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pétuosité de nature. On dit auífi, toiit par amour ,ôc rien par force , de ce qu’on fait volontairement. :
La Force passoit pour une Divinité chez les An-ciens. Elle étoit fille de Thémis , & sœur de la Tem-pérance Sc de la Justice. Elle porta d’abord le nom deVirtus courage, dit Voisins, Z. VIII 3 de IdoloLc. 13 .
Forces, au pluriel se dit des troupes qu’un Prince peutmettre fur pied. Copis . , vires , opes. Ce Prince estentré dans un tel pays avec toutes fcs forces. Il a degrandes force s, de grandes richesses. Pompée traînoitaprès lui toutes les forces de l’Orient. S. Evr.
ffcT On dit auífi les forces , ou la force d'un Etat, pourdéfigner tout ce qui peut contribuer à le rendrepuissant. La force ou les forces d’un Etat consistentdans la multitude de íes habitans & dans leur in-dustrie.
Forces, fe dit encore au pluriel, non-feulement aupropre, mais auífi au figuré , de la vigueur naturelle,du pouvoir que le corps & l’efprit ont de faire quel-que chose. Se fier àfes forces. Entreprendrepar-deílusíes forces. Meíujcr fes forces. Connoître íes forces.La colère prête íc s forces k f homme, pour l’aideràrepousser les injures. M. Es p.
Forces, íont auífi des espèces de ciseaux composés dedeux fers tranchans qui n’ont point de clous au mi-lieu , mais qui font joints par un demi-cercle qui faitressort, Sc qui les approche, ou éloigne suivant lebesoin. Forcipes , forfices. Les Tondeurs de draps scservent de grandes forces. On tond les moutons ; onfait le crin des chevaux avec des forces. Il y a auífide petit es forces qu’on met dans les étuis de poche.
/ En ce iens, ce mot vient par corruption du Latinforfices.
^TForceS. (jambesde) Terme de charpentcrie. VoyeyJambes.
FORCE. Sorte d’adjectif indéclinable, qui signifie beau-coup , d une manière abondante. Il s. force argent. Ily a force gens qui ne font pas de cet avis. Il y auraforce bled cette année. Il court force fluxions. Direforce mal de la Comédie. Mol.
Force , en ce sens, vieillit un peu, & on ne le dit plusque dans le discours familier.
A Force, ou de Force. Sorte d’adverbe. Il s’est crevéà force de boire, pour dire, en buvant beaucoup.On viendra à bout d’un fi grand dessein « force detravail, de foin, d’argent. Philippe, Roi de Macé-doine, disoit qu’il avoir obligation aux Orateursd'Athènes, de savoir corrigé de íes défauts à forcede les lui reprocher. Ablanc. J force de fe faire ad-mirer , on devient insupportable. Le Gh. de M. Unemère dégoûte quelquefois fa fille de la vertu , à forceta prêcher. FÉn.
On dit aussi à force, à force ouverte ; de force , parforce, de vive force, pour marquer les différentessortes de violences, selon les différentes choies donton parle. Prendre une fille d c force, la violer. Prendreune ville de force , l’emporter d’assaut. A force debras , avec le seul secours des bras, en employanttoutes les forces corporelles.
FORCÈLE. L f. Vieux mot. L’estomac, la poitrine. Ona dit auífi Fourcele.
FORCELLI. Voye\ Folcelli.
FORCÉMENT, adv. Ii faut écrire ce mot avec un ac-cent aigu fur le premier E. D’une manière forcée, parforce. Coaclè. H a fait une telle action, mais c’e&force-ment. M. Rollin S’est servi de ce mot en parlant dePhilippe, Roi de Macedoine , lorfqu’il fait dire àAristène, premier Magistrat des Acheens : cst-ce/or-cémeht , ou par crainte, ou volontairement qu il aabandonné les défiles de 1 Epire/
FORCENÉ, ÉE. adj. Qui est agite de quelque violentePassion, jusqu’à en perdre le sens & la raison. Fu-’ ' ens ^ furiosus . Ils courent tout forcenés fe jetter furles Centurions. Ablanc. Il prit une envie jorceneeÌ Bessus de tuerie Roi. Vaug. Cicéron ctoit forcenéde passion pour la gloire. Mont. ,
Quelques-uns écrivent ce mot avec un/, rort-a-propos ; car il est évident qu’il vient de sens , comme
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•qui diroit, hors de sens. Les Italiens disent fu-or â'iJenno. Nous suivons l’Académie Françoise, qui écritce mot avec un c.
