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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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zoi FLO

FLORI, FLORIE, adj. Vieux mot. Fleuri , brillant,émaillé. Poés. du Roi de Navarre.

FLORIDE. Grand pays de l’Amérique septentrionale.Florida. La Floride est renfermée entre le 25 e Scie40 e degré de latitude nord, Sc entre le 270 & le 297de longitude. La Floride est bornée au couchant Scau nord par une grande chaîne de montagnes , quila séparent du nouveau Méxique au couchant Sc dela Nouvelle France au nord. Le golfe du Méxiquela baigne au midi, & la mer du Méxique au levant.Jean Ponce de Léon découvrit la Floride la premièrefois , l’an 1 y 12 , le jour des Rameaux- que l’on ap-pelle Pâques Fleuries ; ce qui fut la cause qu’il lanomma Floride. D’autres disent que ce fut parcequ’eny entrant il y trouva les campagnes couvertes de fleurs,ou selon d’autres, à cause de sa beatite Sc de sa ver-dure. Le pays néanmoins est stérile, íur-tout, les cô-tes, On divise ce pays en Floride Françoise & FlorideEspagnole. La première est aux confins de la Virginie.La seconde occupe tout le reste du pays. Jean Ribautest le premier François qui se soit établi dans la Flo-ride. Il y bâtit un petit fort en 1562, Sc le nommaCaroline , à l’honneur de Charles IX , qui regnoitalors.

Le golfe de la Floride, Florida Jinus , est une partiede la mer du Nord. Il s’avance dans les côtes de laFloride Françoise , Sc de la presqu’île de Tégeste.San-Mathco Sc Sant-Agostino, Colonies Espagnolesde la Floride , font fur ce golfe. Maty.

Le Cap de la Floride. Florida promontorium. C’estla pointe méridionale de la presqu’île de legeste,Sc vis-à-vis de l’île de Cuba , dont il est éloigné detrente lieues environ , Sc avec laquelle il forme l’en-trée du golfe de Méxique ou le Canal de Bahama,fameux par tant de naufrages.

Floride. f. m. Floridus. Les Florides , espèce d’Ordremilitaire , autrement appelé, l’Ordre de la Chausse.Il fut institué à Venise dans le XV e siècle. Noyé 3l’Abbé Justiniani Sc le P. Hélyot, T. VIII 3 C. 37.Ils rapportent un monument de ces temps, .où cesChevaliers font nommés la Compagnie des Florides.Au reste, César Vecellio , frété du Titien, donna en1589 , l’habillement des Florides , différent de celuides Chevaliers de la Chausse; ce qui montre quec’étoient deux Sociétés différentes.

FLORIEN. f. m. Nom d’homme. Florianus. Floriensuccéda à son frere Tacite dans l’Empire. Les médail-les de Florien font rares en tout métal, mais moinsen petit bronze.

Florien , enne. s. m. Sc f. Nom de Secte. Florinianus ,a , dedans Philastrius Florianus , a. Florien, enneC’est une Secte du II e siécle, qui a pris ion nom deson Auteur Florin, Prêtre de l’Egliíe Romaine , dé-posé avec Blastus pour ses erreurs. Florin avoir étédisciple de S. Polycarpe, avec Saint Irénée. Florinmettoit un Dieu Auteur du mal, Sc par conséquentdeux principes. Fleury. Selon Philastrius, les Flo-riens nioient aussi le Jugement Sc la Résurrection ;ils ne croyoient point cjucJesus-Christ fut né d uneVierge. La Résurrection, à ce qu’ils pensoient,n’étoit autre que la génération ; Sc ils célébroicntle soir Sc dans les ténèbres , de. criminellesassemblées, & donnoient dans le Judaïsme, dans lesrêveries du paganisme , Sc dans les diilolutions lesplus brutales. On leur donne encore différais noms.Philastrius dit, que ce font les mêmes que les Carpo-phoriens : il ajoute qu on les appela aulìì soldats,milites j quia de miliaribus fuerunt. S. Irénée lesnomme Gnostiques, S. Epiphane Phibionitcs, Théo-dore! Borboriens , à cause des ordures de leur vie;Sc dit, qu’il n’est personne allez malheureux pouroser parler de leurs mystères infâmes. Saint Irénéeécrivit une lettre à Florin , qu’il intitula de la Monar-chie , c’est-à-dire , dc l’unité de principe. Eufèbe ,Hist. Ecoles L. F, C. 14,13,19» 20. S. Irénée ,Z. III , c. 3. Théodoret,/.. I, haret f ab. SaintAugustin, har. 6ç. Philastrius, P. 3 ,C. J 0 , traitentdes Floriniens ou Floriens. Florinien paroitroit/nieux. Cependant Messieurs Fleury Sc Tillemont,

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disent , Floriens. His. Ecclés. T. II, p. S3- VoyezFlorinien.

ifT FLORIFICATION. s. f. T erme de Botanique. Voy*Fxeuraison.

