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11 e Mai 174; , sur les Anglois , Autrichiens , Hol-iandois Sc Hanovériens.
FONT-ESTORGUES. Nont d’tinè fontaine extraordi-naire qui íe voir près de Beiestrá dans le Diocèse deMirepoix. Elle peut être regardée comme la princi-pale source du Lèrs, qui jusques-là n’est qu’un ruis-ieau. C’est: un torrent qui sort du fond d'tin antre pro-fond Sc exhaussé , comme s’il fortuit d’un puits, 8cqui dès ft source fait moudre plusieurs moulins. Cetorrent coule pendant neuf Inois de Tannée avec lamême force. Vers la fin du mois d’Aoûc jusqu’àla find’Oòtobre , ott au commencement de Novembre ,ilcoule & s’arrête par intervalles, qui ìï'ont rien de pé-riodique , quoique les gens du Pays donnent à celaicnomde tlux & reflux.
Hadrien de Valois, Not. Gall.p. 393 dit qu’onl’appelle Tons A drogues , ou Font-Estorgues. Il croitque c’dl le Fons Orge , dont Pline parle, Z. XVIII >
C’. 22, & il croit que íì cela est , il faut écrire Fon-tajl-Oigue , ou Fontest-Orgue , plutôt que Font-Afiorgue ; ou Font EJlorgues. M. Corneille écritFons-EJìorbes , mais íl faut plutôt en croire de Va-lois.
FONTEVRAULT, ou Fontrevauld. Ábbayè célèbre enFrance. Fons Ebraldi , Ebtaudï. Fontevrault c(í (ur lesconfins de laTourraine, de T Anjou Sc duPoitou, à unelieue au midi de la Loire , Si à trois aU sud-est deSau-mur. T Abbaye d c Fontevrault est Chef a’ordre. Elle futfondée au commencement du douzième siécle par le B.Robert d’Arbriflel. Parmi les Abbesses de Zbmrevrutt/r,on compte quatorze Princesses, dont cinq font de laMaison Royale de Bourbon. Fontevrault , estdu Dio-cèse de Poitiers. Quelques-uns le mettent dans lePoitou : c’est le plus ordinaire. D’aûtrcs dans T Anjou.
Fontevrault , cstauiïïun Bourg bâti près del’Abbayedont on vient de parler. On troUve quelquefois Fon-tevraux pour Fontevrault , mais mal, Hadr. de Vales.Not. Gall.p. 1 çS.
Fontevrault. Nom d’un Ordre Religieux, fondé en1100, sous la Règle de S. Benoît, pár le B. Robertd’Arbriflel, qui ayant eu million du Pape Urbainll,pour instruire les Peuples, fut suivi d’itn nombre in-fini de gens de Tun&de Tautreíexe, auxquels il bâtitdes cellules dans les bois de Fontevrault. Ensuite ilrenferma les femmes à part , & en forma T Abbayede Fontevrault , qui est le Chef de tout l’Ordre. Il ya plusieurs Convens, & cent cinquante Prieurés quien dépendent. Les Religieux de cet Ordre, de quelquesMonastères qu’ils soient, Rappellent Religieux deFontevrault. Les hommes font soumis à T Abbesse deFontevrault aufît-bien que les femmes, Sc ils la rc-connoissent pour Générale. On dit un Fontevrault toutcourt, dans le discours familier & ordinaire, pourdire, un Religieux de Fontevrault ; Sc il n’a pointde pluriel même en ce sens. Qui font ces deux Pèresqui viennent à nous ? Ce soht deux Fontevrault. LeB. Robert d’Arbriísel étoit né dans un village de Bre-tagne , nommé alors Arbriflel, dont il prit le nom,& qui s’appelle à présent Albresec , au Diocèse deRennes , près de la Guerche. Lui &scs Diíciples me-nèrent d’abord une vie solitaire & d’Anachorètes, dans Jles forêts de Craon, de Nid-de-Merlc , de Fougères,deSavigny, de Concize Sc de Mayenne. Ensuite voyantque plusieurs de ses Disciples croient portés pour lavie cénobitique , il fit bâtir Tan 1094, un Monastèredans la forêt de Craon, en un lieu nommé La Roc,du côté de la Guerche , & leur donna la Règle des!Benoît. En prêchant la Croisade par ordre d’UrbainVIII, grand nombre de gens touchés de ses prédica-tions , renoncèrent au siècle , & se donnèrent à lui. Illeur chercha un lieu de retraite. Sur les confins deT Anjou & du Poitou , à une lieue de la ville de Can-des , il y a de vastes campagnes , qui croient alorstoutes couvertes d'épínes& de buissons, & quunval-lon arrosé d ’un petit ruisseau, sépavoit en deilx parties.Ce lieu , quis’appeloitForcíevrau/f, lui parutpronreà son dessein. Il y bâtit des cellules, les unes pourles hommes, & les autres pour les femmes. Le B.d’Arbrissel leur donna le nom dc Pauvres de J.. C.
