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Flotter , se dit auíîî figurément de toutes les choseslégères qui font agitées des vents. Flucluare } move-ri j agitari. On voyoit dans l’armée flotter les éten-dards. Les plumes des Cavalier sflottoient au gre desvents. Apollon avoir de longs cheveux blonds quilui flottoient fur les épaules. Europe empoignoit d unemain Tune des cornes du taureau, & de 1 autre ellearretoit son voile qui flottoit au gré du vent. Ablanc.
A voir Jl près de nous flotter ses étendards ) ■
A quelque noble effort qui nauroit dû s 1 attendre ?
P. Buffier.
Flotter , se dit encore figurément de l’esprit irrésolusagité de diverses pensées, qui ne fait à quoi ie de-terminer. Nutare , flucluare , vacillare , movet i ,agitari. La plupart des esprits foibles flottent tou-jours entre diverses paillons. Son esprit flotte de-puis long-temps íur le choix d’une profeifion.
Entre un devoir auflère & Vamour des plaiflrsjUn cœur flotte, incertain de ses propres désirs.
Nou v. CIL. de Vers.
Flotter, se dit au figuré de ce qui est mitoyen, decc qui est entre deux choses, dont il participe , fansêtre ni fune ni f autre. Interefl'e, médium efj'e. L’o-pinion de Calvin n’est pas celle de Zuingle , & toutce qui íemblc flotter entre les deux, ne fera quel une ou l’autre des deux opinions à demi expliquée,ou tout au plus, je ne fais quoi de bizarre, for-mé iur l'une & fur l’autre, qui peut varier à 1 in-fini, íuivant la pensée de chaque particulier , & n’aaucune autorité publique; Pelisson. La fiuefle n est,ni une trop bonne , ni une trop mauvaile qualité,elle flotte entre le vice & la vertu. La Bru y.
FLOTTILLE, s. f. Petite flotte; Ce terme n’a d’ufagequ'en parlant de quelques escadres que le Roi d’Elpa-gne envoie dans certains Ports de ses Domaines d’A-mérique.
fCF Les Espagnols appellent encore flottille , quelquesvaifleaux qui devancent leur flotte au retour de laVera-Crux, & qui viennent donner avis de son re-tour & de son chargement.
FLOTTISTES. f. m. pL On nomme ainsi en Espagneceux qui font le commerce de l’Amériquc, par lesvaifleaux de la flotte, pour les distinguer de ceux quile font par les galbons, qu’on appelle Galìionistes.
FLOU. Terme de Peinture, qui fait une forte d’advcr-be. Peindre flou , c’est peindre d’une manière ten-dre , légère , noyée, & opposée à cette autre ma-nière que l’on appelle dure & sèche; Ce qui le faitavec une petite brolse de poils beaucoup plus lé-gère que ceux du pinceau ordinaire, qu’on repáflelégèrement par deilus tout ee que le pinceau à pre-mièrement exécuté. C’est parler improprement quede dire peindre à flou. M. Pélibicn dit que ce motpeut venir du Latin fluidus ou du mot fouet , quiveut dire, tendre, mollet, délicat. On tccavcfloupdans Villon , & Borel croit qu’il signifie flouet.
^ou. L m. Nom propre d homme. S. Flou , Evêqued Orléans. Le nom de cc laint Evêque d’Orléans esten tous les exemplaires connus du Martyrologe ditde N Jerome ; en celui de S. Vilbord d’Esternach,ii est nomme Flosculus j en celui dc Corbie, Fluf-culus ; en celui dc S. Vandrille porté à Lucques ,Flujculus ; dans l'Ufuard manuicrit de S. Germain-des-Pres, qu on croit être autographe, il est appeléFlujcolus ; dans celui dc la première édition de Mi-lan , Flosculus • dans celui de la lecondc, Flosculus :les Modernes ont bien autrement déguisé son nom.Le Belin de Padoue, de sédition de Venise, a Ful-colus ; celui dc sédition de Paris, Floflolus ■' Gaíé-sinius, de même ; Félicius ,Furcolus; Vytfort, Fruf-tolus un Martyrologe manuscrit de Prague peuLucien, Estofculus. Adrien de Valois soutenoit quePlusculus éroit le seul véritable; toutefois l’Eglife Pa-roissiale de son nom, qui esta Orléans, l’appelle F lofe u-iLS àans l’Oftice. Ch a s r ela in ,Martyrol.p. yoi/joi.
FLOUET. adj. Noyé p Fluet.
FLOUETTE. f. f. Nom que quelques-uns donnent furmer" à une girouette.
