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Vierge. 'En 1515", on créa un Chancelier Sc un Se-crétaire de cette nouvelle Académie. Les íept Insti-tuteurs çrirent le nom de Mainteneurs , pour mar-quer qu ils fe chargeoient du foin de maintenirl’Académie naillantc. Dans la íuite, on ajouta deuxautres prix à la violette ; une églantine pour secondprix, & une fleur de souci pour troisième. Il futauflì réglé que celui qui remporteroit le premier prix,pourroit demander à être Bachelier, & que quicon-que les remporteroit tous trois, seroit créé Docteuren Gaie science, s W le vouloir, c’est-à-dire, en Poé-sie. Il y a un registre de ces jeux à Toulouse quirapporte ainsi leur établissement. D’autres disent quec’étoit une ancienne coutume que les Poètes de laProvince s’assemblaílent à Toulouse pour lire leursvers, &c en recevoir le prix, qui fe donnoit au ju-gement des anciens; que ce ne fut que vers 1/40,qu’une Dame de condition, nommée Clémence, lé-gua la meilleure partie de son bien à la ville deToulouse , pour éterniler cet ut âge, & faire les fraisdes prix, qui seroient une églantine ou ancolie, unsouci, une violette Sc un œillet, le tout de vermeil.Tes trois premiers ont une coudée de hauteur, avecun pied de vermeil auflì, fur lequel les armes de laville font gravées, & valent au moins quinze pistoleschacun. L’œillet est plus petit. Il fe donne aux en-fans Sc par faveur.
La cérémonie des jeux Floraux commence le pre-mier de Mai par une M elfe solennelle Sc en Musique.Le Corps de Ville y altiste. Tout le jour on récite despièces. Le 3 du mois, on donne un dîner magnifiqueaux personnes les plus considérables de la ville, def-quelles font toujours un Président à Mortier, ìk qua-tre Conseillers au Parlement. Ce jour-là on juge despièces, pendant l’examen desquelles les Prétendansaux prix, enfermés dans une grande salle, sont obli-gés de faire un sonnet sur un vers qu’on leur donne,Sc par lequel il doit finir. Quand le jugement est por-té , on sert deux collations ; l’une à ceux qui pré-tendent aux prix, & l'autre à la jeunesse qui a récitéquelques vers. Ensuite on va dans la grande salle ,où est une statue de marbre de la Fondatrice , & l’ondistribue les prix avec des acclamations de l’aflèm-blée, des fanfares de trompettes, & une symphoniede violons Sc de hautbois, qui reconduit les victo-rieux chez eux. Ils ont droit d’aisister les années sui-vantes aux Allèmblées, & d’y donner leur lustrage.Voye\ la Faye , Annales de Toulouse,
AI" Les jeux Floraux ont été érigés en Académie en1694. Lc nombre des Académiciens est fixé à qua-rante.
Maître aux jeux Floraux , c’est celui qui a rem-porté les trois prix. Ils le donnent à trois disteren-tes pièces de vers, qui font un Poème, une EglogueSc une Ode.
Pafquier, dans ses recherches, Z. Vil, C. f, ditqu’anciennement on célébroit en plusieurs endroitsde France des jeux Floraux , où celui qui avoit rem-porté l’honneur de mieux écrire, étoit appelé, tan-tôt Roi, tantôt Prieur, & quand il falloir renou-veller les jeux, il donnoit ordinairement le sujet despièces.
FLORE. f. f- Divinité de l’antiquité païenne. Flora. LesGrecs notnmoient Chloris la Décile que les Romainsappeloient Flore. Ils eu faisoient laDécsté des fleurs,Sc c’est delà qu’ils lui donnoient les noms de Flore,du mot f los , une fleur, Sc Chloris en Grec, commeon peut le voir en ion lieu.
Ovide, Fajl. L. V , V. 1 çj, croit que Flora s’estformé de Chloris.
Chloris eram , qua Flora vocor , corrupta LatinoNominis ejl nojlri littera Graea sono.