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Leur nombre augmentant toujours, il bâtit dans unemême clôture trois Monastères pour les femmes, unpour les vierges 8c les veuves , qui fut nommé leGrand Mòustier ; uii autre pour les lépreuses Sc lesinfirmes , qui fut appelé de S; Lazare. 11 mit les fem-ines pécheresses dans lé troisième, & lui donna lénom de la Magdelaine; Auprès de celui dés femmesil en bâtit auílì un pour les hommes , qu’il dédia àSaint Jean-Baptiste. On bâtir ensuite une grande Eglisecommune , qui fur achevée en i 119. Il déclara quél’esprit de son institut , qu’il avoir mis sous la pro-tection de la Sainte Vierge & de S. Jean í'Evangéliste,étoit que la recommendation que J. C. mourant fitde Tu n à Tátirré fût le modèle de la relation qu’ilétablissoit entré lès hommes & les femmes de fa Con-grégation , Sc qué le respect que les hommes , re-présentant Si Jean ,■ porteroîent a la Supérieure Géné-rale des femmes qui répréfentèroit la Sainte Vierge,sûr accompagné d’une fourmilion réelle' à son auto-rité , tant pour le spirituel que pour le temporel. J’aioûi dire aiix Religieux de cet Ordre, qite le dessein duFondateur avoir été d’honorcr Tétat de Notre-Sei-gneur , qui pendant 50 ans fut soumis à la Sainte Vier-ge. Cet institut fut approuvé cn 1106, par Paschal II.
FONTL s. m. Plante que produit Tîlé de Madagascar.Elle ctoît en forme de panache , Sc ses feuilles ontune toise de longueur, Sc sont larges de deux pieds.
Il y en a même qui ont plus de huit Sc dix pieds, fanscompter la tige , longue quelquefois de deux pieds.
FONTICULE, s. m. Terme de Chirurgie. Fonticulus.IfT Petit ulcère artificiel pratiqué pat le Chirurgien »en différens endroits du corps, soit avec un instrumenttranchant, íoit avec lin caustique , pour prévenir unemaladie , ou pour rétablir , en procurant par cemoyen Técoulement des humeurs peccanfcs. Les Ita-liens Tappcllent fontanelle , petite fontaine. Nousdisoíis ordinairement cautère } je ne fais pas pourquoi,le mot de fonticule étant très-éxprellìf, & celui decautere étant équivoque,
Ces noms, le François Sc Tltalien , viennent de cequ’il découle toujours quelque chose d’un cautère »comme d’une fontaine.
FONTINALES, s. f. pi. Terme de Mythologie. Fête que
lcsRomaius célébroient à Thonneurdes Nymphes qui
présidoient aux fontaines Sc aux sources. Fontinalia j
j F ontanalia. Voyez Fcstús Sc Varron , De Ling. La t.
L. Ví Cet Auteur di t qu’on avoir coutume de couron-ner les puits ce jour-là, Sc de jettes des couronnes dansles fontaines. Scaliger , dans ses Conjectures fur Var-ron , croit que ce n’est point la fete des Fontaines,Comme dit Festus , mais de la fontaine qui avoituntemple à Rome proche de la porte Capène , que Tonappeloitàcaufe de cela Porte fontinale • Sc que c’est decette fontaine dont parle Cicéron , auZ. II 3 des loix.Les Fontinales se faisoient le 13 d’Octobre , qui étoitle troisième jour devant les Ides. Voyey les Auteurs ci-tés, Sc Struvius, Àntiq. Rom. Synt. C. VIIf p. s 6. C.IX, p. 43§ 6' 43q.
FONTON. L m. Nom d’un oiseau qui se voir, dit-on ,eit Afrique. Fonto. Dapper, dans ía Description d’A-frique , en parlant du Royaume deQuoia en Guinée,dit qil’on y volt un oiseau, nommé par les habitansF ont on ; que cet oiseau est de la grosseur d’une alouet-te : que quand il a découvert quelqUe bête dans unèforêt , un buffle, Un éléphant, un tigre , un serpent,ou même une ruche d’abeilles dans quelque arbre, &quelque chose que ce soit, bon ou mauvais , il va lutle champ chercherun homme ; & quand il en atrouvsquelqu’un , il vole tout autour de lui en chantant Scen Tappelant : que les Ethiopiens , accoutumes à sonpetit manège, le suivent, en iìCant Fonton K erreFonton Kerre , pour lui marquer quils le íutvront.Le petit animal va devant eux, en criant toujours ,jusqu’à ce qu’ils soient arrives a la bete. St 1 on perd labête, elle reviens, 8c mcnc le Challeur en chercherquelqu’autre. Quand elle en trouve , elle se perchésur un arbre , ^fe met a chanter pour avertir que laproie est là - Sc qu ils la cherchent. Ludolf, qui, dansson Commentaire lut ion histoire d’Éthìopie, Liv. I »
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