i^o FLE
EJl-ce par intérêt pour d’indignes neveuxQui seuls de ces grands noms jouis ent ,
Qui ne lesfont valoir qu en des discours pompeux ,Et qui toujours plongés dans un désordre affreux,Pardes lâchetés les flétrissent? Des-Houl.
On dit en termes de Palais , qu’un homme estcondamné à être flétri, c’est-à-dire , àêtrcìftarquéfurl’épaule avec un fer chaud. On difoitautrefois/Aír;-/,qui signifioit la même choie que marqueri VoyezFlÂtrer.
Selon Pafquier , dans ses Rech. L. VIII C ,, 3 7 ,Flétrir est une abréviation de steurdeliíer. Oníefer-voit autrefois d’une fleur-de-lys , polir marquer furJ’épaul e.Voyet; Flétrissure.
FLÉTRI, 1 E. part. Au figuré & en morale , triste, abattu.Un cœur íerré , un cœur flétri, un cœur deíole.Bourd. Exh. II, pag■ 20 6.
FLÉTRISSURE, f. f. L’altération qui arrive dans lafraîcheur (k dans la vivacité destìeurs, dès couleurs,tk dans la beauté & la délicatesse du teint & de lapeau. Marcort La. flétrissure des fleurs. Lé temps n'apas apporté la moindre flétrissure à la beauté de sonteint.
Flétrissure, signifie figurément, tache à la réputa--tion. Labes. Voilà une grand e flétrissure à son hon-neur. Si une Congrégation de neuf Cardinaux jugeplus à propos d’établir l’exemple, qu’un crime quifera à jamais détesté par toutes les nations, & qui amortellement offenié la propre personne de Sa Ma-jesté , doive demeurer impuni dans Rome , Sa Ma-jesté n’y trouvera pas beaucoup à dire, & n’en ferafâchée que pour la flétrijfure qui en résultera à l’híon-heur de l’Église. M< De Lionne. Voyer; FLÉTRIR aûfiguré.
fCr FLÉfRiSSUitE , en jurisprudence, est l’iinpfeflìonautre fois de la fleur-de-lys ; aujourd’hui d’une autremarque , qui fe fait par l’Exécuteur, fur la peau ducriminel fustigé , convaincu d’un crime , qui méritepeine afflictive; mais qui ne mérite pas absolumentla mort.. Ferri traduclio ftigmatica , sigma.
Autrefois on faisoit flétrir en lieu évident du coins.Cette rigueur a paru trop grande : on ne flétrit plusque fur l’épaule , où les voleurs font marqués d’unV &: ceux qui font condamnés aux Galères, de troislettres G A L.
Chez les Romains hflétrijjureíe faisoit sur le visage.L’Empereur Constantin défendit aux Juges de faireimprimer fur le visage, aucune lettre qui marquât lapeine de ceux qui étoient condamnés, & permit dela faire graver fur la main ou fur la jambe , afin quela face de l’homme ne fût pas déshonorée.
FLETT , ou FLEECHTE-DALLER. f. m. Monnoied’argent qui a cours en Dannemarck , & qui vaut 4marcs , ou foixante-quatre schillings Danois, ce quirevient à 41 ou 41 fous de France.FLETT-MARC-DANSCHE est encore une monnoied argenr , qui vaut seize schillings Danois , ou huitschillings lubs ; c’est-à-dire , environ dix fous deFrance.
FLETTE. f. f. Se dit d’un bateau qui sert de voiture pu-blique fur 1 eau pour aller d’un lieu à un autre -, c’cs:un coche d’eau. Cymba vectoria. Il y a dans les flettesdes sièges pour la commodité. Les flettes font cou-vertes comme les cabanes.
Ce mot vient àeflot , comme étant un petit bateauexposé fur les flots. D’autres le dérivent de flûte,vaisseau de mer, comme si c’etoit son diminutif.
&T FLEUME. Terme employé par le peuple , pourPhlegme. Il n’est pas françois.
