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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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élèvent commencent assez souvent par ces termes. IIy avoit une fois un Roi 8c une Reine, &c. Contigitut fuit ohm, aliquando. On dit autrefois y pour dire,au temps pallé. U arrive quelquefois ; pour dire, encertaines occasions; On dit au même sens, aucunefois , de fois à autre ; pour dire , de temps en temps :l’un & l’autre vieillit déja, auiïì-bien que par j ois.Maintefois 8c souventes ois ; pour dira, ordinairement,commencent à vieillir , aulsi-bien. que quantes ois ;pour dire, combien de fois , dont Malherbe s’estpourtant servi.

Toutefois. Conjonction adversative, qui semble re-prendre 8c corriger ce qu’on a dit, 8c qui lignifiela même chose que néanmoins.fKF Toutefois est souvent regardé comme synonymede pourtant, cependant , néanmoins , mais il dit pro-prement une chose par exception. Il fait entendre‘ qu’elle n’est arrivée que dans l’occaíîon dont on parle.Syn. Fr. Que ne haïstoit pas Néron; Toute f Sis il ai-moit Popéa. Voyey les autres mots.

Toutes fois et quantes, c’est-à-dire, toutes lesfois. Style de Pratique.

On dit proverbialement, une fois n’est pas cou-tume : qui donne promptement, donne deux fois.Qui citò dat 3 bis dat.

Fois à corps , Faux du corps , Faix du corps, Fortdu_ corps. Tous ces mots se disent ; mais les plusu lités font faix 8c fois ; 8c de ces deux-là fois estenepre le plus en usage. Il lignifie le milieu du corps.Prendre une personne par le q ois du corps , ou à faixdu corps 3 c’est-à-dire, par le milieu du corps. L’un8c l’autre se disent dans le style familier 8c comi-que. Voyer Ménage 8c Paíquier, cités au mot Faux.

FOISON, f. f. Nom indéclinable. Abondance. Copia yseges , abundantia , ubertas. Il y a eu cette annéegrande foison de fruits ; pour dire, grande abon-dance. Il a peu d’usage.

Ce mot vient du Latin fœtus, selon quelques-uns ; mais Ménage le dérive de fujìo , comme mai-son de manfìo.

A Foison , adv. En abondance. Toutes les choses né-cessaires à la vie le trouvent à foison dans la France.

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LLI

riègeou l’Arriège, entre Ramiers 8c Tarascon.HADR:de Valois. Not.,Gall.p.2i2. Long. iS , d\ sslat. 43 d. 4 m. Le Comté de Foix , ( Fuxienjìs jou Fuxmjìs Comitatus ) est une Province ou Con-trée de France qui fait un gouvernement particu-lier. Quelques-uns néanmoins en font une partie duLanguedoc. Ce Comté est entre le Toulousain aulevant, 8c le Conserans au couchant, dont il faisoitautrefois partie. Il a le Comté de Comminges ailnord , les Pyrénées & le Rouílìllon au midi. 11 ren-ferme aulfi la petite vallée d’Andore au-delà des Py-rénées Les Comtes de Foix , l une des plus an-ciennes & des plus illustres maisons de France, des-cendoient des anciens Comtes de Carcassonne. Ber-nard, fils puîné de Roger II, Comte de Carcassonne;,fut le premier Comte de Foix en 1062. Après lcXIV e de cette maison, ce Comté passa par les fem-mes à celle de Grailly vers le commencement diíXV e siècle, & elle lui donna sept Comtes jnsqu’en1 y 12. Le Comté de Foix fut réuni à la Couronnepar Louis XIII, qui en étoit l’héritier légitime, parHenri IV, à qui il étoit venu par fa mère Jeanned’Albret, fille unique de Henri II, Roi de Navarre& Comte de Foix, 8c de Marguerite d'Orléans-Angoulcme sœur de François I, Sc veuve de Char-les Duc d'Alençon.

Foix, capitale. Ramiers 8c Tarascon en sont lesvilles principales. Quelques Géographes y joignentRieux 8c Mirepoix, que d’autres renferment dans leLanguedoc. On y trouve encore Mascres, Saverdun8c Vie-de-Sos.

