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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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temps qu’clles se tiennent, & aux lieux où elles setiennent. Ainsi l’on dit la Foire est belle. La FoireSaint-Germain commence le 3 Février, 3c finit lasemaine de la Passion. Pendant la Foire Saint-Lau-rent. Passons par la Foire . Pour abréger le chemin,il faut passer par la Foire Saint-Germain.

La Foire au lard, est une Foire qui se tient leMardi-Saint, au Parvis Notre-Dame, pour la ventedu lard & des jambons.

|fT La Foire est un grand Marché, c’est-à-dire, qu’ellcne diffère du Marché , Forum , que par le concoursd’un plus grand nombre de Marchands 3c d’Ache-teurs, attirés par les franchises 3c exemptions dedroits dont jouissent les Foires.

Co mot vient du Latin Forum , ( Marché,) oubien à feriis , pareeque de tout temps 1 es Foires sefont tenues au lieu où l’on célébrois les fêtes ou lesdédicaces de l’Eglise. Foire ( Feria .) vient de l’ancienmot Breton F f air, qui signifie la même chose. Lo-BiNiAU , Glossaire. Oui, pourvu que F f air soitBreton , 3c qu’il ne soit pas pris du Latin Feria.

On dit proverbialement, s’entendre comme lar-rons en Foire ; pour dire , être liés d’une grande in-telligence. On dit encore, allez vîte, la Foire est furle pont, en se moquant de ceux quis’empressentpourune affaire de néant. On dit aussi la Foire lera bonne,voici bien des Marchands, quand plusieurs person-nes de connoissance arrivent en même temps enun même lieu. On dit aussi, il ne fait pas toutes lesFoires de Champagne, d’un homme qui ignore beau-coup de choses qui se trouvent à son préjudice. Ceproverbe vient de ce que les Foires de Champa-gne étoient autrefois les plus fameuses de France,comme celle de Mai à Provins, de saint Jean àTroyes , de saint Rémi à Rheims, de Lagni 3c deBar-sur-Aube. On ne s’en va pas des Foires commedes Marchés, fe dit pour marquer la différence qu’ily a entre deux choses, ou celle qu’il y a dans lamanière de faire, de traiter les affaires différentes.Ce proverbe vient de ce que les petits marchandsprennent souvent a credit ce qu’ils achètent des grosMarchands du lieu, les jours ordinaires de Marché;mais les jours de Foire , ils paient aux Marchandsvenus d’ailleurs ce qu’ils prennent d’eux.

Foire. Il fe dit aussi du présent qu ’011 fait de quelquechose venant de la Foire. Que me donnerez-vouspour ma foire ? Ac. Fr.

Foire de respect. Terme dc commerce par commis-sion. C’est le temps qu’un Commettant accorde àson Commi ssionnaire, pour lui payer le prix desmarchandises que ce dernier a vendues à crédit, &dont il s’est rendu garant.

Foire, en style populaire, signifie cours dc ventre,alvi profluvium. II est dangereux de boire du vindoux ; il donne 1. xfoire. Ce terme a quelque chosede bas ; on doit eviter de s en servir.

ForRE , est aussi 1 excrement liquide qui íorr dans lescours de ventre. Liquidumstercus.

Ce mot fe tire du Latin foria , qui signifie des ex-crémens presque tout liquides, & qui vient de l’ad-yetbe foras , ( dehors ) quòd foras ejiciantur hujus-cemodi excrementa. On pourroir encore y ajouterPétymologie de Martinius, qui fait venir ce mot defoire du Grec qui signifie les viandes qu’on amangées. Ces excrémens ne font que des restes d’une

nourriture mal digeree.

FOIRER, v. n. Jette r par Je Fondement des excrémensliquides, mal liés. Liquidumstercus egerere.

FOIREUX, EUSE, adj. Qui a la foire, ou qui a le vi-sage d’une personne qui a la Foire. Foriis inquinatus ,foriolus. On appelle une mine jo’.reuse , un hommequi a un visage chagrin , ou malade.

Entérinés de jeux de cartes, on appe.lc coupe foi-reuse, celle où en coupant les cartes, on en laiffetomber cjuclcjucs unes* chciTtiXTunt itlcctíq. (S*

ambigua. Au piquet, on appelle un soixante foireux,lorsqu’òn ne fait que justement soixante , 3c qu’onperd les cartes.

bailler, Jugement des Savans, parle du mauvais

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sobriquet que l’on a donné aux habitaris de la ville déBlois, que M. de k Monnoie dit avoir été nommésFoireux, à cause de plusieurs Foires que les Rois leuront accordées.

