FLE
Botanistes appellent fleurs simples celles qui ne con-tiennent qu une fleur ou un appareil d’organes sépa-rés les uns des autres ; 8c fleurs composées, cellesqui font formées d’un assemblage de fleurs mâles ,femelles, hermaphrodites ou faufl’es, réunies dansun calice commun ; de ce genre, íont les fleurs àfleurons, à demi-fleurons 3c les radiées.
Les fleurs considérées en général font quelquefoisclairsemées furies branches, disseminati d autresfois placées fans ordre , dans les aifcllesdes branchesou des feuilles ,fparfij ou rassemblées par bouquets,fasciculati ; ou entassées les unes íur les autres parpelotons, 'consesti; si elles forment des anneaux quientourent les branches ou la tige , elles font verti-cillées, verticillati ; ou elles font attachées à desqueues rameuses, comme les grains d’une grappe deraisin ; alors elles font en grappe, racemosi : quelque-fois elles terminent les branches par des bouquetsconiques & aster longs. Alors elles lont en épis , fpì'cati. Quelquefois ces épis font formés par un nom-bre de verti cilles où anneaux qui font allez près lesuns des autres. Quelques fleurs en épis font con-tournées comme une crosse, convoluti. On a con-sacré le terme de paquets, locuste,, aces petits tasàe fleurs qui naissent fur les épis des plantes grami-nées , & celui de corymbus aux têtes de certainesplantes qui portent quantité àe fleurs ou de fruits *rassemblés près à près. Enfin , les branches lont ter-Ininees par des fleurs eil ombelle ou parasol, f losombellatus . Voyez Ombelle.
Suivant qu’un pédoncule est chargé d’une, deux outrois fleurs , &c. on emploie les termes d ’unis lorus ,biflorus j tris lorus , multiflorus , &c.
Ce mot vient du Lati nflos, du Grec , flam-'ma 3 flamme. Les fleurs jettent un éclat qui a du rap-port à celui de la flamme.
Vousave £ beau charmer , vous aure^ le destin
De ces fleurs st fraîches , fi belles ,
Qui ne durent qu un matin :
Comme elles vous plaises ; vous paffere\ commeelles.
Que votre éclat est peu durable ,
Çkarniantes fleurs, honneurs de nos jardins.
Mad. Des-Hou.
Fleur, f.n càmpane; C’cst un e fleur qui a la figure d’unecampane.
Féeur en cloche. C’est une fleur qui a la figure d’unecloche.
Fleur composée , est celle qui dans son calice renfermedes fleurons ou des demi-fleurons, & souvent les deuxensemble : telles font les fleurs à fleurons , à demi-fleurons , & les fleurs radiées.
Fleurs en croix. Ce font des fleurs composées de qua-tre feuilles ; leur calice est aussi à quatre feuilles , &leur pistil devient toujours fruit : telles font les fleursdu giroflier , du chou , &c.
Fleur cucurbitacée, est celle qui a rapport àla fleurde la courge , 8c quia la même conformation. F los cu- :curbìtaceus.
Fleur a demi-fleuron. Voye q ci-dcssous , aprèsFlëùr a fleuron.
Fleur en entonnoir. C est unefleurquì approche dela figure d’un entonnoir ; c’est à-dire , qui est évaséeen pavillon fur le haut, 3c qui est retrécie en tuyaupar le bas. La fleur àe l’oreille d’ours est une fleur enentonnoir. Infundibuli formis.
Fleurs a étamines. Cefont des fleurs qui ne font pointcomposées de feuilles, mais feulement de quelquesfilets chargés de sommets. Les feuilles qui font au-tour de ces étamines ne doivent point être prises pourles feuilles de ces fortes àe fleurs , mais bien pour leurcalice ; pareeque ces feuilles deviennent dans la fuiteune enveloppe , ou capsule qui renferme leurssemences ; ce qui ne convient qu’au calice d es fleurs.
