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K°. XCI ,p. 163 j rapporte ceci d’après Dapper, ditque son Éthiopien lui avoit conté la mcine chose ;mais qu’iln’avoit osé l’écrired’abord , de crainte qu’onne la traitât de fable.
FONT ROUGE. Fons Rugi. Nom d’un ancien lieu ,dont il est fait mention dans la vie de saint Maur. Maisc’est un ouvrage informe & plein de fautes, íur lequelon ne peut se fonder. Hadr. Valet. Not. Gall.p. i g8.
FONTS. f. m. pi. Ou fonts baptismaux. Fontes lustrales ,piscina lustralis estons sacer ,fontes sacri 3 jons on fon-tes baptismatis. Vaisseau de pierre ou de marbre, quiest au bas des Eglises Paroiílïales , & où l’on conservel’eau dont les Ministres de l’Egliíe se servent pour bap-tiser. On dit les fonts baptismaux, ou simplement lesfonts , comme on le va voir par des exemples. Lesfonts baptismaux sont la marque d’une Eglise Parois-siale ; les fonts baptismaux sont aujourd’hui au bas del’Eglise , dans l’Eglise même , ou dans une Chapellede l’Eglise : mais autrefois ils étoient dans une petiteEglise disterente de la grande , mais voisine , & qu’onnommoit baptistère. Voye% ce mot. Il étoit assez or-dinaire , dans les premiers siècles de l’Eglise , que lesf oh t s baptismaux se remplissent miraculcuíement àPâques. Pollevin, Evêque de Lilybée, dit par deuxfois cn l’an 443 , qu’il y eut erreur en 417 en lafête de Pâques , fous le Pontificat de Zozime, Scqu’on la fit le 2j de Mars , au lieu qu’elle devoir êtrele 22 d’Avril , auquel on la fit à Constantinople. Ilremarque que Dieu fit voir cette erreur en un village,où 1 es fonts , qui avoient accoutumé de se remplirmiraculeusement à Pâques , ne se trouvèrent pleinsque la nuit du 23 e Avril. Baronius rapporte diversexemples de ces fonts miraculeux. Tulemont , Hist.Eccl. T. X 3 p. 678 & 67 q. Voyez Grégoire deTours , p. 320 3 jlâ ,74.6 3 747 > 9S° > 1063.Baronius aux années 417,3 SS4 & "Les fontsbaptismaux sont aujourd’hui communément des bas-sins de pierre, ronds Sc élevés de terre fur une base,ou sur un pilier d’un pied & demi, ou deux pieds.Quant à leur forme ancienne, voye\ ci-dcssus aumotBaptême, &au mot Baptistère , où l’on trouveraaussi le reste de ce qui concerne les fonts baptismaux.
On dit, tenir sur les fonts un enfant ; pour dire ,lui servir de parrain ou de marraine au Baptême.
On dit aussi figurément & bailcment, tenir quel-qu’un sur les fonts ; pour dire , le dauber, le rail-ler cn compagnie. Il se dit aussi cn bonne part, &alors il signifie , parler bien de quelqu’un. L’Acad.
FONTS. s. m. En termes de Maçon, c’est un creux , ouun abyme qui se fait quelquefois fous un bâtimentdans le terrein qui n’est pas ferme. Voye Fondis.
FONVENZ. Voye\ Fouvent.
FONWA.fi f. Drogue dont on fait des teintures cn écar-late. Cette drogue le trouve à Suez & aux environs.
F OO.
FOORAHA. f. m. Arbre qui’croit dans l’île de Madagas-car , Sc qui jette un baume vert, souverain pour lesplaies , coupures & contusions. Les femmes cn fon-dent parmi leur huile pour s’en oindre les cheveux. Lefruit est gros comme une noix.
FOORN. Voye\ Voorn.
FOORLAND. Voye\ Voorland.
F O Q.
FOQUE de Beaupré, f. f. C’est une voile à trois points,q U ’on mctâvcc une cípccc dcboute~h.ors cn a/vant íurcertains petits bârimens, quand le vent est foible.Roques de Misaine : elles servent toutes deux tour-à-tour , selon le vent, Sc jamais cníembte. C est le matou est la grande voile qui les soutient aussi j clips fontpar de vaut, vis-à-vis la foque de Beaupré.
