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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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FLO

nent leurs livres par florins , fous Sc deniers, Sc leflorin y vaut vingt fous.

FLORIN IEN, ENNE. f. m. & f. Nom de secte;lun jde ceux que l’on donna aux Gnostiques. Florinianus , >a. On leur a donné divers noms , comnie de Borbo-rites ou bourbeux , à cause de leurs lalctés ; dei Coddiens , d’un mot qui en Syriaque signifie unplat j ou une marmite.On les a encore appe-

lés Floriens , Phibionites , Zacquéens Sc Barbclites ,de quoi il e st difficile Sc peu important de lavoir lesraisons particulières. Tillemont. F'oyet; Florien.Meilleurs Flcury , Tiilemont, Sec. dìîcm Floriens ;cependant, il semble qu’il fatidroit dire Florinien ,puifqu’ils ont pris leur nom de Florin , Florinus ,d’où íe doit faire, selon les réglés , Florinianus ,Sc non pas Florianus. Mais Philastrius a dit, ou lesCopistes ont écrit Florianus ; Sc on le fuit.FLORINS, f. m. pi. Philastre , cap. 7 , parle de certainsHérétiques de ce nom , qu’il dit être une branchedes Caxpocratiens.

FLORIPONDIO. f. m. Nom d’un arbre qui fe trouveen Amérique au Chily. M. Frézier en parle fins endonner la description. Les suaves odeurs des oran-gers Sc des floripondios qui embaument les mai-sons. Frézier.

FLORIR. v. n. Autrefois en usage pour fleurir. On n’aconservé de ce verbe pris au figuré , que Imparfaitde 1 indicatif & le participe florissant. Un tel floril-loit fous un tel règne. Foyer Fleurir.FLORISSANT, ANTE. adj. Il ne fe dit qu’au figuré,pour signifier qui est en honneur, en réputation,cn crédit. Au propre on dit fleuriflant. Htat floris-sant. Ablanc. Armée florijfante.V avg. Rem. La lan-gue Grecque fe maintint encore allez florissante

jufqu’à la prise de Constantinople en 145;.

"Ville florissante pour les Lettres. Pat. La RépubliqueRomaine n’a jamais été plus florissante que quandelle a été prête de perdre fa liberté.

FLORITURE. f. f. Vieux mot. Etat florissant. Glojf.sur Marot.

FLORUS. Voye^ Flour.

FLOS. Terme de Coutume. Voye% Frot , c’est la mêmechoie.

FLOS SOUS. f. m. Plante que quelques-uns fontpalier pour le Panacée chironium. Elle a fes feuilleslongues preíque comme celles de l’hyífope, pro-duisant une fleur semblable à celle de la Quinte-feuille, mais plus grande , Sc jaune comme l’or.Elle poulie plusieurs petits rejetions minces & durscomnie du bois ; la racine est rouísâtre, astrin-gente au goût, Sc auílidurc que dnbois. Matthioleprétend que le flos folis est une espèce de consolidamajor, à cause qu’il est propre à consolider les ulcè-res Sc à étancher le sang des narines.

T LOT. f. m. Eau agitée par le vent, ou par quelqueobstacle qu’clle trouve en son cours. Fluclus. Cevaisseau esta la merci d es flots. Laisser gronder lesflots. God. César fe confioit assez à fa fortune pouraller braver les vents & les flots. S. Evr. Les flots dela mer le venoient rompre à leurs pieds &rentroientdans ce vaste élément. Abl. Otera-t-on à Neptunel’empire des flots , & à Pluton celui des enfers îCorn. Nosannées fe pouffent successivement comme1 cs flots de la mer. Boiss.

Le matelot troublé que son art abandonne }

Croit voir dans chaque flot la mort qui F environne.

Boil.

fDO* Les ondes íont l’csset naturel de la fluidité d uneeau qui coule. Ce terme s’applique principalementaux rivières, Sc laiíle une idée de cours paisible.On coule fur les ondes. Un terrein raboteux rendles ondes inégales.

^ 3 * Les flots viennent d’un mouvement accidentel,mais assez ordinaire : ils indiquent un peu d’agita-t ion , & Rappliquent proprement à la mer. On estPorté fur les flots. Un grand vent fait enfler les

J lot S.

