y
fils
'ille
Le
:ïo-
eiix
Fo-
Vê-
cst
Mer.
’unc
en 9
dan-'
font
1 opi‘ llr
Tetí
Bcr«--
G«-
Car
irtO/í >
dit dcS1 pays ?.lu ceïten l° ,st
£>{K
;ll lìyl-en
FOR
gueut. Voilà une affaire qui fe forlonge. Ce mot n est:plus usité en ce sens.
Ce mot vient de fort Sc de loin.
FORMALISER, qui ne fe dit qu’avec le pronom per-sonnel. Se formalises . v. récip. Trouver à redire , íe(candalifer , s’offenfer de quelque choie, Irasci,fuccenfere offendi. Ce parent sell formalise dc cequ’on ne l’a pas traité avec allez de cérémonie.
Votre chagrin de tout se sonnaille. Voit.
FORMALISTE, adj. & f. m. & f. Celui qui s attacheexactement aux formes, aux formalités. Diligenscautor formularum y affectator putidus. Ce n est pasêtre hon luge , que d être si formalise.
Formaliste , fe dit aullì d’un homme cérémonieux &minutieux dans les moindres choses qui regardentles devoirs de la vie civile , qui ne s’en écarte pointSc ne permet pas que les autres s’en écartent. Façon-nier. C’est un formalise , qui fe fâche quand on nelui rend pas ia visite. Il y a des personnes ii forma-lises, qu’elles croient qu’on leur manque de respect ,quand on ne leur rend pas tous les devoirs qu ellesexigent. Bell. Il y ahine certaine civilité formaliste ,& façonnière , qui est à charge par des règles & pardes mines ridicules. S. Evr. Si les gens formalistesíentoient combien ils íont incommodes, peut erres’appliqueroient-ils à fe corriger d’un vice qui genetout le monde. Bell.
FORMALITÉ, f. f. Formule de droit, règle prescritepour faire des procédures judiciaires. Conditionsdont les actes doivent être revêtus, Sc exprclîìonsqui doivent être employées pour rendre un acte par-fait , ou une procédure régulière. Juris formula ,prffcripta ratio. Dans les contrats de droit étroit ondoit garder exactement toutes les formalités. L’oiuìf-íion de la moindre formalité ruine une action en re-trait lignager. Les formalités détruiient les matéria-lisés : raillerie morale de Rabelais.
Formalité , fe dit auisi d’un certain ordre, de certai-nes bienséances, de certaines cérémonies qu’on ob- Iserve. Voye% Formaliste. Il y a des gens qui veu-lent qu’on garde avec eux toutes les formalités , Scjufqu’aux moindres cérémonies. Si vous êtes tropcirconspect íur les formalités , on vous fuira commeun misanthrope, Bell. Ceux qui lavent bien nier del’empire, négligent les formalités. S. Real. Vousvoyez des gens passer leur vie en formalités Sc en
' bienséances ; ils nc vous pardonnent pas une céré-monie. S. Evr. Ce composé d c formalités , de bien-séances Sc de circonspections, peut bien former unpédant politique ; mais non pas un parfait Ambassa-deur, qui doit ctre galant homme. Wicq.
Formalité , est aussi un terme deScholastique, fur-toutparmi les Scotistes, qui opputent leurs formalitésaux virtualisés des Thomistes. Les Scotistes disent queles degrés métaphysiques dans l’homme font autantdc formalités ; qu’ils font distingués formellement :ils disent la même chose des attributs de Dieu. For-malité, en termes d’Ecole, est une faculté, une qua-lité ou perfection d’un ctre naturel, prise méraphy-írquement & abftractivcment. Etre, substance, vi-an ! m í l1 5 raisonnable pris abst> activement,iuoitannalite animalité, rationabilité, font des for-malités de l homme. I..es Scotistes appellent forma-\ ce ^ UC r H^omistes appellent virtualisés.R-MARIAGE. f. m. Matrimonium contra leges inì-zyw.Vieux ^"ae dc Jurisprudence Coutumière, quile dit dc la célébration d’un mariage fait contre laffff la Coutume, ou le droit, des Seigneurs.Ikt C’est le mariage qu’un homme de conditionlervile contracte , fans la permission de son Seigneur,avec une femme franche, ou d’une autre condition% justice que de la servitude, justice ou Seigneuriedont il est : ou le mariage qu’une fille ou femme111 a in morrable contracte hors de la terre de main-
quM? dC P ° n Scigncur ' k permission ; enfortc£" 0st e e quitte le lieu où elle demeurait pour suivremari. For-mariagt , quasi matrimonium , quod sit
FOR 247
foris. Au cas de for mariage , le Seigneur prend letiers des meubles & des immeubles situés au dedansde ia Seigneurie ; & outre cela , quand l’homme demainmorte n’a pas demandé à fen Seigneur congépour ie for-marier, il lui doit une amende. En 1 ;68,Enguerrand Vil, Sire de Couci, affranchit de morte-main Sc d e for-mariage les habitans de la terre Scchâtellenie de Couci. Dom Duplessis , Hsi. deCouci, p. S2. Voyez l’article íuivanr.
