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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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FLO

de laine , de soie , &c> Floccus. Les moutons saillentdes flocons de laine dans les lieux épineux où ilspallent. On le dit anílì de la neige. Il tombe de laneige par flocons , à gro s flocons.

Ce mot vient de floccus , selon Joannes de Janua,qui signifie une chose légère que le vent pousse deçà& delà, ou defloccare. Neiger, dans Varron, ouselon Ménage, après M. Bochart, du GrecSc itAoo , ou plutôt du mot François fleur. Le boutonou hupe de laine s’appelle aussi/hic. Nicot.

FLOCHARD, village d’irlande , au Diocèíe d’Armach,dans la Province d’Ulstcr.

FLOCHE. Ce mot n’est plus en usage; il signifie chosevelue : il veut dire alillì la même chose que floc &flocon.

FLOFLOTTER. v. n. Vieux mot qui n’a guère été enusage, & qui sut tait au XVI e fiècle par les PolîtesFrançois par onomatopée, pour exprimer le choc, lebruit des tiots de la mer. Stridere, murmurare. Flo-flotter mis en usage par les Poètes de notre temps- pour représenter le heurt tumultuaire, (c’cst-à-dire,le choc tumultueux ) des flots d’une mer, ou granderivière courroucée, Pasquier, Recherc. L. VIII, c.6. Du Barras a dit le floflottant Nérée.

FLOIRITURE. s. f. Vieux mot. Gloire, état florissant.Gloria , decus, conditio florens, status rerum florens.

FLONDRE. fi m. Petit poisson de mer. Des légionsd’eperlans Sc de f londrès commencent au printempsà remonter par l’cmbouchure des rivières. Spectaclede la Nature.

FLON-FLON. Refrain d’un Vaudeville de 1687*, quiconiìstoit en des couplets de quatre vers, dont íc re-frain étoit, f Ion , f Ion , larida dondaine. F Ion , f Ion,f Ion, larida dondon. Il étoit aisé d’entendre, ce quesignifioit ce flon-flon , par le quatrain qui le précé-doit. Dans celui-ci, par exemple,

Si ta femme est méchante ,

Apprens-lui la chanson :

Voici comme on la chanteAvec un bon bâton,

Flou, flou, &c.

Le refrain marquoit la vigueur avec laquelle il fal-loir frapper. M. de la Monnoye, Glossaire sursesNoels.

FLORAC. Petite ville de France, en Languedoc & auGevaudan, dans les Sevcnnes, près de la rivière duTarn.

FLORAISON, f. f. C’est la poulie ou la formation desfleurs. Voye\ Fleuraison.

FLORALES, f. pi. Floralia. C’est le nom des jeux qu’onfaisoit à l’honneur de Flore : c’est aulfi le nom de lafête de cette Déesse, Sc de toutes les cérémonies quise faisoient pour l’honorer. Les Florales s’appeloientautrement Antistej'es : on les célébroit fur la fin dumois d’Avril ; fur quoi Ovide a dit au quatrième Li-vre des Fastes.

Exit & in Maias festum Florale calendas.

^ En effet, les Florales commençoient le vingt-hui-tieme d Avril, 8c duroient six jours. Ceux qui étoieiltde la cérémonie des Florales se couronnoient delierre, oc rais oient plusieurs choies fort indécentesce qui etoit ordinaire dans les fêtes des Païens.

Il semble qu’en parlant des fêtes de Flore, on doitdire plutôt Florales avec M. Blondcl, que Florauxle nom de Florales est formé selon l’analogie des au-tres noms de fêtes qui ont la même terminaison enlatin, les Bacchanales, les Lupercales, les Satur-nales, Sc c. Il faut réserver le nom de Floraux pourexprimer les jeux qui ont été en usage en France,bailleurs, le nom de Florales est substantif, 8c scmet seul, 8c le nom de Floraux est adjectif, 8c neVemploie point seul, on y ajoute le nom de JeuxCependant plusieurs Ecrivains en usent autrementdisent Floraux. Voyez l’article suivant.

