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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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Flandre Flamande ou Flamingante. La principaleparde- de Flandre , est la Flandre Flamande 3 ouFlamingante , ainsi appelée, pareequ’on y parle Fla-mand. Traduc. de Guichardin. Flandre Flamingan-te 3 quartier de Flandres oii l’on parle Teuton , est*borne vers le septentrion de 1 Océan , au midi par larivière d u Lys , & la Flandre Gallicane ; au levantlui gît FElcaut Sc la Flandre Impériale ; & au ponentla Fau fl c neuve Sc le pays d Artois. Id. Limites de laFlandre Flamingante , villes qui lont an pays J- lamin-gant. Id,E n ce quartier font les trois villes capitales ,Sc les quatre membres de Flandres , y font encoreles quatre ports de mer , Sc la Seigneurie deBergues-Sainc-Winox , & pluiieurs villes tant murées quefans murs. Id. Voyej encore Flandre Feutonique;car c'est la même chose.

Flandre Françoise. Flandria Francien. C'estla partieméridionale da Comté de Flandre , entre la FlandreEspagnole & la mer au nord , le pays reconquis à l’oc-cident, l’Artois au midi , Sc Le Hainaut au Levant ;elle comprend les Bailliages de Fumes , de Bergues-S. Winox , de Bourbourg , de Calíèl, de Belle ouBaillent, Lille ía capitale , Sc Douay.

Flandre Gallicane. Voyez, Flandre Wallone ,c’cst la même chose -, & c’cst l’usage de dire FlandreWallone. Lè Traducteur de Guichardin dit Gallicane.M. Corneille dit Gall'tcahe , ou Wallone -, & l’on peutdire aveclui Gallicane cnparlant des siècles plus recu-lés ; mais en parlant de nos temps , il faut toujoursdire Flandre Wallone.

Flandre Hollandoise. Flandria Hollandica, Bata-vica. C’est la partie septentrionale de Flandre , quirenferme lEcluíe , le-Sas de Gand, & quelques au-tres villes moins considérables, avec la contrée qu’onnomme les Quatres Offices, Sc File de Cassandr.

Flandre Impériale. Flandria Imperialis , ancienne-ment Impériale. Elle a eu ce nom pareeque les Em-pereurs la poífédoient. C’est une contrée de Flandre ,lituée entre la Flandre Teutonique , le Hainaut dele Brabant, Sc qui comprend le payS de Vaes , laFlandre Propriétaire, où lont les villes de Dender-monde de de Grammont ; de le Comté d’Alost,où l'on trouve Alost de Ninove. Maty. Avant lcTraité de Eastad elle étoitaux Espagnols.

Flandre Particulière. Flandria propria. Dans lesanciennes divisions de Flandre , c’étoit la contrée quis’étend depuis l’Àrtois jufqu’à l’embotichure de l’El-caut. Elle étoit foudivific en Gallicane de en Tcu-

tonique , que la rivière du Lys léparoit ; ce qui lesfahoit appeler par quelques-uns Flandre deçà leLys', de Flandre de-là le Lys. Corn.

Flandre Propriétaire. C’étoit la plus petite partiede la Flandre, de la plus orientale , qui t mehoit auBrabant.de au Hainaut. Elle n avoir que deux villes,Dcndermonde de Grammont, Sc quelques villages.C’cst ce cu'çn dit le Pere Buzelin dans fa Gallo-FLin-dria , 1 . 7 . c. r. M. Corneille ajoute aux Châtelleniesde Dcndermonde de de Grammont celle de ^ Dor-beim. Il dit qu’ellefut appelée Flandre propriétaire,à cause qu’elle ne reeonnoilloit point d’autres Sei-gneurs que les Comtes de Flandre, qui, ajoute t- il,I avoient acquife par divers achats. Le Père Buzelindit, que c’eroit pareeque ces Comtes y avoient unfouvoir ah toi u , lans relever d’aucun autre Sei-gneur , Prince , R.oi, ou Empereur.

Flandre Tectonique. Flandria Teutonica. C’est dans

. _ entre le Lys ,

l’emboucliure occidentale de l’Efcaut , la mer d'AIlemagne , le pays reconquis Sc l'Artois. Elle estaujourd’hui partagée entre trois diftérehs Souverains,le Roi de France, FEmoeréur Sc la République de Hol-linde , Sc comprend la Flandre Françoiíc , la Flan-dre Ffpagnolc , & la Flandre Hollandoise. le Pèrebuzelin dit que c’est la Flandre où l‘ou parle l’Al-lem.ni d , cu le langage Tcutonique , & semble vou-loir dire que c’est la l’origine de son nom. Le Tra-ducteur dc Guichardin fappelle Flandre Flamande,

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ou Flandre Flamingante. Voyez ci dessus, à ce mot,ce que Guichardin en dit.