D’autres croient que Flore fut une fameuse Cour-tisannede Rome, qui, ayant gagné beaucoup de bienpar ses débauches , fit le peuple Romain son héritier,à condition que l’on célébreroit cous les ans le jour4 e fa naissance, par des jeux que l’on nomma Flo-
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taux, Sc dont nous parlons ci dessus. Dans la Iuite *ie Sénat trouva nette fondation indigne de la majestédu peuple Romain; Sc pour ennoblir cette cérémo-nie, on 1 upposa une Déesse Flore , qui prélîdoit auxfleurs, Sc qu’il falloir fe rendre propice, afinqu’clîceût foin des arbres, des vignes Sc des plantes. Floreavoit un Temple à Rome,proche dune colonne quiétoit dans la rue de Tivoli ou Tiburtine , Sc vis-à-vis du Capitolc, ainsi qu’il paroît dans la 23 e Epi-gramme du L. III de Martial.
Voisins ne peut convenir que Flore eût été la Cour-tiíanne dont on a parlé. Il croit que le culte de Florecommença à Rome dès le temps de Romulus , & qu’onle prit des Sabins. Sa railon est, que Varron, dansson L. IV e de la langue Latine, met Flore au nom-bre des Dieux auxquels Tatius , Roi des Sabins, fitdes vœux avant que de combattre contre les Ro-mains. De plus, dès le temps de Romulus & de Nu-ma, Flore avoir ses Prêtres Sc ses sacrifices à Rome,comme il paroît par un autre endroit de Varron, L.VI du même ouvrage. Voye\ Vossius, De Idolol.L. Ij C. XII; Struvius, Synt. Antiq. Rom. C.I 3p.iji à p. 17p; Lactance, Z. /, C. 20,
. . . . . C’eft la brillante Flore:
Les fleurs que fous nos pas la terre fait écloreM’annoncent son retour.
Ballet des quatre saisons «
L’ émail riche & brillant que noS champs font éclore 3N’cjl encor résené qu au triomphe de Flore.
Flore. L Ordre àc Flore. Nom d’un Ordre Religieux,branche de celui de Liteaux. Il fut fondé par lc fa-meux Abbé Joachim, qui, en 1189, vint demeurerdans un lieu de Calabre nommé Flore, avec deux outrois Compagnons. Ils menerent d’abord une vie éré-mitique ; mais Joachim voyant que le nombre de ícsDisciples augmentoit, jetta les fondemens du célèbreMonastère qui a porté le nom de Flore, Sc qui l’adonné à l’Ordre que ce saint Fondateur institua, Scdont ce Monastère a été le Chef. Cette Congrégationaugmentant, Joachim dressa des Constitutions, qu’ilfit approuver par le Pape Célestin III l’an 1196. P.Hélyot, T. V, C. s p.
FLORÉAL d’été. C’est le nom d’une poire qui fe hom-me autrement mouille-bouche ou coulesoif. Voyez LaQuintinie,
FLORÉE. f.s. Espèce d’indigo moyen, qui sert pourla teinture en bleu.
FLOREBERTINE.l. f. Terme de Fleuriste. C’est un très-bel œillet pourpre brun , íur un grand blanc, fortrond Sc large , garni de feuilles ; ícs panaches ne íontpas bien détachés ; mais fa fleur a grand éclat parl’arrangemcnt de tes feuilles & par la beauté defes couleurs. Morin. On ne lui laisie que quatre bou-tons. Id.
FLORENCE, Ville de Toscane en Italie. Florentia. Elles’appeloit autrefois Fluentia, parcequ’clle est situéead Arni fluenta , fur l’Arno, qui la partage en deuxparties inégales, jointes par quatre beaux ponts depierre. Scion Pogge, dans son Histoire de Florence,ec mot vient de Fluentia. Car Florence, dit-il, futdans son origine une colonie envoyée par Sylla prèsde Féíules. Cette colonie s’établit fur le bord del’Arno, d’où elle prit son nom de Fluentia, qu’ellea changé depuis en celui de Florence, en changeantquelques lettres. Florence est à douze lieues au nordde Sienne. Florence est très-pcuplée, fortifiée Sc dé-fendue par trois bonnes citadelles. C’est une des plusgrandes villesd’Italie. Elle est capitale de la Toscane :delà vient qu’au-licu dc Grand-Duché Sc Grand-DucdeTolcaneon dit souvent, Grand-Duché de Florence,Grand-Duc de Florence. Ses bâtimens sent magnifi-ques ; ce qui fait qu’cntre les villes d'Italie, on la nom-me Florence la belle. Florence est la ville d’Italie oul’on parle le plus purement Sc lc plus élégamment Ita-lien ; mais on ne l’y prononce pas si bien, ni siagréablement qu’à Rome ; d’où vient le proverbe :