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Forcé . en Physique; Les Physiciens entendent paria force d’un corps , le produit qui provient de sirmasse, multipliée par la vitesse. Si un corps a i o livresde malle ou de quantité de matière avec i o degrés devitesse, & qu'un autre n’ait que 5 livres de malle &
5 degrés de vitesse ; ce dernier n’aura que 15 degrésde force, tandis que l’autre en aura 100. Voye\Mouvement.
ísT Les principales forces que l’on considère en Phy-sique font les forces centrifuges , centripètes de pro-jection ( Voyc y ces mots) &d’inertie.
Force d’inertie ; c’est la propriété par laquelle un corpsdemeure constamment dans l’état où il est', à moinsqu’une caule étrangère ne l’cn salle sortir. 1 out corpsconsidéré précisément comme corps , est essentielle-ment indifférent au repos & au mouvement. L’eftetnécessaire de cette indifférence est de faire persévérerle corps dans l’état où il le trouve. Il y a donc dansla nature une vraie force qui exige que les corps con-servent l’état où ils íont. C’est cette force que les Phy-siciens nomment force d’inertie, qui est toujoursproportionnelle à la masse ou à la quantité de ma-tière ; puiíque nous savons par expérience que la ré-sistance qu’oppoíe au mouvement un corps de 10 li-vres , est double de celle qu’oppose un corps de 10livres, lorsque ces deux corps font en repos. Il enest de même de la résistance qu’ils oppolent au re-pos , lorsqu’ils íont en mouvement.
f)Cr M. de Leibnitz distingue dans les corps deux sortesd c force , force vive 6c force morte. C’est ainsi qu’ildistingue la force d’un corps, actuellement en mouve-ment , d’avec h force d’un corps qui n’a qu’une sim-ple tendance au mouvement ; tel qu’est, par exem-ple, ì’effort instanrané de la peíantcur : un corps peíant poíé íur un plan horisontal, fait effort pour descendre, & dcsccndroit réellement à chaque instant,si cet effort n’étoit arrêté par la résistance du plan.C’est cette tendance au mouvement, nisus ai motum ,St autres semblables que M. Leibnitz appelle forcesmortesi
$jfT II appelle au contraire force vive celle qui résidedans un corps actuellement en mouvement, maisdont le mouvement est retardé à chaque instant pardes obstacles, juíqu’à ce qu’il íoit enfin anéanti. Telleseroit la force d un corps pesant qui íe meut de basen haut, dont la force est détruite par degrés par l’action de la pesanteur.
fpTFoRCEs accélératrices Sc retardatrices, font cellesqui accélèrent, ou retardent le mouvement. Voye%ces mots.
Force , en termes de Grammaire, Sc de quelques A li-tres Arts, íe dit de ce qui tient la place, de ce quia le même effet qu’un autre. Vis, poiefias. En notrelangue l’j entre deux voyelles, a la force duy, Lc estsouvent mis pour un £, comme dans horifon, bapti-ser, Sc c. En Hébreu le dagesch , en Arabe le tesdid,ont la force d’une lettre supprimée. Un chiffre devantun ou. deux zéro a la force d’une dixaine, d’une ccn-taine.
Force , en termes d’Astrologic , se dit des degrés dedignité qu’une planète a dans l’horofcope.- Cetteplanète a vingt dégrés de force , c’est à dire, vingtdegrés de dignité dans l’horofcope. Cette planète abeaucoup de force dans cetfie figure, cette autre n’ena presque pas.
FoRCE, en termes de Grand Art, se dit en plusieursphrates qui ont un siens particulier St mystérieux.Prendre la force des choses supérieures St inférieures, c’est faire des circulations réitérées , par les-quelles quelque chose s’élève & se subtilise, puisretombant fur quelque matière , la subtilise Sc laspirituali se- On dit du blanc parfait, que toute saforce est convertie en terre, c’est-à-dire , est devenuefixe. La force forte de toute force , est un nom qu’ondonne à l’élhdr parfait au rouge, pour exprimer lav ertu qu’il a de forcer ses ennemis de faire la paixavec lui : ses ennemis font les métaux imparfaits.îss.Fu morale , la force est une des quatre vertus car-dvnales .Arìimì fortitudo* Elle consiste dans le courage
de soutenir les revers $ & d’entreprendre dc grandeschoses. C’est une noblesse de íentimens qui élèvel’ame au-deílus des craintes vulgaires , Sc lui fait bra-ver , quand il est besoin, le danger, la douleur &l’advcríìté. Il faut beaucoup de force pour soutenirl’ad.verhté, 11 en faut plus encore pour soutenir làbonne fortune. Il faut une grande force d’eíprit pourpardonner à Un homme dont on a reçu un affront san-glant.
