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étamée. Elles fervent à purifier ce minéral des or-dures qu’il a contractées pendant le peu de tempsqu’il est resté fur la feuille d’étain. Elles s’appellentflanelles , de quelque étoffe qu’on fe ferve. Pan-nus kydrargyro purgando , percolando.
FLANET. f. m. Sorte de gâteau , qu’on a apparem-ment ainfi nommé , parccqu il y entredu flan, c’est-à-dire, du lait & des oeufs j de forte que le mot deflanet est un diminutif qui veut dire petit flan. Li-bum , placenta.
FLANÉTIQUE. P~oye% Fianona.
FLANGE. f. f. Vieux mot, qui signifie une forte depâtisserie où il entre du lait, gâteau au lait. Libumlacleum , placenta lacte diluta , condita.
Cc mot vient de flan. Voyez ci-dessus.FLANQUANT , ANTE. adj. Terme de Fortification ,qui fe dit d une ligne de défense que l’on nommeautrement rasante. Linea Jîrìngens. La ligne flan-quante ou rasante , est celle qui rasant le flanc d’unbastion, aboutit à quelque point de la courtine. Onl’appelle aussi la petite ligne de défense. Linea de-fensionis minor , parccqu’elíe est plus petite que lafichante.
Angle flanquant , bastion flanquant, celui d’oùl’on découvre le pied de quelqu’âutrc partie des for-tifications d’nne place, cn telle forte que l'on peuten défendre les approches. Acad. Fr.
|ÌCF FLANQUE, f. f. Terme de Blason, qui se dit d’unepièce de Blason formée par une ligne en voûte , quipart des angles du chef, & fe termine à la baie deí’écuflon.
$CF FLANQUER, v. a. Terme de Fortification , dé-fendre , mettre aux côtés. On le dit de la partie d’unefortification qui cn voit une autre, Sc qui lui sertde défense. Munire latera. Des btSFions flanquent lacourtine. Flanquer une muraille de fortes tours. Cebastion est flanqué par le flanc opposé & par unedemi-lune. Cet ouvrage à corne est flanqué par lacourtine. La place n’étoit défendue que par une mu-raille flanquée de tours, Sc par un fossé rempli d’eau.Sar.
On dit aussi qu’un corps de logis est flanqué dedeux pavillons, de deux galeries, pour dire , qu’ila deux pavillons Sc deux galeries à fes côtés.
Le mot de flanquer vient de flanc, latus, duquelon a formé flanquer, qui signifie, mettre à côté.
Se Flanquer, signifie, en style populaire,venir fe placeren quelque endroit mal-à-propos. Nous étions assis,quand cet étourdi est venu fe flanquer au milieu denous.
On dit aussi populairement, il lui a flanqué unbon soufflet, un coup de pied, pour dire, il lui aappliqué un soufflet, un coup de pied avec violence.Infligere , impingere.
Flanqué , le dit aussi en termes de Blason , des pals,arbres Sc autres figures qui en ont d’autres à leurscotes. Les pals d Arragon font flanqués de deux aiglesdans les armoiries de Sicile. Foye^ Flanché.
En général, on peut le dire de tout ce qui a quel-que chose à fes côtés. Un retranchement flanqué depetits redans. Bussx Rab. La nature y a fait des fossésSc des dehors flanqués d’eux-mêmcs. Frézier, Cetancien fortin est un carré de maçonnerie de 1 y toisesde côté, flanque à Cantique, d’une demi-tour, furle milieu de chaque pas. Id.
Sur un lievre flanque de Jlx poulets étìques,
S’élevolcnt trois lapins , animaux domejliques.
Boi L.
FLAQUE, f. f. Eluvies, lama, palus. On appelle uneflaque d’eau, une eípece de petit marais, où il ya de l’eau presque toute l’annee. Ces flaques rendentles places de guerre plus inaccessibles, plus difíicilesà assiéger. Il y a deux flaques d eau aux cotes deC harle roi qu i en défendent l’approche. On le ditgénéralement d’une petite mare d eau qui croupitcn quelque endroit.