Flandre Wallone, ou Vallone. Gallo-Flandria ,Flandria Gallicana , ou Wallonica } Gallia Tranf-tisana. On l’appeloit anili autrefois, Flandre Galli-cane, aujourd’hui Wallone est plus en usage. Lapartie de Flandre où l’on parie François, ou plutôtoù l’on parleit autrefois François; car depuis les guer-res Sc les conquêtes du feu Roi de ce côte- là, toutela Flandre parle François, Elle a à Potient la Flan-dre Teutonique & le Tournesis; au midi le HainautSc l’Artois, & la Flandre Teutonique encore au nordSc ait levant. Sa capitale est Lille. C’est la descriptionqu’cn fair le P. Buzelin, Gallo-Fland. L. I, c. i yp. 2 . Matv la décrit autrement. C’est, dit-il, la par-tie la plus orientale du Comté de Flandre. Elle a prisson nom du langage qu’on y parie , qui est un vieuxGaulois, ou un François plus corrompu que celuide Picardie. Cetre partiè de la Flandre appartienttoute à la France. Elle est renfermée entre'le Lys &FElcaut, Sc elle comprend le territoire de 1 out-nay, le Bailliage de Douay Sc la Châtellenie deLille. Ses lieux principaux, font Lille, Tournay ,Douay, Orchies, S. Arnaud, la Bassée, Armenrie-rcs Sc Menin. Maty. Tournay Sc Menin ne fontplus à la France. Le Pere Buzelin y donne des bor-nes plus étendues. A la vérité le Lys la sépare de laFlandre Teutonique; mais, feston lui, elle s’étendau-delà de l’Efcaut.

La Flandre Wallone , sacrée & profane de ce Pere ,Gallo-Flandria sacra & profana , est un ouvrage La-tin , qui comprend la description de ce pays & detoutes les villes, châteaux , bourgs Sc villages prin-cipaux, cn trois Livres imprimés in-fol. à Douay en162.4, & qui parurent en 162.5. Il a fair aulîi cndouze Livres les Annales de la Flandre Wallone ,qui parurent au même endroit en 1624. PTye% aufíìla Flandria il lustrât a de Sanderus, les AntiquitatesFlandris. de Grammaye , Sc dans la Description desPays-Bas par Guichardin , la Description particulièrede la Flandre.

' On dit proverbialement, faire Flandre , pour dire,faire banqueroute & s’eníuir.

Car on dit q$e dans cette esclandrePlusieurs Hollandois firent Flandre »

Ou j pour parler plus nettement ySe retirèrent doucement. Loret.

FLANDRELET. f. m. Sotte de tarte faite de farine, delait Sc d’oeufs. Libum , placenta.

Ce mot de flandrelet vient, scion Borel, ou dece que ces fortes de tartes ont été inventées en Flan-dre, où le lait abonde, ou bien de ces mots flan delet, qui fuioient le nom de ces fortes de tartes, Scqu’on a en luite unis en un leul, en y ajoutant un r,d’où s’est formé le nom de flandrelet.

FLANDRIN. 1. m. Sobriquet qu’on donne à un hommegrand, grêle Sc de mauvais air, qui a la taille rropeffilée. C’est le longus homo de Catulle. C’étoicnt degrands flandrins, qu’on auroit pris pour de vraispaysans, lans une longue rapière qui leur battoir lestalons. ITift. de Ranucio. Elle est femme d’un grandjìandrin, qui, la semaine d’après son mariage, luisit prendre,congé de la ville pour jamais. Mémoiresdu Comte de Grammont. Ce terme n’est que du style

familier & de conversation.

FLANELLE, f. f. Etoffe légère de laine non croisée, peuferrée, mais fort chaude. Fresque tous les Anglois, portent des chemises d o. flanelle. Les chemises &les chemiíettes, ou camisoles de flanelle, font auffivenues à la mode en France depuis quelques an-nées, pareequ’on prétend qu’clles lont fort bonnescontre les rhumatismes.

Flanelles, f. f pi. Terme de Manufacture de glaces.On appelle flanelles., paimi les ouvriers qui met-tent les glaces au teint, les picccs d’étosses de laine,mollettes Sc. peu fetrees, à travers desqueiles fefiltre le vif-argent, qui coule de dessous une glace