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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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récages, d’oû ils peuvent appercevoir de loin leursennemis, & il y en a toujours un de ,1a bande qui fait leguet. Aussi-tôt qu’il entend le moindre bruit, ou qu’ilvoit un homme, il prend l’eflor, & jette un cri qui sertde signal aux autres pour le suivre. Us font gras, Scont la chair aller délicate. Ses plumes font employéesaux mêmes usages que celles du cigne & du vau-tour.

$jsT FLAMME, f. f. La flamme est un feu très-délié,dont les particules /épatées les unes des autres, &agitées du mouvement le plus violent en tous sens,s’élancent librement de routes parts. C’est la partiela plus déliée & la plus subtile du feu, qui s’élèveau-dessus de la matière qui brûle, Sc prend la figured’un cône. La preífion de l’air environnant, l’empê-che de s’étendre Sc de le dilliper. Elle est formée parles parties volatiles de la matière qui brûle, ex-trêmement raréfiées Sc ensuite enflammées. Elle nediffère de la fumée que par la quantité de feu qu’ellecontient. Flamma. Eteindre, amortir, étouffer laflamme. Il fut dévoré par les flammes.

fjjCT On dit les flammes éternelles, les flammes de Pen-ser , pour dire , les tourmens des damnés, Sc lesflammes du purgatoire, les tourmens de ceux quifont dans ce lieu.

On dit figurément, la flamme de l’amour, Sc ilse dit premièrement de l’amour divin. Une flammecéleste. Seigneur, que je brûle de vos flammes.

Mais c est à toi 3 Seigneur , cl’inspirer dans mon ame

JCette féconde ardeur , cette divine flamme,

Qui va dans les replis du cœur les plus cachés ,

En changeant le pécheur 3 consumer ses jaéchés.

L*Ab. Têtu.

Il se dit communément, sur-tout en Poésie, del’amour profane. Cet Amant brûle d’une flammeinnocente pour cette fille. Digne puer meliore flam-ma. Hor. U ne faut point allumer ni nourrir uneflamme criminelle.

Comme a-t-elle reçu les offres de ma flamme ?

Corn.

Des mépris d 3 un ingrat ma flamme fe nourrit ,

Corn.

A fa première flamme on s’arrache avec peine.

Corn.

Flamme , se dit auffi des représentations de flammequi se font fur des ouvrages de broderie. Flammula ,comme le manteau des Chevaliers de l’Ordre du S.Esprit est tout semé de flammes.

On le dit aussi , en termes d’Archirecture, de cer-tains ornemens qui ressemblent à des flammes. Despots d o flammes. T)es flammes de cuivre.

§3* Flamme. Terme de Marcchallerie. Petit instrumentd’acier , dont on fe sert pour saigner les chevaux. Ilfaut donner un coup de flamme à ce cheval.

Flamme , en termes de Marine, est une longue bande rôle fourchue, qu’on arbore aux vergues & auxhunes, soit pour 1’ornement , soit pour faire signal.Les vaisseaux montés par les Commandans, lorsqu’ils©ont point de pavillon aux mâts, porteur dos flam-mes blanches, qui ont le guindant de la moitiéde la cornette, & le battant du moins de dix au-nes. On rappelle autrement pendant. On appelleflamme d’ordre , la flamme que le Commandantde l’Escadre fait arborer au haut de k vergue d’arti-mon, pour avertir les Officiers de chaque vaifleaud’aller à l’ordre. On appeloit autrefois flamina , lesbannières des Eglises, & on a nomme en Latin flam-mulam , un étendai t qui aboutiíïoit en pointe, com-me la flamme , tel qu’est celui qui est peint à Saint-Jean de Latran, que saint Pierre donne a Charle-magne. C’est apparemment delà qu’est venu le motd’oû-flamme , dont il est tant parlé dans notre an-cienne histoire, & celui de flamme , dont on se sert

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encore sur mer, comme on vient de dire. Nousavions arboré pavillon Anglois avec la flamme a»grand mât. FrÉzier.