FLOUIN. í. m. Sorte de bâtiment ou vaisteau.' M. duBellay, dans íes Mémoires, fol. 34Ó , a dit ; Le nom-bre des navires ordonnés pouiTannée, inontoît à 1 jogros vaifleaux ronds, lans compter soixante ftouins& vingf-cinq galères.
FLOUR. í. f. Vieux mot. Fleur.' Poéf du Roi de Na-varre.
FLOUR. f. m. Nonï d'homme. Florus. M. Plantevitde
la Paule, Evêque de Lodève au XVII e íîècle, écritdans l’Histoirc de son Eglise, que S. Flour étoìt con-temporain des Apôtres. D’autres, comme Baillerprétendent qu ìl n’est que du IV e siècle. S. Flour prê-cha 1 Evangile dans la Gaule Narbonnoise & les Pro-vinces voisines. On prétend qu’il s’arrêta principa-lement au lieu où l’on a depuis bâti une ville, à quil’on a fait porter ion nom, au-liesi de celui d'Indiacou d’Indiciac, qu’elle portoit alors: Le corps de S.Flour s’est toujours inviolablement conservé dansCette ville ; c’est ce qui fut vérifié par l’Evêque Char-les de Noailles, qui ouvrit la châsse pour en fairela visite du temps de Louis XIII. Il y trouva tousles os en leur place, le reste du corps s’étoit consu-mé. Baillet , au fl de Novembre.
On ne change rien tu notre langue au nom Latindes autres hommes qui ont porté le même nom F lo-tus j ainsi l’on dit Florus , Historien Romain, Espa-gnol de nation, & de la famille des Annéens, com-me les Séncques & Lucain, vivojt deux cens ansaprès Auguste. Florus , Diacre de l’Egliíe de Lyon ,écrivit fur les matières de la prédestination dans leIX e siècle.
S. Flour. Ville Episcopale dc France en Auvergne.’Floropolts , S. Flori fanum ïndiciacum , ou S. Florioppidum apud Indiciacum. Elle est au pied du montCental, fur la perite rivière de Larder, à 20 lieues aitmidi de Clermont. L’Evêque de S. Flour est Suffra-gant de Bourges. Quelques-uns prennent A. Flourpour l ’Indiciatus des anciens. Maty. C’est Jean XXII
qui établit un Evcque à S. Flour. Hadr. Vales.Not. Gall. p. s y S. C’est le lecond Siège d’Auvcrgne.Long. 20 d. 4p m. 32 f Lat. 40 d. l m. p.S flPlusieurs ont estimé que le RucfJIum de Ptolomecétoit la ville dc S. Flour cn Auvergne; mais le P.Odo, Jésuite , dans. ses Antiquités de Notre-Damedu Puy , prétend que S. Flour est une ville nouvelle,& que ce n’étoit anciennement qu’un village assis íurun rocher, nommé Mons Planus, ou il y avoir unPrieuré. Ce village s’étant peuple à cause de ce Prieu-ré , òc depuis fermé de murailles, fut enfin créé ville& Evêché par Jean XXII. C’est le second Siège d’Au-vergne; il est Suffragant de Bourges. Hadr. deVales. Not. Gall. p. pjS. Catel, Mém. de l’Hifl.de Largucdí L. II, C. 1 2.
FLOYON. Nom de lieu. Flcon: Fleo, Lé grand Floyon,Fleo major ; lé petit Floyon, Fleo minor , village dela Tiérarclte en Picardie. Hadr. de Val. Not. GalL
F • 'VO . . ,
FLOZ ou FLOC. Petitç ville’ dc la Turquie en Euro-pe. F lotia. Elle est dans la Valaquie, fur la rivièrede Janiíla, près de son embouchure dans le Danu-be, vis-à-vis dc la ville d’Axiopoli. Maty.
F L U.
FLUÁNT. adj. m. Sorte de papier qui n’est pas colle.
FLUCTUATION, f. f. Ce mot , dans ion origine 1lignifie agitation semblable à celle des flots, mais iln’est point en usage en ce lens. M. Dioms s en estservi en parlant des fistules & des aoces, or qu st dit,il saur ouvrir ces abcès ( à l’antis) e onne heure ,& n’attendre point une grande fluctuation comme aurautres abcès. f£T Ce mot signifie le mouvement qu’onimprime à un fluide épanche dans quelque tumeur oudans quelque pairie du corps, « qu’on sent en ap-puyant les doigts deflus, un peu écartés les uns desautres. Quand le foyer d un abcès est profond, lafluctuation ne se fait point Icntir,