FOQUEUX. si m . Nom d’une secte du Japon. Foquexus.Cette secte a pris son nom d un livre que les Japonoisnomment Foqueux. Les Foqueux adorent l’IdoleXaca, Sc ils croient que pour obtenir la béatitude, ilsuffit de prononcer avec dévotion ces cinq mots,
FOR
Naum , Mio, Forem , Qui Sc Quio , quoique jus-qu’ici pas un Japonois n’en ait connu le íens & l’éner-gie , pareeque ce lont des mots Indiens. Kirker,China illuflr. p. 13g. Le Moréri appelle cette lecteFoiriao , ou Foquenus. Je ne fais d’où le premier motest pris, le lecond est le mot Latin que le P. Kirkera donné à cette secte , dont le véritable nom est Fo-queux.
FOQUI. Ville du Japon, capitale d’un petit Royaumequi prend son nom. Fochium. Elle est dans l’íle de Ni-phon, dans la contrée de Jamayíoit, près de la côteseptentrionale. Mat y.
FOR.
FOR. si m. Vieux terme dogmatique , qui signifie Juri-diction. Forum. £CP O11 distingue le/o/' intérieur ouinterne , Sc le for extérieur ou externe. Le for exté-rieur est le Tribunal des hommes , l’autorité de lajustice humaine qui s’cxercc fur les perlonr.es ou furles biens. Il y en a de deux fortes, le civil & l’ccclé-siastique.
%stT Le for intérieur, par opposition au for extérieur »est le jugement de la propre conscience. C’est ainsiqu’on dit qu’un homme est absous dans le for exté-rieur, inforo fori, devant les hommes, qui ne i’estpas pour cela dans le for intérieur, inforo poli , dansle for de la conscience, devant Dieu. Quelquefoisaussi par for intérieur, on entend le for de la péni-tence ou de la confession lacramcntcllc.
L’Eglise a deux fortes de jor , 1 un extérieur, l’au-tre intérieur.
IC? Le for extérieur est la juridiction que les Evêques»& quelques autres personnes Ecclésiastiques exercentfur les Ecclésiastiques qui leur lont soumis, en vertude laquelle ilseonnoissentde certaines matières ecclé-siastiques. Traduire au for Ecclésiastique. Etre ablousdans le for extérieur.
Lc/erintérieur de l’Eglise estlapuistance spirituelleque l’Eglise tient de Dieu leul, Sc qu’elle exerce íurles âmes Sc fur les choses purement spirituelles. Ainsi ,par exemple, l’ablolution qu’on donne des censureshors le Sacrement de la pénitence, regarde assuré-ment le/òrde la conscience, Sc par conséquent lefor intérieur ; & l’ablolution qu’on donne des péchésdans le Sacrement de la pénitence, après la Confes-sion, regarde le for intérieur de la pénitence. Voye pNavarre , Sanchcz, les bons Caíuistes & Canoni stes,les Auteurs de Droit, de Recherches, de nos Usa-ges, de nos Coutumes, ctc.
For, en termes de Droit, signifie aussi Coutume. Con-suetudo , jus consuetudinarium. M. de Marca le prendlouvcnt cn ce sens dans Ion Histoire de Béarn. Voyez,L. V3C.I, les fors ou Coutumes de ce pays. Le paysde Béarn a été, depuis quelques siècles, régi Scgouverné par fors Sc Coutumes. Outre le for géné-ral , il y avoit encore le for de Morlas, la villed'Oléron avec fa Béguarie jcuiil’oit d’un for parti-culier, comme aussi les deux vallées d’Osseau & dAfpc avoient chacune un for distinct & séparé. De MaR-ca. Tous les Cahiers de ces f ors furent rédigés encorps, dès le temps de Marguerite de Béarn, l’an 13 06.Id. Le for de Sobrarbe ou Code où lont contenuesles Loix d’Arragon, ne comprenoit que peu d’arti-cles, dont les deux principaux font, i°. que lc Roine pourroit rien faire, ni pour la paix, ni pour | aguerre, ni pour aucune autre choie qui concernat Jepublic, fans le consentement d’un Conseil comp 0 *®de douze Ricombrcs, c’est-à-dire, de douze hommesriches & considérables dans le pays. 2 0 . Que cesdouze Ricombres feroienc de leur côté ferment dcveiller à la conservation du Roi, Sc de l’aider en toutce qui regarde la défense Sc le gouvernement de l’Etar»P. d’Ortéans.
Ce mot vient du Latin forum , qui étoit u ne p'fpublique où l’on rendoit la justice; d’où vient q u °sappelle le For-l’Evêque , le lieu où s’exerçoit q 1 R 1tice de la temporalité de l’Evêquc de Pans,Episcopi. Le peuple dit, Four l’Evêque ; q uC R U
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