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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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minois en pointe, qu’on appeloit Tutulus, lis lelioieiit ions le menton avec des cordons, afin qu’ilne pût tomber. Ils nc pouvoieat le porter a la mort,il faiioit le quitter. Pendant l'été il n’éroit que de filde laine, dont ils se cuuvroient Sc s’entouroicnt latête : car ils ne pouvaient paroître tête nue. C eltdelà, au rapport de Fcílus, qu’on leur donna le nomde T"damai, dont on fit ensuite T'iamcn , du motLatin -filum , fil. Le bonnet que l’on voit avec les va-ses pontificaux, fur quelques médailles, par exem-ple, fur celles de César, que l’on met communé-ment parmi les Consulaires dans la famille Julia;ce bonnet, dis-je, est apparemment \ Albogalerus desFlamines.

Le dernier de tous étoít le Flamine de Pomone ,Flamen Pomonalis. Quoique ces Flamines portassentle même nom, ils ne faisoient pas corps ensemble.Chaque Dieu avoir ses sacrifices, les fêtes, ses cé-rémonies particulières, & chaque Flamine n'avoir-point de rapport aux autres ; mais tous croient subor-donné aux Souverain Pontile , comme il paroît parTite-Live , L. I, C. 20 , Sc'L. XXXI, C: jo. Aulu-Gelle nous apprend que c’étoit le peuple qui lescréoit dans les Comices des Curies. Lc Souverain Pon-tife les coníacroit. Leur Sacerdoce étoit perpétuel :on pouvoir néanmoins les déposer pour certainescauses. -

Souvent dans notre langue, quand nous parlons deces Prêtres, au-lieu de dire le Flamine de Jupiter,le Flamine de Mars j &c. nous retenons le mot &Pépithètc Latine, Sc nous,disons le 'Piamen Dialis ,le Flamen Martialis. On en use ainsi principalementdans les ouvrages d’émdition, & nos Antiquaires n’enfont point de difficulté.

Voici tdtfs les nom. des Flamines. Les trois grandsFlamines étoient le Flamen Dialis , le Flamen Mar-tialis Sc le Flamen Quirinalis. Les douze petits etoientle Flamen Carmentalis , ou Prêtre de la Deeíle Car-menta; Cicéron en parle dans son Brutus ; le Flamen■ F alacer, Sacrificate tir du Dieu Falacre, nom dont"Varron dit que l’origine est inconnue ; le Flamen Fio-rialis-óa de Flore, le Flamen F urinalis , dontl’éty-ruologie est inconnue , dit encore Varron ; le FlamenLevinalis, le Flamen Lucullaris , dont on trouve'lesnoms dans quelques inscriptions rapportées pat Onuphrius ; le Flamen Palatualis dans Varron, qui avouequ'il n’en fait point l’originc, & que quelques Mo-dernes disent être le Prêtre de la Déesse qui présidoit au Palais; le Flamen Pomonalis ou dé Pomone,Décile des tiuits; le Flamen Virbialis , ou Prêtre-de Virbius, qu’on prétend être le mêmd qu’Hippo-lyte; le Flàmen Volcanahs , ou de Vulcain; le Fla-men Volturnalis , ou Prêtre du Dieu Vulturnus; carVarron, De Ling. Lat. L. W, dit qu’ils pertoientles noms des Dieux qu’ils servoient. Rolìn. Antiq.Rom. L. III } C. 1 s > t 6 , traire de ces' Flamines.Voyez encore Aulu Gelle, L. I , C. / 0 ,Sc les notesde Jacques Oiíel fur cer Auteur, auíTì bien queStruvius , Antiquit. Roman. Syntag. C. XII, p. 6 37 &'suiv._

Flamine. {. f. Flaminique, femme d’un Flamine, ouPrêtresse de quelque Divinité. Flamina. Ce mot fetrouve íur un ancien marbre cité par Grutcr, p.■ 4 -S 9 s n - p j pour une Prêtresse; Sc dany lc même Au-teur , p. 30P, n. 3 , la Prêtresse de la Dédié Fé-ronie est appclee Fi.am, Feron. Flamina ou Flami-nica Feroni*. Struvius, An\ hom. C. XII p ’. óoç.\ On dit aussi Flaminique. Voyex ce mot.FLAMINGANT , ANTE. adj. Terme qui fe dit très-peu, & ne fe dit qu’avcc les noms Flamand ou Flan-dre , auxquels on le joint comme épithète-, pour mar-quer un vrai & pur Flamand, un homme qui est deFlandre , & qui a toutes les mœurs, les manièresles inclinations Flamandes, qui ii’a point celles desFrançois , Sc qui est nicine contraire & opposé à laFrance. Flamíngus • prrus putusque F lamina u s. Jc neluis point surpris qu’il vous ait tenu ces ^discours,qu’il vous ait aìnlì parlé des François ; c’est un Fla-mand flamingant. On dit aulïì quelquefois, la Flan-

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dre Flamingante, le pays Flamingant. Ces noms íetrouvent dans la Traduction de Guichaidin. FoyefFlandre FlaminganîtE'. Ce mot s’est formé de Fla-meng , Flamand.