. est essentiel aux feuilles àes fleurs de ne point fer-Ylr d’enveloppe aux semences qui succedent à ces
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inemes fleurs ; & c’est par ce seul endroit que l’onpeut distinguer les féuilles des fleurs d’avcc leurcalice'. Il est constant que la couleur particulière désfeuilles des fleurs, n’est pas une marque íur laquelleon puisse décider si les parties contestées lont lesfeuilles des fleurs 3 ou si elles íont le calice de ce$mêmes fleurs ; puifqu’il y a quelques feuilles des fleursqui lont verdâtres , ainsi qùc le calice ; & puilqu’il ya quelques calices qui font colorés d’une maniéréparticulière , ainsi que les feuilles des fleurs .,
Fleurs a feuilles. Çe font des fleurs qui font. .compo-sées de feuilles ; & il est essentiel à ces feuilles de nepoint servir d’eilyeloppe , ni de caplule aux semen-ces qui succèdent à ces mêmes fleurs.
Fleur fleurdelisee , est une fleur à cinq feuillesinégales , disposées enfleur de lis de France à l’extré-rnité du calice : telles íont les fleurs du lcándix , ducerfeuil , de la carotc, &c. Il ne faut pas les con-fondre avec les de lis.
FLEURS. A FLEURONS. Ce font des fleurs composées défleurons : telles íont ies fleurs de l’abíinthc.
Fleur a demi-fleuron. C’est un bouquet composé dedemi-fleurons. Les fleurs de la dent du lion , du lai-troii , de la laitue , font des fleurs à demi-fleurons!
Fleur en grelot. C’est une fleur qui a la figuré de cetteelpèce de íonnette qu’on ; appelle grelot. La fleurde l’arbouríìer & celle de !a bruyère font des fleursen grelot.
Fleur en gueule , font de petits tuyaux percés ordi-nairement dans le fond, terminés en devant par uneespèce de maíque qui restemble allez à la gueule desmonstres & des grotesques què les Peintres 3c lesSculpteurs reprélentent dans leurs ornemens. Lecalice de ces fleurs est un tuyau ou cornet, dufondduquellort un pistil, composé de quatre embryons,qui s’èmboëtcnt dans un trou qui est au bas de la fleur 33c qui deviennent, lorsqu’elîé est passée , aptant désemences qui mûrissent dans le calice de la fleur ,comme dans une capsule : telles font les fleurs dela sauge, de l’ormin , du marrube, &c.
Fleur irrégulière. Voye\ Fleurs régulières.
Fleurs lÍGinstm'e.us'ES.Onti'p'peWe fleurs légumineuses jcelles des plantes légumineules. Ces fleurs ont enquelque maniéré la figure d’un 'papillon volant ; c’cstpourquoi on les nomme en Latin flores papilionacei .Les fleurs légumineuses font composées de quatre oucinq feuilles. La feuille d’en haut , ou la feuillefuperieures’appelle Vexillum , oùétendard. La feuilleinférieure est double , & a été nommée canna enLatin , à cause qu’elle a la figure du fond d’un ba-teau. Les feuilles qui fe trouvent entre la feuillesupérieure 3c l’inférieure ont reçu le riolrt de feuilleslatérales , en Latin aht. Le calice des f leurs légumi-neuses est un cornet , du fond duquel fort le pistilenveloppé d’une gaine frangée èn étamines. Ce pistildevient toujours le fruit, 3c ce fruit s’appeile ordi-nairement la Gonfle , eu Latin filiqua. Los fleurs despois , des fèves , des astragales, font des fleurs légu-mineuses.
Fleurs en lis, font les fleurs de routes les plantes bul-beuses , tubéreuses, & autres qui en approchent. Cesfleurs font d’une íeulc pièce découpée en six parties,ou de six feuilles, & rarement de trois. Leur calice ,ou leur pistil devient toujosirs un fruit divisé en troisloges remplies de íemenccs. Les fleurs de la jacinthe,du narcisse , de la tulipe, lont dès fleurs en lis.
Fleurs en mufle ,-font des tuyaux percés ordinairementdans le fond , déterminés en devant par une efpccedemasque qui ressemble allez à ces mufles ou masquessculptés fur la clef des portes cintrées, ou qui ferventd’orncment aux fontaines. Le calice de cès sieurs estun tuyau dentelé fur les bords, ou bien il est composéde cinq feuilles ; mais c’cst le pistil qui distingue.eflen-iielleiriênt les fleurs en mufle àes futurs en gueule; carce pistil dans les fleurs en mufle devient une capsuletout-à-fair différente du calme , 3c cette capsule ren-ferme les Iemenccs; au lieu que dans les fleurs engueule, lc pistil est compose de quatre embryons quideviennent autant de lemences, à quoi ce même