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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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FLUCTUEUX, EUSE. adj. Qui est agité de mouve-ment contraires ou violens. Fluciuans. Le détroit deMagellan est continuellement fluclueux Sc orageux.Ce mot ne te dit, ni au propre, ni au figuré.

|£7 FLUENTES. Terme de Géométrie. Le diftérentielconfifte à trouver une quantité plus petite qu’aucuneassignable , laquelle prise une infinité de fois, égalela quantitédonnée, &c’est ce qu’en Angleterre on ap-pelle la méthode des fluentes ou des Huxions. Volt.Voye-p Fluxion.

FLUÉR. v. n. Couler. Fluere , labì. U y a des rivièresqui fluent du Midi au Septentrion, comme le Rhin ,d autres fluent de l’Occident au Levant, comme lePô Sc le Danube. Les courans que l'on remarquevers les cores de la Guiane, servent à remplacer leseaux qui fluent par ce détroit ( de Baharna.) Id.

Ce mot vient du Latin fluere. En parlant de seau ,il n est guère en usage qu’en cette phraíe : La mer flueSc reflue. L’Ac. ,

Fluer , est aussi un terme de Médecine, qui se dit del'écoulement de quelque humeur par quelque patriedu corps ou quelque plaie. Les humeurs fluent enabondance du cerveau pendant le rhume. Sa plaie,fa fistule fluent toujours. Quand les hémorroïdes nefluent que médiocrement, il ne faut point y toucher.Dionis.

FLUET, ETTE. adj. On écrivoit autrefois_/?oner. Corpsdélicat, de foible complexion. Imbecillus , tener >delicatus. Cest un homme trop fluet pour résisteraux fatigues de la guerre. Damoiseau fluet. Mol.

FLUEUR. f. f. ou FLUORS, f. m. pi. C'est le nom queles Naturalistes donnent à de certaines matières quitiennent un milieu entre les terres communes & lessels. Fluor. On met au nombre des [lueurs cristalli-nes, les tartres, les tufs, le talc, la stalactite, &c.Toutes ces matières font un peu cristallisées, maismoins que les sels, tels que le vitriol, l’alun, leborax, le nitre, l’orpiment Sc le lel commun. Les[lueurs cristallines tirent leur nom de [luere , parce-qu’ellcs fe hmt par la coagulation & cristallilationde certaines liqueurs qui coulent au travers des terres& des pierre >. Les [lueurs oui, en transpirant au tra-vers des voûtes, s’y épaississent en croûtes de pierresou de cristal, ne proviennent é}ue des eaux de pluie,qui, en passantau travers desserres, en entraînent dessel» & des sables qui s’unissent Sc Rallongent en culsde lampe , ou en forme de branches d’arbres renver-sées. M. Pluche , Speft. de la Nature.

Flueur. Terme de Chimie. Epithète qu’on donne auxsels acides minéraux qui se tiennent toujours flui-des , comme les esprits acides de nitre , de sel, desoufre, l’eau-forte, l’huile de vitriol, 6 r. qui sonrdes sels //rieurs. Ce mot est Latin, dérivé du verbe[luere, Col de Villars.

Flueur. C’est une pierre que les volcans jettent, &que les mines & les grottes souterraines fourniílent.Cette pierre est ainst appelée , parce qu’étant forméedune matière fluide 8c coagulée , elle fond plus aisé-ment au feu que les autres pierres ; 8c pour cet ester,elle sert de fondant dans la cuisson des métaux 8c desminéraux. Sa couleur est relative à celle des pierresfines, avec leíquelles elle a beaucoup de rapport,quoiqu’infiniment plus tendre.

§ 3 " FLUIDE, adj. m. 8c f. Fluidus , du Latin [luere ,couler. On entend par ce mor un corps qui couleaisément; un corps dont les parties cèdent à la moin-dre force, Sc font aisément mues entr’ellcs. L’air &l’eau font des élémens fluides. Quand le sang est tropépais, il faut elîayer de le rendre/We.

