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Tome quatrieme. [F - JAM.]
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Auteurs croient que c’est par corruption , d’autres aU !contraire croient que c’est ainíì qu'il faut dire, & nonpas Fcr-l Eveque 3 ni Fort-i' Evêque, mais r our-l’E-vêque, Furnus kpijïopï• Voyez Ménagé. Borel ditque for, quand il signifie marché, vient de forum , &qu c f orum vient d e foras , qui lignifie dehors 3 parceque les gens de dehors s’aflemblent au marché.

FORAGE. 1 . m. Terme de Coutumes. C’est un droitSeigneurial que lève le Seigneur lur ses sujets ven-dant vin en broche ou en détail & en gros. En Berrion l'appelle jallage. Borel dit que le forage est unimpôt lur le vin qui vient de dehors, & il infirmepar-là que forage vient du Latin foras. Foragiumdans la balle Latinité.

FORAIN, AINE. adj. 8c subst. Etranger, de dehors. Ex-traneus , hospes , advena. Il se dit particulièrementd’un Marchand, non seulement de celui qui est d unàutre Royaume, mais de tout autre qui n’est pas dulieu où il vient faire trafic, tfj' On le dic aullì d unMa chaud qui np fréquente que les foires, qui re-vend dans l’une les marchandises qu’il a achetéesdans l’aurre.

Ce mot vient de foras ou de forum 3 ( qui vient dedehors ) ou qui fréquentqles foires. La plupart desMarchands forains font tenus d apporter leurs mar-chandises en un bureau , pour y ctre loties entie lesmaîtres du même métier. Les Marchands forains nepeu-’ent mettre leurs marchandiles en magasins ,chant.er , grenier, caves ou celliers, à l’exception desb l'dottésà brûler, par les Ordonnances de la ville.

AT On appelle aullì jorains , ceux qui poíladcnt dansla terre du Seigneur des héritages meuvans de fadirecte Sc de fa justice , m ris qui demeurent ailleurs.

On appelle en quelques Univerlités, Docteurs fo-rains, ceux qui ne font point réiidens dans le lieuoù est 1 Université, qui ne prennent les dégrés, que

f iotir p-iíledcr des bénéfices ailleurs. On tr >uve dansa vie de S. Paul, Evêque de Verdun , écrire par unAnonyme , & tirée par B.dlandus d un manuscrit deplus de 400 ans, C. / , Forensis Pres'yter 3 pour dire,un Prêtre étranger , qui vient d’ailleurs, qui n’estpasdu lieu. Voyez AclaSò. Febru. T. II, p. if y f 38c la note de B 11 indus, p. • 7 F, E , où il remarqueque saint Ambroise prend le mot forenfis pour ex-terior.

autrefois en Bretagne, de faire conduire' l’exilé parun Sergent au delà de la rivière du Coiinon. Lobi-neau, H fl. de Bret. Gloff. & p. y d p.

FORBANNIE, f. f. Vieux mot François, bannissement,exil, bannie. Exilium , Relegatio. Ces mots de ban ,bannie, jorbannie, bannière, font tous François.Pasquier, Rech. L. FUI , chap. x.

FORBANNIR. v. a. Vieux mot. Exiler, Reléguer. Irtexilium pellere 3 exilio damnare. Ce mot se trouvedans Pomey.

Ce mot vient de forts , hors , Sc bannir, exiler;forlannir , exiler hors. Foyei l’étymologic de bannirau mot Ban.

Dans les Coutumes d’Anjou 8c de Normandie,forbamúr lignifie la racmc chose que bannir 8c relé-guer. DuCange dit qu e. forbamûtus , qui est employédans la Loi Sadique, signifie celui qui a achevé l'on ban;ce qu’il appelle, in Joris banno effe.FORBANNISSEMENT. f. m. Terme de Coutumes.C’est la même chose que bannisement 3 exil. Exi-lium.

FAIRE FORBANU, signifie dans les établissemens deFrance, banni 3 faire un banni. Exilio mulclare ;dans la Balle Lariniré, forbannire.

FORBAT. Cap qui est lur la core du Royaume de Valenceen Espagne. For/atum Promontorium. Le Cap Forbatest près du bourg dePéniscola, à trois lieues de la Ca-talogne. Quelques Géographes, que Baudraad a sui-vis, prennent le Cap Forbat pour le PromontoriumFenebrium des Anciens, qui étoit dans 1 Espagne Tar-raconnoile , sur la côte des llercons ; mais d’autres,comme Moletius, croient que c’est celui qu’on nem-aujourdhui Cabo des Alfaquey.