Flamme, dans la Milice Grecque, du temps du basEmpire, étoit un ornement & une marque qui ser-voit à distinguer les Compagnies, les Régimens,dcsBataillons, Scc. Flammula , en Grec La. flam-

me fe mettoit quelquefois íur le casque, quelque-fois fur la cuirai!e, quelquefois au bout d’une pi-que. Quand la flamme n’etoit qu’un ornement, lessoldats la quittoient avant le combat, de peur qu’ellene les embarrassât. L’Empereur Maurice avoir or-donné que les flammes de chaque division fussencd’une couleur particulière qui les distinguât des autresbataillons ou des autres brigades. ««Vw

Les Cavaliers mettoícnt aussi des flam-mes fur leurs chevaux qui servoient à distinguer doquel corps de troupes croient ces Cavaliers.

On dir proverbialement, qu’un homme jette feu& flamme contre quelqu’un, pour dire, qu’il estfort en colère, qu’il invective fort contre lui. Oadit aussi d’un homme testerré dans une étroite pri-son, qu’il ne voit, ni feu, ni flamme.

La devise d’une grande charge qui apporte enmême-temps, Sc beaucoup d'honneur, & beaucoupde foins & de peines, est va\c flamme dans un vais-seau, avec ccs mots Italiens , se splende amor con-sumai ou bien en renversant la phrase, fe consuma,amor splende. Elle est de Catio Ranca ti.

Flamme. Terme d’Astronomiè. Flammula. On appelloflamme ou flammèche , de petites pointes faites enforme de flammes qui font attachées aux rets de^Astrolabe , Sc qui délignent les principales étoiles

FLAMMÈCHE. f. f. Petite parcelle qui fe détachede quelque matière qui brûle , Sc s'élève en l’airtoute enflammée. U ne faut qu’une flammèche pourcauser un giand embrasement. Scintilla „ C’est la par-tie la plus oléagineuse & sulfurée du bois, qui estplus aisée à s’enflammer Sc à brûler/ Quclques-un»ont dérivé ce mot à falsts muscis , comme íì c’étoientde fausses mouches, Sc fe font fondés íur ce qu’ilsont trouvé qu’on les a appelées autrefois falemou-ches. Le Bon , dans son petit Etymologique.

Flammèche. Terme d Astronomie. Voyeç Flamme ,terme /Astronomie.

FLAMMÉROLE. f. f. Feux folets & volans. Ignis fa-tuus. Ce font de petits météores qu’on appelle d'unautre nom ardens. On les appelle fur mer, feux S.Elme j flamharts 3 furoles. Voyez ces mots.FLAMMETTE. f. f. Terme de Chirurgie. Petit instru-ment dont on fe sert pour faite des mouchetures dansles endroits où l’on a appliqué des ventouses. Scal-prum. Les Allemands font adroits à donner différen-tes figures aux mouchetures qu’ils font avec un cflam-mette : les unes représentent un kcsd’amour, d’au-tres un cœur, d’autyes des chiffres, &c. Voye\ M..Dionis, des opérations de Chirurgie. Narcisse de-manda un Chirurgien pour fe faire tirer du sang àcause de quelque mal qu’il avoir, on lui amena unMaréchal, qui s’étant mis en devoir de le saigner avecune flammette , le manqua-, & Nar cill e le menaçant»de le tuer, cet homme lui répondit toujours froide-ment que ce n’étoit rien, Sc qu’il n’avoit pas fâchél’artère. Abbé de S. Réal 3 Mém. de la Duc. de Ma-çarin.

FLAMMEUM. Terme d’antiquité. Voile de cou-leur de flamme dont on couvroit la tête des jeunesfilles le jour de leur noce.

Iè? FLAMMIFIQUE. adj. qui tient de la flamme. DanS‘certaines expériences delectricité, la personne élec-trifée acquiert une puissance flammistque assez fortepour allumer avec un de ses doigts de l’eau de-vie.Mém. de Trév. Ce terme ne peur être employé quedans le style Didactique.

FLAMMULA, f. f. Plante qui est ainsi appelée, à causequ’étant appliquée sur la peau, elle l’ulcêre, Sc yexcite des vessies, de même que la flamme. C’estune espèce de clémaúc, R y a une flammula qui fai»

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