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ÇfT Les vagues proviennent d’un mouvement plus vio-lent, & marquent une plus forte agitation. Elles-Rappliquent également aux rivières comme à la mer.On est entraîné par les vagues. Un vent violentsoulève les flots Sc excite les vagues.

Flot , signifie aussi , la pointe de marée, ou le flux de lamer qui vient de l’Océan. Flot , c’est le flux de la merlorsqu elle monte. Frézier. Dans ce sens on dit unquart, un tiers de flot. Flot Sc jusant ( Fluxus &refluxus , venilia & salacia esus reciprocus ) c’estle flux Sc le reflux. Il y a flot , c’est-à-dire, la mermonte. Dans les ports où l’on craint de manquerd’eau , il ne faut appareiller que quand il y a encoredu flot j c’est-à-dire, quand la mer monte, quandil y a flux. Le flot entre avec grande violence dans laSeine, Sc là il s’appclle la barre } Sc fur la Dordogne ,le'mafcaret. Le grand flot vient à la lunaison laplus proche des Equinoxes, le 21 e Mars, & le 21“Septembre. On dit aussi qu’il est basse mer , lorsquela mer cesse de descendre ; qu’il est commencementde flot , lorsqu’elle commence à monter ; que la merest haute, qu’elle est pleine , ou qu’il est pleine mer,lorsque la mer cesse de monter.

On dit aussi mettre un vaisseau à flot , pour dire ,le mettre en un lieu où il y ait allez d’eau pour le porterfans toucher sur le fond. Ubi flucluet. Ce vaisseautire six pieds d’eau quand il est b. flot. L’arrivée duflux fa mis 3 f lot. C’est une question de Marine très-curieufe , de savoir combien les vaisseaux de diffé-rent calibre , Sc de plus ou de moins de port, doiventtirer d’eau pour être à flot Sc pouvoir voguer. LaGuil. Notre navire prend trois brasses & demie parle derrière, savant est à flot. De Choisi.

§ 3 * Flot, fe dit d’un assemblage de bois qu’on con-duit fur une rivière. On ditplus ordinairement train.Il est permis par l’Ordonnance de 1672 , aux Mar-chands, dépêcher les bois de leurs flots qui aurontété à fond d’eau pendant quarantejours , après queledit flot fera passé. Ces bois de flots qui vont au.fond de l’eau , s’appellent bois-cenards. On dit jettesdubois ï flot perdu, lorfqu’on le jette dans un ruis-seau pour y flotter , fans que les bûches soient atta-chées les unes aux autres. Le flot commence , pourdire, qu’on commence à jetter le bois à flot.

IJCT Flot, se prend figurément pour agitation, péril.Après avoir vécu toute fa vie au milieu des flots , nafaut-il pas venir mourir au port ? Mont.

U homme a comme la mer, fes flots & fes caprices.

Boil.

§CT Flot , fe prend aussi pour multitude , abondance.Les larmes lui couloient à grands flots des yeux.Ablanc.

He quoi ! quand Juvénal de fa mordante plume,

Faifoit couler des flots desel & d’amertume ! Boil,

Il fe prend encore dans le Cens figuré pour foule ;mais il n’est guère en usage que dans la haute PoésieSc dans le style familier. Au travers des flots dupeuple ailemblé.

Seigneur , j 3 ai vu la Reine ;

Mais pour me faire voir , je n ai percé qu à peine ,

Les flots toujours nouveaux d’un peuple adorateur ,

Qu attire fur fes pas fa prochaine grandeur. Rac.

IjCT La prose 11’eût pu exprimer cette idée avec la memeprécision , ni fe parer de la beauté de ces figures,C’est là le grand mérite dc la Poésie.

Flot. Terme dc Coutumes. Les fentimens iont parta-gés fur la signification de ce mot. Ragueau dans sonIndice dit, que les flots on frocs , íont les fleuves ,torrens , rivières , étangs^ Sc fontaines. M. de Lau-rière , dans fes Notes lut Ragueau, prétend queflots Sc frocs ne font pas des fleuves } mais des lieuxen friche Scdes chemins publics :dans la dernière signi-fication on peut l’entendre des lieux qui n’étant point