Fluide , est l’oppose de íolide ou dur. Ainsi puis-qu'on dit qu’un corps est dur, torique tes moléculessensibles ne fe séparent pas facilement les unes desautres, il est naturel de dire qu un corps n est/tódeque lorsque ses molécules sensibles te separent fa-cilement les unes des autres. Les particules dont lescorps fluides font composés, sonr tres-déhees , Scassez communément rondes, déliées; elles íont pro-pres à tous les mouvemens qu’on veut leur commu-niquer, parcequ'elles ont très-peude force, d iner-

tie. A peu près rondes, elles ifont pas les unes avecles autres une cohélion leníible , parcequ’elles ne fetouchent pas par beaucoup d endroits : mais ce nefont là que des conditions. Pour trouver la causephysique de la fluidité , il faut avoir recours à la ma-tière ignée qui pénètre ces lortes de corps, & quicommunique à leurs parties insensibles un mouve-ment en tout sens. Aussi l’eau te change-t-elle englace , lorsque le feu qu’elle renferme dans son íein,vient à s’évaporer.

AèT On confond ordinairement, même en Physique, lestermes de fluide Sc de liquide ; cependant ils ne foncpas absolument synonymes. On n’appelle propre-ment liquides, que les corps fluides qui prennentune surface de niveau, comme l’eau, le vin , 6 c. aulieu que les//aides proprement dits , ne prennent pastoujours cette surface, comme l’air, la flamme, lafumée, le feu; pareeque ces corps cherchent à fedilater, plutôt qu'à fe mettre de niveau. Ainsi cescorps font fluides fans être liquides ,■ au lieu quetout ce qui est liquide est eu meme-temps/seide.

§ 3 * Fluide, ne se dit point au figuré, pour coulant.On ne dit point un style , un discours fluide.

§£? Fluide, le dit aussi substantivement. L’air est unfluide. Fluidum. Ce fluide ( l’air ) renfermé dans lespores des alimens, fe dilate par la chaleur de l’esto-mac. Lémery.

FLUIDITÉ. í. f. Qualité des choses fluides, qui leurdonne la facilité de fe mouvoir. Fluiduas. La gelîearrête la fluidité àc l’eau. Un syrop trop cuit s’épais-íìt Sc perd la fluidité. Voyez Fluide.

Fluidité , se dit aussi de la qualité de la région cé-leste Sc éthéréc. Les nouveaux Astronomes ont étéforcés d’avoucr la fluidité des cieux pour expliquerle phénomène de Mars achronique.

FLUIN. t. m. Vieux mot, qui signifie rivière. Fluvius:

FLUM. f. m. Rivière considérable. Vieux mot qui esthors d’uíage. Il vient de flumen , dont il a la ligni-»ficarion.

FLUONIA, ou FLUONIE. f. f. Terme de Mythologie.Nom que l’on donne à Junon, par rapport au ser-vice qu’elle rendoit dans les accouchemens. JunoFluonia. Les femmes invoquoient & honoroiencJunon fous le nom de Fluonie , parcequ’ellescroyoienr qu’elle arrêtoit le sang, soit dans la con-ception , soit lorsqu’il couloit trop fort dans leurs or-dinaires. Voye-p Festus à ce mot, Arnobc , L. II.Vossius de ldolatria, L.II ,c. 26. Strcvius, Ant.Rom.Synt.c. 1 , p. 1 r4. Quelques-uns en ont faitune Deesse particulière Sc distinguée de Junon.

Ce mot vient <2 fluore sanguinis quem cohiberacredebatur.

FLUTE. f. f. Fistula. Instrument de Musique ; le plussimple des instrumens à vent, dans lequel on souffl®pour le faire jouer, Sc dont on change les tons tr*ouvrant ou en bouchant avec les doigts les trous quïfont disposes exprès dans fa longueur.

Ce mot vient du Latin [iflula. Borel soudent qu’ilvient de [lutta , qui signifie une lamproie , ainsi dità fluitando in fluviis, pareeque h flûte est longu®comme la lamproie, Sc a plusieurs trous comme cepoiflon, qui en a le corps garni de part Sc d’autrc,Du Cange le dérive de flora , qu’on a dit dans Ubasse Latinité dans le même sens.

Il y a plusieurs sortes de flûtes. La simple est cellequ’on appelle flûte de Pan , & ordinairement leflfflet de Chaudronnier. Elle consiste en plusieurstuyaux joints ensemble, faits de cuivre, de fer blanc,ou d’une aile d’oie coupée. Les tuyaux font soudésensemble, & bouchés par en bas, Sc ont une lu*mière par en haut semblable à celle des flageolets.On les assemble au nombre de huit, ou de douze »Sc le premier avec le douzième est en proportion detrois à un. On dit que Pan a été inventeur de la [lû tCà neuf trous.

Pan primus calamos cerâ conjungere plures

, Instituit,

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