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chant , étoit capabl^ de fléchir les cœurs les plusdurs. Flectere , mitigare. Fléchir les Dieux. FlectereJi nequeo superos 3 &c. Il est aussi neutre, & signi-fie , cesser de persister dans des sentimens de dureté,de fermeté, &c. Ainsi l’on dit d’un homme, qu’il estdoux, & qu’il fléchit aisément ; d’un homme qu’onne peut faire renoncer à la vengeance, qu’il nefléchit point. Ce mot vient du Grec, -a\Uu>, qui sedit des branches d’arbres qu’on plie.
FLÉCHI, IE. part.
FLÉCHISSABLE. adj. Vieux mot. Ployáble , souple.FLÉCHISSEMENT, s. m. Action de fléchir , qui ne sedit que des genoux. Flexio , flexus , inflexio. Onn’a pu obtenir des Martyrs le fléchissement des ge-noux devant les Idoles.
FLÉCHISSEUR, adj. m. Flexor. C’est une épithète queles Anatomistes donnent à des muscles qui fervent àfléchir quelques parties du corps, comme ceux desgenoux, du coude, &c. C’est l’opposé dextenlcur. Cemot s’emploie auisi comme substantif : Xcsfléchijj'eurs ,lans ajouter le mot de muscles. Les muscles dont lesfibres charnues font plus longues 8c moins tendues,font destinés à produire des mouvemens lents 8c foi-bles ... Cela se trouve dans les fléchisseurs descuisses & des jambes. Jour. de 1695. Borrelli, sui-vant le calcul propre déséquilibré des 'liqueurs, adémontré'que la force du muscle fléchisseur de la der-niere articulation du pouce est égale à 3720 livres.Ce fléchisseur du pouce prend son origine de la partiesuperieure 8c intérieure du rayon, 8c paísant lous leligament annulaire, 8c fous le tenar , va s’insérer aupremier & au second os de ce doigt , qu il fléchit, jLe fléchisseur du pouce du pied , ou du gros orteil,prend son origine de la partie postérieure & supé-rieure du péroné , &s’avançantpar la malléole inter-ne , à la plante du pied, va s’insérer à l’os de la der-nière phalange du pouce, qu’il fléchit. Dionis.FLÉCHOIS, OISE. í. m. 8c f. Qui est de La Flèche.Flexienjìs. Il ne se dit guère. M. Corneille dit, Leshabitans de la Flèche , Sc non pas les Fléchois , fonttrès-sociables & prévenans pour les étrangers.FLÉDORP. Foye% Oosteynde.
FLÉGART. f. m. Terme de Coutume Hui signifie placecommune 8c grand chemin. Area ; via publica. Ontrouve aussi flégard.
FLÉGÉTON. f. m. Terme de Mythologie. Plhcgéton.Voyez Phlégéton.
FLEGMAGOGUE. adj. Souvent employé substantive-ment. Terme de Médecine. Médicament, remèdepropre pour purger la pituite. L’agaric , les herrnodactes , le turbirh , la semence de Carthame, sontdes flegmagogues , des remèdes flegmagogues.
Ce mot vient de , flegme , pituite, 8c
pousser hors, chasser.
FLEGMATIQUE, adj. m. 8c f. Foye^ Phlegmati-que.
FLEGME, f. m. Voyt\ Phlegme.
FLEGMON. Foyef Phlegmon.
FLENSBOURG. Ville du Royaume de DanemarlsFlensburgum. Elle est dans le Duché de Sleswick ,partie du Jutland. Flensbourg est éloigné de cinqou six lieues de Sleswick, du côté du nord. Maty.11 est à quatre lieues à l’ouest de l’île d’Alscn , 8c àneuf de l’Odenzée , vers le midi. Hofman. Flens-bourg a une citadelle assez régulière , & un bon port.Le Golte de Flensbourg est une petite partie de la merBaltique, fur la côté du Duché de Sleswick , dans leJutland , vis-à-vis de Flensbourg , & de l’île d’AlsenSinus Flensburgenfis , en langage du pays Flensbur-genwich. long. 1 7 d. 12 m. lat. p4. d. jo m.FLÉON. f. m. Vieux mot, qui signifie ruisseau. Rh'us.Ce mot, selon Borel, vient de fluviolus , d’où ilcroit qu’on a fait fleron , & ensuite fléon.
FLÉRUS. 7 C Fleurus.
FLESCHIR. C r r J Fléchir.