On dit proverbialement qu’un homme est bon àvendre vache foireuse 3 lorfqu’il ne rit point, & qu’ildit íérieufement des choses plaisantes.

Foireux, euse, est aussi subst. C est un foireux. C’estune foireuse. Tous ces termes de joire , foirerjjoi-reux lont bas & proscrits du discours parmi les hon-nêtes gens.

L’Aurcur de la Harangue du sieur de Rieux, dansla satyre Ménippée , appelle malicieusement foi-reux , les gens de Justice, du Latin forenses , termeencore plus méprisant que celui de Robins ; peurdire , Gens de Robe. J'oyey le passage fous le motGrabeler. Foireux est là d autant mieux imaginé,qu’il signifie aussi timide , lâche, poltrcn , qui étoientles noms que les vrais Ligueurs donnoient a ceux duParlement qui abandonnoient la Ligue, pour s atta-cher au Roi.

§3“ FOIRIAS. Voyey Foqueux , nom de Secte.

FOIRRE. f. m. Baibe d ejoirre, le dit abusivementau lieu do gerbe dejouerre , qui est un proverbe donton Fait venir l’origine de ceux qui, 1 ms 1 ancienneLoi, offroient à Dieu des gerbes de paille > en fei-gnant de lui en offrir de bled : il lignine ne dernier àquelqu’un que le moins que l’on peut, le tremper3c fe moquer de lui. Rem. fur la Sa t. Menippée.

$3“ FOIS. f. f. Terme qui ne s’emploie guère qu’avecun nom de nombre, ou qui marque nombre, pourdésigner la quantité & le temps des choies donr onparle une fois. Semel. Une fois ou deux. Semel at-que iterum. Unê fois pour coures. Semel 6' ìn perye-tuum. Semel ut finiam. Pour finir une bonne jois.Deux fois. Bis. Deux jois pat jour. Bis die. Deu xfois

autant que.■ Bis tanth quàm.... Plus d’une Jois.

Doux fois autant. Vice plusstmplici. Trois/o/j. Ter.Trais fois trois. Ter ternus. Trois fois quatre. Terquatuor. Quatre fois ,óm fois nxjois , &c. plu-lieurs fois , cent fois , mili ofois , une infinité de^ ois.Quater, quinquies ,fexties, 3cc. pluries , centies,milites , &c. N’écrire qu’une jois on quatre ans. Voit.Je l’ai oui dire plus de cent jois en ma vie Je le con-nois ; je l’ai vu & entretenu plusieurs j ois. Combiende fois vous ai je averti de votre devoir; Il ne fautpas faire d’une chose à deux fois , c’est à dire, à di-verses reprises. Il ne lui faut pas dire deux fois, c est-à-dire, il est prompt à obéir. Il n’en fit pas à deuxfois, c’est-à-dire, il les expédia tour d’un coup.Portez cela à deu xfois, c’est-à dire, à deux voyages.Il faut communier une/ois l’an, au moins.

Quand je Vaurois voulu, falloit-il y souscrire?

N’as-tu pas dû cent feis te le f aire redire? Rac.

Ce mot vient à vice. Nicot. Pareeque les Alle-mands, avec qui les François ont grande commu-nication , changent ordinairement l’v en j .

On le dit aussi des actions singulières. Je vous ledis pour une bonne/ò/j, c’est-à dire , je ne veux pasvous le dire davantage. On dit en ce même sens,une fois pour toutes, une fois entre les autres.

Dc ce mot il fe fait plusieurs phrases adverbiales& adverbes. Il m’est arrivé plusieurs affaires à ìajoisipour dire en même-temps. On dit aussi tout à Infos >pour dire en un 0 fois, d’un íeul coup. Ce Prévôt: apris trois voleurs tout à la fois d’un seul coup defilet.

Ma colère revient, & je me reconnois :

Immolons, en partant , trois ingrats à la f oh. ^

Une fois , fe dit cn conversation d’une chosepeut être arrivée plusieurs fois, Iorsqu’on jpar'equelqu’une de ces fois -là en particulier. J’étois un ^Jois à Versailles. J’allai une fois chez un tel. ^ eS , C |u stes que les Gouvernantes disent aux enfans