FLORILEGE, s. m. Terme de Liturgies. Florilegium.Aílagius appelle florilège , ce qu’Arcudius & beau-coup d’autres appellent Antologie , Le flo-

rilège est une eípèce de Bréviaire qu’Arcudius a com-posé & compilé pour la commodité des Prêtres Scdes Moines Grecs, qui ne peuvent porter en voyagetous les volumes où les offices de leurs Eglises setrouvent dispersés. Le florilège comprend les rubri-ques générales, le Pseautier Sc les Cantiques de laversion des Septante, l’horloge , l’office des séries ,&les autres offices de l’Eglise Grecque, parmi les-quels íe txouve l’office des morts. Cet ouvrage futachevé fous les ordres du Cardinal Santorius, Pro-tecteur de la Nation Grecque. Voye^ Allatius , deLibris Ecclesast. Grac.

On a aussi donné le nom de florilège à des Re-cueils de pièces choisies , pour marquer que cetoitce qu’il y avoir de plus beau Sc de plus fleuri dansleur genre.

FLORIMONT. Foye% Fleuremont,

FLORIN, f. m. Espèce de monnoie de divers prix,selon les divers pays. Florenus. Il y a dos florins d’orSc des florins d’argent. Les autres florins étoient d’orpur , ou de vingt-quatte carats. Les florins du Rhinfont ceux qui ont été battus de l’autorité des quatreElecteurs du Rhin , celui de Mayence , de Trêves , deCologne, & le Comte palatin. Les florins d’or ontete frappés les premiers à Florence , marqués d unefleur de lis d’un côté , Sc de l’autre, de l’image desaint Jean-Baptiste, vers l’an 1252 , selon Villani;mais on en trouve de l’année 1067, Sc dès ce tcmps-làon appelle francs ou florins , les monnoies d’or qu’onappeloit fous auparavant. Ils valoient alors dix fousparisis. Jean XXII, Pape , fit aussi en l’an 1322, desFlorins d’or qu’on appeloit florins de la Chambre. Lesflorins de France on été appelés deniers , Sc ont eudivers prix Sc marques. Le florin de France valoitautrefois douze fous, dont les cinq font un écu. Oncompte encore en Dauphiné , en Provence Sc enLanguedoc par florins. A Genève il ne vaut que sixfous. En Allemagne il y en avoir de 35 & de 40 fous.Le florin d’or valoit 21 fous, Sc celui d’argent 15fous. Les florins d’or à la masse valoient 21 fous3 deniers. Il y en avoir 26 au marc. Et les florins àla chaise valoient deux Florentins, dont chacunvaloit 12 fous 2 deniers, Sc il y en avoir 70 au marcen 1308.

Philippe le Bel fit battre une monnoie qu'on appelaflorin , pareeque d’un côté il y avoir une croix fleur-delisée. F~oye% M. le Blanc Sc Ménage. Il y en a quidisent que le mot de florin vient de ce qu’à Florenceon battoir une certaine monnoie fur laquelle onvoyoitdes fleurs représentées ; Sc du nom de ces fleurs Scde celui de Florence on la nomma florin.

U est parlé dans l’Flistoire de Malthe de florins deRhodes. Ce florin vautvingt afprcs de Turquie , Scl’afpre vaut seize deniers de Rhodes ; & trois flo-rins de Rhodes, six aspres, Sc huit deniers font unécu au soleil, lequel pesoit deux deniers, dix-septgrains, valant trente-trois fous tournois. Le florinde Hollande , monnoie réelle, vaut vingt fous. Leflorin de Francfort fur le Mein, monnoie de changet Sc réelle , vaut soixante crutzers , ou vingt fous, demême que le florin de Nuremberg. Le florin de Paler-me.&dc Messine vaut six tarins , ou douze carlins,Sc chaque carlin vaut dix grains. Le florin de Vienneen Autriche vaut vingt fous : car ce florin vautsoixante crutzers, Sc chaque crutzer vaut quatredeniers.

Florin , est aussi une monnoie de compte, Sc est estiméordinairement 2j fous monnoie de France. E11 Hol-lande il vaut 20 fous monnoie du pays. Le florin dcSavoie est de 12 fous : en Italie de 20 ou 23 fous.A Francfort Sc à Nuremberg, les Marchands tien-.

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