FLEUR. f. f .Flos. C’est proprement la parue delaplantequi renferme les parties propres pour la multiplica-tion de l’efpèce. Les parties exteneures des fleurs fer-vent d’enveloppe ; & comme elles font le plus souventcolorées , on les a prises pour \af leur mcxne , Léon aappelé calice les enveloppes les plus exterieures ; enforte qu il y ades fleurs fans calice & d autres a calice,
ce qui cause queíquefoisdesdifficultés dans la Botani-que. Les parties qu’on regarde comme internes dans
F LE
les fleurs , Le qui font lès plus^ssentielles , font les éraymines, dont le sommet est une bourse remplie de pous-sière ; ces étamines accompagnent ordinairement unpistil qui est lui-même, ou le plein fruits ou l’extré-mité du fruit ; ce pistil est nommé stilet par Malpighi.De c es fleurs les unes font stériles, & les autres fer-tiles; celles-ci amenent un fruit après elles, Le celles-là ne fervent qu’à répandre une poulsière qui íert àvivifier les jeunes fruits , qui font placés dans desendroits éloignés de la fleur, if y a des plantes qiii neportent point d e fleurs , comme les espèces de fougè-re , de capillaire , de polypode ^ &c. Dans les plan-tes , les tiges préparent le suc pour les feuilles, &lesfeuilles pour les fleursi Lémery. On peut consi-dérer lès fleurs comme des viscères destinés pour lessemences. Id. Sébastien .Vaillant , Démonstrateur desplantes au Jardin Royal de Paris, dans un discoursfur la structure des fleurs , fait à Paris en 1717 , pré-tend que lés feuilles des fleurs ne font què des enve-loppes , qui fervent à couvrir les organes de la généra-tion , & à les défendre. Voy. leur usage au mot Pétale*Il appelle ces enveloppes, ou tuniques du nom pro-pre d e fleurs de quelque structure' & de quelqúè cou-leur qu’ellcsíoient, soit q réelles entourent les organesdes deux sexes réunis , soit qu elles ne contiennentque celles de l’Un ou de l’autre, ou seulement quel-ques parties dépendantes de l’un des deux , pourvutoutefois que la figure de ces tuniques ne soit pas lamême que celle des feuilles de la plante, supposequelle en ait. Sur ceprincipe, il nomme faussesfleurs*ou fleurs nues les organes de la génération qtii fontdénués de tuniques , & vraies fleurs , cèux qui eufont revêtus. Ainsi il exclut du nombre des vraiesfleurs , les fleurs à étamines.
§ 3 “ L es fleurs font des productions des Végétaux quicontiennent les parties de la fructification. Celles quifont reconnues essentielles pour cette fonction , fontles étamines & le pistil. Outre ces parties, plusieursfleurs ont déplus, un calice , un ou plusieurs péta-les , quelquefois des nectars. Quoique ces trois par-ties ne paroilfent pas essentielles à la fructification ,puifqu’il y a des fleurs privées de calice ou de péta-les ou de nectar' qui donnent cependant des fruits ;oh ne laisse pas de regarder ces parties comme appar-tenantes à \a fleur, pareeque la plupart en font pour-vues. D’où il fuit même qu’on ne laisse pas de donnerle nom d e fleura certaines productions qui n’ont que7 ces parties auxiliaires, & qui manquant de cellesque nous avons dit être essentielles, font stériles. Flosf erilis. On les nomme auflì f aise s fleurs , floreseunuchi ,fcu neutri. Quantité de jaufjes fleurs font defce genre ; & c’est mal-à-propos qu’on a donné cenom àe fausses fleurs aux fleurs mâles des cucurbi-tacées & autresqui font aúlsi essentielles à la fructifi-cation que les fleurs nouées ou femelles. Ainsi il nefaùt pas confondre ces fleurs stériles qui font 0 , pourainsi dite, mutilées, avec les fleurs à étamines, flo-res amentacei , ou staminei > ou capillacei , qui étantdes fleurs mâles, ne font point suivies de fruit. Ellesfont donc stériles, mais non pas àe fausses fleurs.Du».
A? On oppose anx fleurs mâles & stériles , les fleursfécondes, flos facundus , qu’on nommeaussi fleursnouées, qui font suivies d’un fruit. Les unes fontfemelles , & les autres hermaphrodites. Les fleurspeuvent donc fe diviser en mâles, mas; femelle,feemineus ; Le hermaphrodite , hermaphroditus.
Les fleurs mâles ne contiennent que les organesmâles ou les étamines : les femelles ne contiennentque les orgnnes femelles ; savoir, un ou plusieurspif-tils: & les hermaphrodites contiennent les organe»mâles & les organes femelles , étamines Le pistils ,rassemblés dans une même fleur.
On distingue encore les fleurs en simple ,fimplex,& en composées, composttus. Les fleuristes nommentfleurs fimples , celles qui n’ont qu’un rang de péta-les; ils nomment fleurs fémidoubles, celles qui ontplusieurs rangs ; 8c fleurs doubles, flos plenus , cel-les dout le disque est tout rempli de pénales. Mais los
1
\
S