FLESCHISSEMENT. f y Fléchissement.FLESCHISSEUR. J ‘ Fléchisseur.
f 'LESSINGOIS , OISE. f. m. & f. & adj. Qui est de Fief-
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singue. Qui appartient à Flessingue.- Flejfmgus jFleJJìngenJis. On dit que les FleJJìngois ont une cou-tume fort particulière. Quand il meurt quelqu’un,ils mettent une botte de paille à la porte , si c’estun homme , ils tournent les épis du côté de la rue vsi c’est une femme, ils regardent la maison. F j ye%Jovin JJc Rochefort. Un FleJJìngois se dit souventpour un vaisseau FleJJìngois , ou un Corsaire Fles-Jìngois. Nous nous battîmes pendant deux heurescontre un FleJJìngois , que nous prîmes à l’abordage.Nous rentrâmes deux jours après dans le port avecUne prise FlcJJìngoife Une flûte FleJJìngoise.FLESSINGUE. Ville de l’île de Valcheren en Zélande.-FleJJìnga , FliJJìnga , Uhjìnga. Elle est à une lieueau midi de Middelbourg. Flejsngue a un bon port,& un grand canal qui traverle toute la ville , 8cqui est allez large & assez profond pour mettre àcouvert une flotte entière, le Prince d’Orangeavoitle domaine utile de Flessingue , 8c les Hollandoisla Souveraineté. Flessingue est situé fur Feutrée d’undes bras de l’Escaut, & tient le passage de cetterivière , 8c de la plus grande partie de la Zélande,& des Pays-Bas. C’est pourquoi elle a été nomméeautrefois la clef de la mer. Ce n’etoit anciennementqu’un périt bourg , qui fut fermé de murailles l anI2IO. Lipse dans ses Notes fur Tacite, dit qu’ellefut bâtie par Ulyfle. C’est une allusion à son nom.Ulijfinga , qu’il ne fait pas sérieusement. Hard. deVal. Not. Gall. p. 616. Long. 21 d. 7 m. lat. pi d.26 m.
Le mot Flcfstngue vient, à ce que l’on prétend ,de Fies ou Fies , 8c Fleschen , ou Fleschen , quien Flamand signifie bouteille , flacon. Cette villeporte des bouteilles ou flacons dans les armes.
D’autres le dérivent du verbe Flamand fluijsen tcouler avec impétuosité. Le Terrain où cette ville estbâtie , & tout le pays de Zélande, est tellementbattu des flots de la mer, qu’il en seroit souventcouvert, si les habitans n’avoient fait des digues ,avec des dépenses immenses 8c une patience admi-rable.
Les Hollandois avoient construit une forteressedans l’île de Tabago en Amérique , qu’ilsnommoientla nouvelle Flejsngue. .Les. François s en emparè-rent en 1677 , fous la conduite du Maréchal d’E-trées, 8c la rasèrent.
FLESTRIR. Fcyfíf Flétrir.
FLESTRISSEURE. Foye\ Flétrissure.
FLET. f. m. Petit poisson de mer fort plat, comme une1 limande. Hippoglojsum. Voyez Flez.
FLETELET. 1. m. Nom d’un poisson. Le Fletelecne diffère du Fle %, qu’en ce qu’il est plus petit.-Ces deux poissons 8c la limande font les trois espècesqui se réduisent au genre de ceux qu on appelle Pas-seressyuamojì. Ils ont tous trois à peu près les mêmesqualités , 8c font assez bons ; la limande est meil-leure & plus agréable au goût que les deux autres.
FLÉTRIR, v. a. Ternir l’éclat d’une chose , luiôter son éclat de façon qu’ellene puisse plus le re-
Ï Tendre. Marcorem inducere , 'deterere. On voir par-à que flétrir 8c faner ne font point synonymes. Lepremier enchérit fur le second. Une fleur qui n estque fanée peut reprendre son éclat : mais une fleurflétrie n’y revient plus. Le vent, le soleil brûlant,flétrissent lés fleurs. Lc grand âge flétrit la beauté »le teint* Deturpare , corrumpere .
Dans ce sens il est aussi réciproque. Le teint lo-pins délicat est celui qui (c flétrit le plutôt. La beau-té , comme la fleur 1 1 fane par la longueur du temps ,8c peut (c flétrir promptement par accident. Marcere j
marcescere. -
Flétrir, v. a. Au figuré, signifie déshonorer * im-primer une tache honteuse , qui r ait perdre l’hon-ncur , & attire 1 aversion des gens de probite. Labentinurere. Flétrir la mémoire, la gloire, la réputa-tion de quelqu’un. Un opprobre si ícandaleux les flé-trit- Alexandre ne pouvoit traiter durement la femmedc Darius fans (c flétrir. M. Esp.