RAUX. adj. m. Il ne se dit que des jeux Floraux

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Florales ludi, floralia. Les jeux Floraux, dans l’An»tiquité, font les jeux qui se célébroient à l’honneurde Flore, Déesse des fleurs. Floralia, ludi Florales.Les jeux Floraux se célébroient avec des débaucheseffroyables : on ne se contentoit pas des discours lesplus dissolus; on assembloit au son d’une trompette,

( dit Juvénal, fat. VII, v. 24g , ) les Coutisannes :elles paroifl'oient nues en public, 8 c y donnoient aupeuple des spectacles abominables. Les Comédien-nes paroissoient aussi de même fur le théâtre; Sc Va-lère Maxime, L. II, c. /0 , n. 8, remarque queCaton s’étant une fois trouvé à la Comédie ce jour-là, le peuple eut honte de demander ce plaisir in-fame en fa présence. Rien n’eût été plus honorableà Caton, si , averti par un de ses amis du respect 8 cde la retenue qu’il inspiroit au peuple, il n’eût ternilui-même toute la gloire d’un si beau trait, en sor-tant du théâtre, pour ne point priver le peuple parla présence du plaisir ordinaire. On donnoit encorebeaucoup d’autres fortes de divertiilemens au peu-ple ; Sc si l’on en croit Suétone dans Galba ,C. 6, SCVopiscus dans- Carin, ces Princes y firent paroîrredes éléphans qui dans oient fur la corde.

Les jeux Floraux , selon Pline, L. XVIII, C.2Ç,surent institués fur un oracle des Sibylles le 28'd’Avril l’an de Rome, non pas toxvi, comme onlit dans les anciennes éditions de cet Auteur, ni iOxiv ,comme a corrigé le P. Hardouin; mais, comme Voí-(ius l’a fort bien dit, l’an 513, trois ans après leConsulat de Torquatus Sc de Sempronius, dit Vel-leius Paterculus , L. I, C, 16, Consulat qui tombel’an de Rome y 10, selon Pline. On les célébrois lanuit aux flambeaux dans la rue Patricienne. Quel-ques-uns disent qu’il y avoir un cirque destiné à cesjeux sur la colline appelée hortulorum , c’est-à-dire ,des jardinets ou peti,ts jardins. Plusieurs savans Au-teurs ont traité des jeux Floraux. Ovide les décrit,Fast. L. V, v. 32 6 & J'uiv. Lactance en parle, L.I. C. 20. Valere Maxime, Z. II, C. /. ThomasCodwin, Antholog. Rom. L. II, C. 3 ,f 3. Hof'-pinien, De Origine festor. Juste Lipse, Elecl. L. I.Vossius, De Idol. L. I, C. 12 , où il remarque qu’ilparoît parl’endroit d’Ovide que nous avons cite, queces jeux ne furent point fondés de l’argent que lé-gua pour cela une Courtilanne nommee Flore, maisdes confiscations faites fur ceux qui etoient condam-nés pour cause de péculat, pour s’etre emparés desterres appartenantes au peuple Romain. Voye% encorefur ces jeux Struvius, Synt. Ant. Rom. C. IX, p.43 6, Sc l’article précédent Florales.

Pasquier prétend que par un reste de Paganisme ,en quelques villes, & nommément en celle de Lagny,on repréíentoit des jeux Floraux le jour de la Pen-tecôte. Car, dit-il, dès le matin le peuple, au lieudaller à l’Eglise, va au bois cueillir des rameaux, &l’après-dînée fait une infinité d’exercices de corpsplaisans ; voire même y a certains paysans en che-mise qui courent un jeu de prix ; coutume qui futdéfendue par Arrêt de la Cour du Parlement. Il ajouteque les anciens Conciles ne se plaignent d’autre choseque de telles folâtreries, Sc cite le IV e de CarthageSc le IV e de Tolède.

Jeux Floraux. Nous avons aussi en France des jeuxFloraux. Ils furent institués en 1324. On en doitle projet Sc l'établilíement à sept hommes de condi-tion , amateurs de belles lettres, qui, vers la Tous-saint de l’an 1323, rélolurent d’inviter par une let-tre circulaire tous les Trouvères ou Poètes de Lan-guedoc, à se trouver à Toulouse le premier Mai deì’année suivante, pour y réciter les pieces de versqu’ils auroient faites, promettant une violette d’orà celui dont la pièce se roi t jugée la plus belle. LesCapitouls trouvèrent ce deíîein si utile ôc j, beau ,qu’ils firent résoudre au Conleil de Ville , qu’on lecontinueroit aux dépens de la ville ; ce qui íe pra-tique encore d’une maniéré qui fait honneur à certeville. Le premier qui ait remporté le prix aux jeuxFloraux l’an i 3 1 4 > * ul: Arnaud Vidal de Castelnau-dari, qui récita un Poème à l’honneur de la sainte