron, dansion traité des bois 3 fait le nom de flâche du genre mas-culin. O'est une faute.

'Flache, se dit aussi du pavé enfoncé , ou brise. Quel-quefois on repave à neuf, quelquefois on le contentede réparer 1 esfiâches , ou pavés rompus.

Flaches de marais, sont des creux où seau séjourne,comme les flaches des pavés rompus.

Flache. adj. Ce mot s’est dit autrefois pour flasqíte 3mou j lâche. Flaccidus.

ífT FLÂCHEUX , EUSE. adj. Epithète par laquelleon désigne un bois qui a des flâches j mal équarri,quia des défournis aux arrêtés, ou qui n’estpas à vive-ûiTcrc» i

FLACKE. île d’Hollande, séparée de l’île de Goërée parun bras de mer. Ouverflackée est le vrai nom déHie.

FLACON, f. m. Espèce de bouteille qui le plus souventse ferme avec un bouchon. Lagena:. Il faut mettrerafraîchir le vin dans ce flacon. Flacon d’argent, d’or,de cristal.

Ce mot vient de fiasco , qui a été formé de l’Alle-mand flach , qui íigmfie bouteille de vin. Ménagé,après Bollandus, Aà. Sanet. Febr. T. II 3 p. 61 6 , oùil remarque que fiasco se trouvé dans la vie de S. Vil-lebrod par Alcuin , dans celle de S. Rémi par Hinc-mar, Sc dans celle de S. Orner par Walíroi ; tous Au-teurs du IX e siècle -, ce qui montre combien le mot•flacon est ancien. Le P. Lobineau, Gloss. croitque cemot vient du mot Breton flacced , qui signifie une bou-teille , une cruche. Nicot dérive ce mot du Grec<pA<*sx.cí, qui est interprété lenticula áu IV e des Rois,c. 9<Du Gange le tiré Ae flasca , flascula _, ou fiasco ,qu’on a dit dans la balle Latinité dans le même sens.On trouve dans Helychius <p\úc*a.i rfo-niguV.Martinius dit que les Grecs ont dit aulh dans le mêmesens tu Casino,, 11 faut que ce soient les Grecsmodernes. L’Eípagnol dit fiafjcoti , ïlvxYien flascone ,les Allemands flache , les F lamands //e/ÌAe, les Po-lonois, slasha , les Bohémiens fiasse 3 les Hongrois,palask , les Anglois//s§o/?. Voyez Martinius lur lemot jlasca , & M. Ménage.

FL AEL. f. m. Flagellum. Vieux mot, qui signifié fléauà batne le blé. On a dit austì fiagel Sc flayel dans lemême lens.

FLAELLER. v.a. Vieux mot. Battre avec un stéau, queles Anciens nommaient fiael.

FLAGELLANS. Flagellantes. Secte d’Hérétiques qui sefouettaient Sc se disciplinaient publiquement. Lasecte des Flagellans commença en i z6o , à Perouse ;& l'on en fait Auteur un Hermite nomme Raimer.jCe ne fut d’abord que l’estet d’un zèle peut-etretrop indiscret. Un grand nombre d’hornmes de toutâge firent des processions dans lesquelles ils mar-chaient deux à deux, les épaules découvertes & scfouettant jutqu’au sang, pour implorer la miséricordede Dieu, Sc appaiser sa justice irritée contre lapervertite du siècle. Ils furent appelés les Dévots,éc ayant établi un Supérieur , il fut nommé íe Géné-ral de la Dévotion. Les femmes Sc les filles ne parais-saient point dans ces Assemblées publiques. Ellesne lailîoient pas d’excrcer les mêmes pénitences,mais en particulier, Sc dans leurs maisons. Aumilieu du XIV e siècle la lecte des Flagellans serenouvella , à l’occasion d’une grande mortalité, &se répandit dans toutes les parties de l’Europe. LesPrélats Sc les Magistrats jugèrent à propos de s’oppo-ser à ces excès. Les Docteurs écrivirent contre ; maisles Flagellans íe raidirent poutre tout ce quel on putfaire pour les arrêter ; 8c d’astemblées peut-être in-nocentes dans leurs commencemens , leur opiniâtre-té , leur orgueil - leur révolte, & le mélange des

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Bégards hérétiques , en fit une secte dangereuse. Ilsdilòient que le sang qu’ils répandaient était mêléavec celui de Jesus-Christ ; que par une Hagelladctide trente-quatre jours ils gagnaient le pardon de tousleUïs péchés. Clément VI défendit cès flagellationspubliques. Geríon écrivit un Traité contre ics flagel-lations publiques. Sigonius , De P.egn. Ital. L. XIX jSc De Fpiscop. Bonori. Sponde , Bzovius*, 8c Rai-naldi à l'àn izùo, 8c 1349, 1341, parlent de cesFlagellans.