FLAMiNIA. f. f. Ancienne famille de Rome. Flaminiagens. La famille Flaminienne étoit Plébéienne. LaFamille Flaminienne porroit le surnom de Chilo ouCilo, qui veut dire , qui a une -groíle lippe , duGrec , les lèvres , la lippe, aíistì que Festus1 explique.

FLAMINIE. Ancienne Province d’Italie. Flaminia. LaFlaminie étoit la sixième région d Italie, dans la di-vision qu’en fit Auguste. Elle étoit ainsi nommée par-ceque la Voie Flaminienne la tiaverfoit. La ville d»Ravenne étoit, dès Fan 408 au moins, Métropolede la Province appellée Flaminis, où elle est située.Tillemont , Hijl. Ecclés. T. XV, p. 190. Les Evê-ques de la Fiamtnie reconnurent celui de Milan pourleur Métropolitain jufqu’environ 441, que ce titrefut conféré à celui de Ravenne. La Flaminie étoitcomprise dans la Gaule Cisalpine, que l’on appeloitalors le Vicariat d’Italie. Id. Léandre, dans fa des-cription d Italie , écrit que la Romagne est i’ancienneI laminie.

FLAM1NIEN, ENNE. adj. Qui se dit du grand che-min qui conduiíoit de Rome à Rimini, qui fur ap-pelé la vole Flaminienne , pareeque Flaminius , ce-lui qui fut défait par Annibal, à la journée du lac deTralimène, le fit paver pendant son Consulat. ViaFlaminia. Il se disoit aussi des maisons de Flami-nes , que l’on appeloit F laminie nnes. Jtdes flami-nii. Il íe disoit même substantivement de leurs Va-lets qu’011 nommoit Flaminiens. Flaminii. Struvius ,Antiq. Roman. C. XII , p. óop.

FLAMINIQUE. f. f. Femme d’un Flamine, ou Prcrr*appelé Flamen. Flaminica. La Flaminique nc pou-voir faire divorce avec son mari. Elle porroit le mê-me ornement de têre qùç lc Flamine. On donnoit au*Flaminiqucs les mêmes surnoms qu’à leurs maris »Dialis j Martialis , 8cc. Voyey Rolìn, Antiq. Rom.L. I y c. t y j & Aulu-Gelle, Z. I } c. 10 , avec lesNotes de Jàcques Oisel. Struvius, Antiq. Roman.Svnt. C. XIIp. 60ç.

FLAMMANT , FLAMBANT & Ff AMAN. f. m. Oi-seau aquatique qui vit de poiílon, ainsi nomme àcause de ses plumes rouges, donrla couleur est écla-tante. Phoenicopterus en Latin, qui signifie la mêmechose. On l'appelle aussi Becharu, à anse de son becrecourbé. L’on trouve dans quelques Auteurs, queles Romains faisoient grand cas de cct oiseau dansleurs banquets, à cause de fa bonté Sc délicatesse.Il a les jambes longues & rouges, aussi-bien que lebec. Il n’est pas plus grand qu’un Courlis ; la cou-leur de son panache est composée d’orange Sc deranné. Nous 11e voyons pas de ces oiseaux en Fran-ce , mais en Italie, Sc principalement en Espagne ilssont plus communs. Aristote n’en parie point, à moinsque ce ne loir celui qu’il appelle Glottis.

U y a une espèce de Flammans dans les Antillesque Lonvilliers de Poincy décrit, FUJI. ÍVat. des Ant.I. f C. XVy art . d. Ce font de bons Sc grands oi-seaux qui ont le corps de la groílcur des oies sauva-ges , Sc de la figure de ceux que les Hollandois nom-ment Lepclaco, à cause de la forme de leur bec ,qui est recourbé en façon d’une cuiller; ils ont lecou fort long, les jambes Sc les cuisses si hautes,que le reste de leur corps est élevé de terre d’envi-ron trois pieds. Ils ont lc plumage blanc quand ilsfont jeunes; à inclure qu’ils croissent, il àyîenrde couleur de rose; Sc enfin , quand ils sont âges, ilest tout incarnat. Il sc trouve de ces oheaux près deMontpellier, qui ont feulement lc deíloas des ailesSc du corps incarnat & le dessus noir. H s'en voitauísi aux îles qui ont les aîles melecs de quelquesplumes blanches Sc noires. On les rencontre pres-que toujours en troupe, Sc il, ont louie Sc l’odoratsi subtils, qu’ils éventent de loin les chasseurs & lesarmes à feu. Pour eviter toute surprise,, ils se met-tent en des lieux découverts, Sc au milieu des nu-

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