FORBISHER. Le Détroit de Forbisher. Détroit de l’O-céan septentrional. Forbisherii fretum. U est entre lacôte méridionale du vieux Groënland, 8c une Ile à la-quelle on ne donne point de nom sur les cartes. Ilporte le nom de Martin Forbisher } Anglois, qui lcdécouvrit l’an 1577. Maty.

FORBOURGS. s. m. pi. Vieux mot. Faubourgs, On l’adit pour } ore-lourg , c’est-à-dire , hors du bourg.FORBU, UE. Foyers Fourbu, ue.

FORBURE. Foye% Fourbure.

FORCADO. Rivière d’Afrique , dans la Nigritie, àtrente-fix lieues de la rivière de Bénin, vers le Le-

U11 Poe te a dit forain pour Provincial, hommedemeurant en Province, 8 c non à la Cour ou à Paris

Jugers par-là de mon étonnement ,

Lorsqu en discours sortis de votre bouche 3A nous forains transmis fidèlement 3foi trouvé tout énoncé clairement 3Rien de forcé 3 rien d’obscur 3 rien de louche .

P. DU CER.

On appelle Traite foraine un d roi r d’impôt 8 c depéage que l’on prend fur les marchandiles qui entrentdans le Royaume, ou qui en lortent. Foye^ Traite.On dit aullì simplement la foraine , au moins en quelques lieux, comme en Languedoc & à Toulouse,où l’on donne aullì ce nom au lieu où le Grand Maltre des porcs & passages exerce fa charge. Foyer Catel, Mém. de VHifi. duj.ang. II. p. /qy y. On dit leBureau de \& foraine de Toulouse, lc Bureau général de la foraine. Id.

FORBAN, s. m. Pirate, Corsaire, Écumcur de mer,qui attaque indifféremment amis 8 c ennemis. Pi-rata , pr&do maritimus. Un Capitaine qui porte diffe-rens pavillons , qui se trouve chargé de commillìonsde partis contraires, passe pour Forban , & doit êtrependu comme un voleur, suivant l’Ordonnance. Laprise de Forban à Forban est sort bonne 8 c lans rép -btion.

Eorbav , se prend aullì pour bannissement, pour lecommandement qu’on fait à un malfaiteur de sortirdu pays 8c d aller en exil. Proscriptio , edictum ver-tendi soli. Pomey. Droit de forban, en termes deCoutumes, c est le droit de bannissement, dc punirùc la peine de bannissement. La forme àu forban étoit

vant.

FORÇAGE, f. m. Terme de Monnoie. U se dit du mon-nayage qui se fait fur le fort, quand on taille les es-pèces, ou les flancs, plutor trop forts que trop foi-bles. C’est 1 excédent que peur avoir une pièce au-dessus du poids prescrit par les Ordonnances. II y ades pays où l’on donne les Fermes des monnoies au.forçage, où l’on ne donne point de remède de poids.

ì)ansles titres de Marmaustier, cirés en 1 Histoirede Bretagne, T. 11 3 p. 2i2, il y a un droit nommecn Latin forcagium. Le P. Lcbineau, dans son Glofs.sans expli mer quel étoit ce droit, ni en quoi il con-sistoit, prétend que ce mot vient du Breton fibre h ,qui veut dire une fourche. On comptoir parmi lesdroits des Seigneurs, lesmage, le forçage 8c l’avcn-nage. Lobiv. fíifi. de Bret. T.I, p.201 .

FORCALQUsER. Foricalcarìum, F orcalqueríum. Ç’estune petite ville de Provence. Forcalquïcr est fitucsur une hauteur , au bas de laquelle passe la petiterivière de Laye , qui va se jetter dans la p ul f nce r *deux lieues au-delíous. U est à six lieues de ano -que , entre Sistcron au levant d’été , & Apt au cou-chant d hiver , à douze lieues au nordd Aix. or-calquier a une Sénéchaussèe. L Eglise 0 C

Forcalquier est concathédrale de ce ete i, erondepuisl’Evêque Girard. Corn- Quelques Géographesprennent Forcalauier pour lc Forum Reronis des An-ciens , ou pour le Forum Elicorum. Hossman Rap-pelle encore en Latin fons Qualquerius , ou TonsCaldarius. Il a voulu dire apparemment Calcarius ,qui se trouve dans une ancienne Chronique, auili-bien que Fons Qualquerius. Voyez Hadr. Vales.Not.Gall.p' 4 F 6 - L° n g- 23 d. q 2. m. la t. 43 d. $8.m.

Le Comté de Forcalquier étoit autrefois un petit