On a vu en France de ces fortes de Flagellans quin étaient point Hérétiques. On les appelle commu-nément P enitens. L’Abbc Boil’eau, Chanoine de laSainte - Chapelle, mort en 1716 , a fait en La-tin une histoire des Flagellans , à laquelle on atrouvé à redire , parcequ’il semble blâmer, non-seu-lement la Secte des Flagellans , mais les macérationscorporelles que PEglise a canonisées dans tant deSaints , qui les ont autorisées 8c sanctifiées par leurexemple j 8c parcequ’il est plein de descriptions Scde représentations obscènes, 8c qui ne íauroientproduire que de mauvais effets. Foyenj la Lettre d’unanonyme fur le livre intitulé Historia flagellantium.fìAF FLAGELLATION, f. f. Terme par ieq’uel on désignele supplice que les Juifs firent souffrir à notre Seigneurcnle flagellant. Flagellatio. Nous devons considérerla flagellation du Fils de Dieu comme un des lupplicesles plus honteux 8c les plus douloureux. En ester,la flagellation , commune chez les Grecs 8c chez lesRomains , étoit un supplice plus cruel Sc plus honteuxque celui de la fustigation. On attachait à une colonne,ou l’on promenait dans les cirques , les patiens con-damnés à la flagellation. On flagellait tous ceux quidevaient être crucifiés. Les fouets étoient quelque-fois armés de pieds de moutons : alors le patientexpirait communément fous les coups. On appelaitces fouets flagella talaria. On dit un tableau de laflagellation , ou simplement une flagellation ; pourdire un tableau , ou une estampe qui représente cetourment du Sauveur du monde. Voilà une belleflagellation. Et dans ce sens on dit, La flagellationd'un tel Peintre ; H>our dire , celle qu’il a peinte.Flagellation , se dit austì de la peine volontaire dufouet ou de la discipline, que se donnent ou sc don-naient autrefois les pénirens. Le Parlement de Parisa défendu les flagellations publiques par un Arrêtdonné en \ 6 o\. Voye\ l’article précédent. L’Auteuranonyme cité íe tue de prouver des choses dontpersonnelle doute. Il se propose , par exemple , denous montrer que la flagellation volontaire étoir enuíage chez les.Païens; Sc il commence d'abord pardire , qu’il est hors de doute que la flagellation for-cée étoir un supplice chez les Idolâtres. Lettre con-tre l‘Hift. des Flagell.

FLAGELLER, v. a. Fouetter , ne se dit qu’en termesde dévotion , èn parlant de la passion de notre-Seigneur, qui fut fouetté par les Juifs. Flagellare ,virgis cadere. On le dit aussi des Martyrs. L’Acad.

M. Lemery emploie ce terme ailleurs que dans lesmatières de dévotion , loríqu’il dit, les Ancienss’imaginant que le venin de la vipère étoir répandupar-rour son corps , la flagelíoient dans une bassinechaude ... Plusieurs personnes mangent impunémentdes vipères non flagellées avec leur rêce Sc leurqueue, lans en reiientir d’incomniodité. Cè termeest peu en uíage.

fK? FLAGELLÉ , ÉE. part. Koyey le verbe.

FLAGEOL. f. m. Vieux mot Flageolet. Fis u l a j tibia.ALT FLAGEOLLER. v. n. Terme de manège , qui ex-prime un certain tremblement que l’on apperçoitdansles jambes de certains chevaux sis s’arrê-

tent : ce qui est une preuve de la foibielle des mem-

FLAGEOLET. f. m. Pronocez Flajolet , fans faire sentirì’e , qui n’est là que pour èmpecher qu’on ne donne aug le son forr qu’il. a devant l o. Espèce de petite flûtedont sé fervent íes bergers, dont le Ion est clair Scaigu. Fistula. U est fait de buis , d'ivoire , & de tou-tes fortes de bois dut. Il afìx trous, fans compren-