On appelle en Blason, un cheval forcené, oueffrayé, quand il est peint effaré, furieux.
ÇsT FORCEPS, s. m. Terme de Chirurgie empruntédu Latin qui signifie tenailles. C’est un terme géné-rique qui convient à toutes les espèces de pincettes,ciseaux , tenettes, Sc autres instrumens qui íerventau Chirurgien, pour saisir &r tirer les corps étrangers.Acad. Franc.
ífT FORCER, v. a. qui fe prend dans plusieurs accep-tions différentes. Il désigne en général des efforts;un emploi violent de fes forces, contre quelque obs-tacle qu’on rencontre , & qui fait de la résistance.
ffj' C’est ainsi qu on dit forcer une place. Expugnare <L’emporter, la prendre par force. Forcer un poste.Forcer un corps de garde. Forcer un pallage, unebarricade, un retranchement. Comme on pensoitles forcer dans leurs retranchemens, on eut quelquedésavantage.
Forcer une prison, un coffre, une porte. Per-fringere. C’est les rompre avec violence.
fiCT Forcer une clef, une serrure ; c’est rompre lesgardes, faulíerla clef, déranger le méehaniíme parquelque effort. On le dit de même des instrumens.Forcer un compas, des ciseaux.
On dit auífi , forcer un cerf, un lièvre, les prendreà la courte Sc à force de chiens, fans les vouloirtirer , les épuiser par une longue course, afin deles prendre vifs. On dit encore , forcer un cheval ;pour dire, Fourrer , le poulìcr au-delà de fcs forces.Le surmener, exiger de lui des choses au-dcstûs defes forces.
ifT Forcer la-nain, fe dit auífi en termes de Manège,d’un cheval qui cherche à fe soustraire entièrementà ses effets.
On dit fur 1a mer, forcer de voiles, forcer de ra-mes, pour dire, faire tout festort qu’on peut avecles voiles & les ramés, faire servir le plus de voiles,le plus de rames qu’il est poífible, pour aller plusvîte. M. le Marquis de Villette, voyant le mouve-ment de lavant-garde des ennemis, força de voilesavec ta nôtre au plus près. M. le Comte de Tou-louse. On dit auífi que le vent force , pour dire ,qu’il est contraire, & oblige à relâcher, ou qu’il de-vient violent. On dit qu’on force un passage, lors-qu’on fait passer un détroit ou quelqu’autre passageà un vaifleau ou à une flotte, malgré une flotte en-nemie qui s’y oppose. On dit auífi, qu’on force l’en-nemi au combat, lorsqu’on l’oblige de se battre mal-gré qu’il en ait ; ce qu’on peut faire sur mer plusaisément que sur terre.
Forcer se dit auífi en termes d’eserime. Les jeunesAcadémistes forcent toujours le fer , pareequ’ils s’at-tendent qu’on viendra à la parade. Le beau jeu estd’engager adroitement l’épée fans la forcer.- Forces1apointe de tierce ou de quarte, dégager & fournirpendant que l’épée forcée fait un mouvement pourrevenir à fa situation.
Forcer se dit en divers jeux. En termes de jeux d’hom-bre , forcer, c’est obliger de jouer fans prendre. Al’Impériale, on dit qu’on est obligé de forcer , c’est'*'dire , de mettre les cartes supérieures quand on en a.On y est auífi obligé à 1a bête quand on joue au forçat*On appelle forcer w. jeu de Billard, lorí qu’on em-ploie toute fa force pour tâcher de faire fauter ta bilmde son adversaire, Sc 1a mettre hors du tapis.
Forcer un coup, íe dit à 1a Paume, pour dire le pom'fer de toute fa force.
§CT Forcer fe dit au figuré, pour marquer une at-teinte donnée à 1a liberté. Dans ce sens il n’est p 01Iltsynonyme de contraindre Sc de violenter. Violentsdit plus que forcer, qui enchérit- à ion tour í ulcontraindre. Cogere , adigere , vim adhibere. Le mûtàe forcer, dit M. l’Abbé Girard, paroît proprementexprimer une attaque portée à la liberté dans le tempsde la détermination, par une autorité puiílante, stutfait qu’on agit formellement contre ía volonté, don
on
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