FOR-MAR1ER, qui ne fe dit qu’avec le pronom per-sonnel. Pomey explique ie for-marier par íe marieravec une períonne de meilleure condition. Âd mê-lions conditionis conjugem transcendere , transvolare.
11 explique for-mariagc dans lc même sens. Il prendaussi for-mariage pour l’amende à laquelle on con-damnent celui qui s’étoit for-marié. Mulcla irrepentisad potiores forte fuâ nuptias. Par les Coutumes deBourgogne, de Meaux, de Virry, de Trayes, deChauinont, les gens de serve condition ne peuventfe marier à femmes franches, ni hors la justice duSeigneur, lans íapermission, Sc doivent 1 amende defor-mariage, ou un certain droit qui porte lc mêmenom. En quelques lieux on dit feurmariage Sc mef-mariege.
FORMAT, f. m. Terme de Librairie, pour signifierla forme dans laquelle un livre est écrit ou imprimé,tant par rapport à la .grandeur, qu à la marge Sc aucaractère; ifT cc qu’un volume a dc hauteur &c delargeur ; ce qui fe íuppute par la quantité de feuil-lets que compole chaque feuille, lorlqu’elle est pliée.Format in-folio, format in-4 0 , format in-8 p , ò c. Lafeuille pliée en deux feuillets, la ieuille pliee en qua-tre, feuillets, &c. Grand Sc petit f ormat, suivant lagrandeur cu la petiteffe du papier. Ceux qui étudientl’Histoire Littéraire , doivent lavoir en quel siècle,en quelle aimée , en quel lieu & en quel format unlivre a été publié.
FORMATION. í. f. Terme de Physique Sc de Gram-maire. Action par laquelle une choie íe forme, estproduite. Formatio. La formation des métaux íe faitdans les veines de la terre par de certaines vapeursqui y íont fixées par la chaleur du soleil. La forma-tion d’un abcès dans le corps. La formation d un foetus.On dit auisi en Grammaire , la formation d’un motdérivé, d’un temps, d’un verbe. On examinera d’a-bord le nombie, la nature Sc la valeur des lettresqui entrent dans la formation des mots François.L’Ab. Regn.
IJCT Formation, en Géométrie & Génération, fonttermes synonymes. C’est la manière dont une ligne,une surface, un corps est engendré. Voye\ Généra-tion.
Formation. Terme d’Algèbre. Opération par laquelleon élève une grandeur donnée à une puissance ; c’estce qui s’appellc la formation des puissances; elle estopposée à ce qu’on appelle résolution des puissan-ces ou extraction des racines. Quand la grandeur estnumérique, par exemple, 2j , je multiplie ce nom-bre par celui qui désigne la puissance à laquelle jeveux l’élever; par deux, si je veux former la se-conde puissance ; par trois, pour la formation de la3 e puissance, & ainsi des autres. 2j X 2 ric.— $0, quiest la seconde puissance de 25. 25 X 3 r-—- 7/, quiest la troisième puissimee de 23. Si la grandeur estlittérale, je ne fais que mettre le nombrt qui mar-que la puilïancc, & qu’on appelle exposant, à droite,au haut de la lettre qui exprime la grandeur que jeveux élever à cette puissance, b 1 est la seconde puií-fancede b, Sc a^ est la troisièmepuiffance.d’mTou-tes les opérations qu’on peut faire fur les nombres,fe réduisent à deux, augmenter <5e diminuer. Onaugmente par trois opérations, 1 addition , la mul-tiplication &la/òr/«nriotf despuinance'. De Lagny.La formation des puissances est une efpece de mul-tiplication réitérée Sc abregee. Id. Que 2 soit la pre-mière puissance; multipliez deux par lui-même, leproduit est 4, e’est la seconde puissance de 2. Multi-pliez 4 par 2, le produit est 8, c’est la troisième puis-sance de 2 ; 16 est la quatrième, Sc ainsi de fuite. De