Qn a dit flacco dans la basse Latinité, connue 1 a
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remarqué M. Du Cange. M. Ménage dit que flaipuèest un mot Flamand, qui signifie un lieu marécageux;
PLAQUÉE, f. f. Une certaine quantité d’eau ou d’au-rre liqueur qu’on jette avec impétuosité contre quel-que choie. Le vent a jetté u ne f laquée d’eau par cettefenêtre. Il est du style familier.
fìCT FLAQUER. v. a. Jetter avec impétuosité de l’eauou quelqu’autre liqueur contre quelqu’un ou contrequelque chose. Ejaculari , conspergere . Il n’est que dustyle familier. S’il trouve qu’on lui a donné trop devin, il en flaque plus de la moitié au visage de ce-lui qui est à ía droite, Sc boit le reste tranquille-ment. La Bruy»
§CT PLAQUÉ, ÉE. part.
FLAQUIÈRE. f. f. Partie du harnoìs d’un mulet.
FLAREUR. f. f. Vieuxmot. Odeur. C’est delà qu’estvenu flairer. 1
FLASQUE. 1 . f. Petit vaifleau de cuir où l’on mèt dcla poudre pour charger un fusil quand on va à lachafle. Sulphurati pulveris capsula, theca. Poxíey.
Flasque» En termes d’Artillerie, fe dit dc deux grosmadriers assemblés par des entremises, qui compo-sent l’affût d’un canon, entre lesquelles il est posé& mis fen équilibre íur fes tourillons. Les uns lonÉce mot masculin en ce sens & les autres féminin.Davelour , dans ion Traité d’Artillerie, a dit \e flas-que est de bois d’orme. Et l’Auteur des Travaux deMars a écrit, les flasques longues de quatorze pieds& demi, &c. Il est plus généralement féminin.
Flasque ou Flaque, f. f. Eípèce de ceinture qui fcfabrique en Italie.
Flasque, adj. m. Sc f. Prononcez l’j. Qui n’a point deforce, qui est fans vigueur. Flaccidus, enervatus >mollis » Il a le corps f lasque . La chaleur rend lesgens flasques.
Flasque, fe dit en Anatomie Sc en Médecine des par--tics du corps humain qui font fans vigueur, doncles fibres font relâchées, Sc ont perdu leur reílôrr.
Le poumon étoit flasque, fort flétri, Sc fort com-primé par l’abondance des sérosités. Du verney , fils,
Je. desSc. 1703 , Mém. p. 172.
Ce mot vient du Lati n flaccidus , (foible ) qui *n’a point de force, qui a de la peine à fe soutenir.
FLASSAIE. 1 . f- Lodix . On trouve ce vieux mot dansle petit Dictionnaire Latin François, publié par lsP. Labbe. M. Ménage explique fìaffaie par loudicrou lodier. Foye\ cc mot.
FLATIN. f. m. Petit couteau dc poche pliant Sc em-manché de corne. Ces fortes de couteaux s’appcllencFlatins, de Denis Flatin, Coutelier de 5 aint-Etien-ne en Forés , qui en fut 1 inventeur. Ce nom deDenis Flatin est gravé fur la lame de ces couteaux, '
Mén.
FLATIR, v. a. Terme de Monnoyeur. C’est battre unepièce de monnoie fur le tas, íur Fendume, avec lemarteau ou le flatoir, pour lui faire prendre le vo-lume Sc l’épaisscur qu elle doit avoir, pour adoucirles pointes qui restent à la tranche, Sc les rendre àpeu près d’nne figure ronde. latitudinem idoneam& crassitudinem nummo dare , imprimere. Cest la cin-quième façon qu’on donne aux monnoies au mar-
.• teau, après laquelle les carreaux prennent le no;«de flaons ou flans , à cause’ que c’est ce marteauqui leur donne leur volume. L’Ordonnance veut queles carreaux soient flatis deux fois.
FLATOIR. f. m. Outil d’Artifan qui travaille cn mé-tal. Sculptorum malleus , tudes cornutus. C’est un pé-rir marteau dont fe fervent particulièrement les Gra-veurs. Celui des Monnoyeurs est un gros marteaupesant sept ou huit livres. Il est fait en façon decorne de bœuf, large par le bas du côté qu’on frap^pe, 8c pointu de l’autre. Ce gros flatoir, qu’onappelle masse , fervoit à réduire les lames à uneépaisseur convenable, en les frappant fut une en-clume. Le petit flatoir ou marteler, fervoit à flatirles carreaux, à cn adoucir les pointes , Sc à lesrendre d’une figure ronde. Les ouvriers des mon-noies fe fervent peu de ces marteaux, depuis que lesespèces fe fabriquent au moulin,
flâtrer-
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