La force chrétienne est une vertu qui nous fait toutsurmonter & tout souffrir plutôt que de rien fairecontre notrè devoir & contre l’amour que nous de-vons à Dieu. x
La force de l’efprit, vis ingenii , synonyme à péné-tration & profondeur. Force dans ce íens indiquel’attention St la réflexion dc l’efprit qui approfonditles choses, pénètre dans l’intéfieur , tans s’arreter àla superficie ; distingué de 1 ’esprit sn , qui ne saisitque les rapports superficiels : approchant davantage
• de l elprit perçant qui voit les choses à travers lesvoiles dont 011 les couvre. L’efprit humain n’a pasassez dc force pour pénétrer les Ucrets de la nature.
AJ* Quelquefois le mot force appliqué à l’efprit, dési-gne simplement fa vigueur, la facilité plus 011 moinsgrande qu’il a d exercer íes fonctions, suivant le dif-férent état des organes. C’est ainsi que l’on dit que laplus grand z force de l’cíprit est depuis zo jufqu’à joans; pareeque les fibres ont alors une consistance mé-diocre , St que les plaisirs des sens ne font plus furnous autant d’itnpreffìon : au lieu que les vieillardsayant les fibres du cerveau inflexibles, Sc manquantd’efprits animaux, leur imagination languit, la mé-moire s’affoiblit, -l’elprit perd (a force. Quand 1 es-prit commence à perdre (a force, il aime à dire cequi ne conte rien à peníer. S. Evr. Les génies natu-rellement les plus élevés tombent quelquefois, quandla force de l’efprit vient à s’éueindre. Boil.
On dit auílì la force d’un raisonnement, pour mar-quer rimprclîìon que peuvent faire fur l elprit despreuves miles dans tout leur jour St une conclusionjuste. Ce mot s’emploie au pluriel pour les forcesdu corps d’un état; mais jamais pour un diícours, nipour la force de lame.
ïsTLa force de l’éloquence demande quelque chose deplus que des preuves bien exposées Ôc des ruifonne-mens justes. Elle exige encore 1 énergie, la précision,
1 élégance , l’harmonie , les grandes images, les or-nemens du discours bien ménagés. Vis eloquentia.Cicéron triomphoit parla force Sc les charmes dc sonéloquence.
fsTLa force d’un terme , synonyme à énergie. Voye%sse mot.
§CTLa force d’un vers, dit M. de Voltaire , dans notrelangue , vient principalement de l’art de dire quel-que chose dans chaque hémystiche. Des vers peuventavoir de la force, Sc manquer de toutes les autresbeautés. En jugeant de la force d un vers par opposi-tion á un vers foible , ce ne leroit pas là préciícment1 idee qu’on doit avoit dc la force du vers, Voye\Foible,
j f)CF On dit encore \a force de la grâce, la force de la vé-rité ; pour dire le pouvoir qu’elle a íur l’cíprit. Laforce du íang; pour dire un mouvement secret de lanature, entre les períonnes les plus proches. La forcedu sang le fit jetter au milieu des épées pour sauverIon fils. On dir encore qu’une coutume a for ce ac. Loi.tsFOn dit en Peinture qu’un tableau a h eal ) i cc j u P > deforce Sc de relief. La force dans le Dessein & dans laSculpture íe dit du caractère ressenti dans les formes.Dans le Coloris, c’est remploi des couleurs les plusvives distribuées avec intelligence. Acad. Fr.rnl Supplique auílì à l’eífct total d un tableau, & si-gnifie que les ombres les plus vigoureuses íont oppo-sées aux lumières les plus brillantes ; ce qui donnela faillie & Ie mouvement aux objets. Dans la Pein-ture la force outrée est dure.
On dir proverbialement, c est le soleil ue Janvier;-il n’a , ni force , ni vertu. On dit aussi , c est la forced u bois, quand quelque chose fe fait par la feule hrt-
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