Du Chcsne ,dans sfes Antiquités des villes de Fran-ce, P. II, Ci 1 s 3 p- 4S , croit que les Elusates, qu’ilappelle Flujlates , dont il est parlé dans César, deBello Gall. L. III, à la fin sont les habitans de Faix.Scaliger , dans ses Ausoniam Lecliqnes , traite ce sen-timent d’extravagant. Voye\ auffi de Marca , Hijl. deBéarni Liv. VIII, c. S, ç , 10 ,&c. où il parle sa-vamment du pays 8c de la Maison de Foix ; & Catel,Mémi de l’hifl. de Languedoc , L. II, p- 347 s 6-Cv

F O K.

Quand on a du vin à foisonCe n ejl pas un grand crime,

En gardant un peu de raison ,

De négliger la rime. De MalÉzieu.

Et des Couvreurs grimpés au toit d.’une maisonEn font pleuvoir F ardoise & la tuile à foison.

Boileau.

n * Abonder. Abundare .■ La Francejoijonnnetw braves soldats, en beaux esprits. Il n’estque du style familier.

En parlant des animaux 8c des plantes, foisonnersignifie multiplier. Esse ferax. Les lapins, les poissonsfoisonnent beaucoup. On dit aussi de l’anemone »qu elle foisonne en graines ; pour dire qu’elle en pro-duit beaucoup.

Le Printemps ejl chargé de fleurs iD 1 épis F Eté , de fruits V Automne,

L*hiver déglaçons foisonne,

Et F Amour abonde en pleurs. Charpen.

KI" On dit en style familier & populaire qu’urie viarfoisonne plus apprêtée d’une certaine manière cd’une autre, pour dire qu’elle fait plus de proqu’elle fournit plus à manger.

On dit proverbialement que cìvcuó foisonne ; p<dire qu’on ménage les choses , quand elles fchères.

FOISSELLE. f. f. Vieux mot. Instrument fut lequelfait le fromage , qu’on a aussi appelé faisselle.

FOIX. Nom d’une ville, & d’un pays 8c ComtéFraiict. Foix, en Latin Fluxium , ou Fuxum , Ctrimi Fuxenfi, est une petite ville du ComtéFoix , dont elle est capitale. Foix est situé fur h

FOKIEN, ou FOCHIÈN. De quelque manière quel’on écrive, il faut prononcer Fokien. Fokienfis pro-vincia. C’est le nom d’une des quinze grandes Pro-vinces de la Chine. Le Fokien est borné au levant parla mer de la Chine , au couchant par le Kiangsi, parlc Chekian au nord, & par le Quantung au midi.Le Fokien, quoique montagneux , ne laisse pas d’êtrefertile : on y trouve de l’or, du bois de Calcmba,du sucre, é’c. Focheu est la capitale de Fokien ellea sous fa juridiction huit grandes villes, desquellesdépendent quarante-huit autres d’un rang inferieuivVoye\ l’ambassade des Hollandois à la Chine, c. y r.Long. 13 4 d. 13 ç m. lat. 23 d.-3 0 m. 2S.fi

F O L /

FOL, LLE. adj. & f. 111. 8 c f. On prononce 8 c même onécrit Fou, excepté lorsque cc mot étant à l’adjectif,il est immédiatement suivi d’un substantif qui com-mence par une voyelle. sT Fol amour. Fol appeL Folçspoir. Le fou , dit M. l’Abbé Girard, manque parla raison, 8 c se conduit par la seule impression mé-canique. L’ extravagant manque par la règle, 8c suitses caprices. L ’inj'enfié manque par l’esprit, 8c mar-che sans lumière. L ’imbécille manque par 1 £S orga-nes , 8c va par le mouvement d’autrui fans aucundiscernement. Les fous ont l’imaginakion forte. Lesextravagans ont les idées singulières. Les intenses lesont bornées. Les imbécilles n en ont point de leurpropre fonds.- Stultus > insanus, demens , stolidus ,hebes. On enferme un fou , dit baint- Evremont,pour dérober à la vue du monde I imbécillité de no-tre condition 8c la misère de notre nature. Quelqu’una dit que le monde n etoit qu un grand hôpital dcfous. On enferme à part ceux dont la folie rtes’ac-cordc pas avec la folie des autees. Ce font des pieu-

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